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LES DYSFONCTIONNEMENTS SEXUELS
CHEZ L'HOMME
et leurs traitements


 

 

 





 

 

 

H1

L’éjaculation précoce.

L’éjaculation précoce est le trouble sexuel le plus fréquemment rencontré chez l’homme. 
Les définitions quant à l’éjaculation précoce sont différentes d’une sexologue à un autre. 
Pour certains, elle est définie par rapport au temps qui s’écoule entre la pénétration et l’éjaculation ( de 30 secondes à 2 minutes). 
Parfois est appelé éjaculateur précoce, celui qui éjacule avant d’avoir fait 10 mouvements intra-vaginaux. 
Pour Masters et Johnson est éjaculateur prématuré celui qui atteint l’orgasme avant sa femme dans plus de la moitié des cas ( Cette définition ne tient pas compte des éventuels dysfonctionnements de la femme).

L’éjaculation prématurée est une éjaculation réflexe qui échappe au contrôle volontaire de l’homme. Le sujet ne sent pas suffisamment venir l’éjaculation qui le surprend par conséquent. Bien souvent on pense que l’homme est trop sensible aux stimulations sexuelles mais ceci est une idée préconçue. Voir les traitements.

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H2

L’éjaculation retardée

On rencontre rarement cette dysfonction sexuelle qui est une inhibition du réflexe éjaculatoire. 
Le sujet suite à une stimulation répond bien par une érection, une excitation, mais l’éjaculation ne survient pas. On parle de dysfonctionnement quand l’éjaculation retardée est habituelle. Il existe différentes formes d’anéjaculation, et une des plus fréquentes est l’anéjaculation situationnelle.

L’éjaculation retardée est un trouble sexuel difficile à traiter. Il faut tout d’abord identifier les circonstances et les fantasmes qui favorisent les éjaculations, puis déterminer ce qui gêne l’éjaculation. Selon les raisons entravant l’éjaculation, les entretiens thérapeutiques seront accès sur ces causes et complétés par des exercices adaptés au problème. Voir les traitements

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H3

L’impuissance ou trouble de l’érection

C’est une altération du réflexe érectile, soit au niveau de la commande nerveuse, soit au niveau de l’exécution vasculaire, quelque soit l’origine.

Les troubles peuvent être primaires ou secondaires, et permanents ou situationnels.

Dysfonctions érectiles permanentes : lorsqu’il s’agit d’un trouble primaire, bien souvent nous sommes confrontés à une pathologie intra psychique importante qui est rapport avec les troubles du désir.

L’anérection secondaire, c’est à dire que l’individu a déjà connu l’érection, est beaucoup plus fréquente que l’anérection primaire. Elle est considérée comme pathologique quand elle est quasi-permanente, en effet presque la moitié des hommes ont fait l’expérience d’anérection occasionnellement.

Troubles de l’érection situationnelle : les dysfonctions érectiles situationnelles surviennent dans des situations spécifiques comme par exemple uniquement avec l’épouse, ou durant les rapports mais pas en cas de masturbation.

L’impuissance, trouble très frustrant pour l’homme, débouche parfois sur une dépression secondaire qui entretient à son tour ce trouble, et peut déboucher de même sur un conflit conjugal.

L’anxiété survenant au moment des rapports sexuels interromprait la réponse sexuelle. Voir les traitements

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H4

LES TRAITEMENTS

Traitements de l'éjaculation précoce ou retardée

Le traitement a pour but de faire prendre conscience au sujet des perceptions pré orgastique et de lui inculquer des moyens lui permettant de se concentrer sur les sensations pré orgastique afin d’apprendre à contrôler l’éjaculation. 
Comme pour les autres dysfonctionnements sexuels, on demande au conjoint une participation, et une attitude compréhensive. 
On interdit les rapports sexuels durant la première partie de la cure. 
On prescrit des exercices durant lesquels l’homme doit se concentrer sur les sensations relatives au pénis, ensuite quand le sujet sent l’orgasme imminent, il doit comprimer son pénis au niveau du gland jusqu’à ce que la sensation d’éjaculation imminente ne soit plus ressentie. 
De ce fait l’érection cesse partiellement, et la stimulation peut reprendre. 
On répète cet exercice plusieurs fois avant de laisser le sujet aller jusqu’à l’orgasme. 
Lorsque l’on obtient de bons résultats, on autorisera le coït tout en continuant à pratiquer la technique de compression. 
Ces exercices seront complétés par des entretiens à visés thérapeutiques.

 

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H5

Traitement de l'impuissance et des troubles de l’érection

Le sexotherapeute tente de faire diminuer l’anxiété en redonnant confiance au patient en l’aidant à obtenir une érection rendant possible le rapport sexuel.

Le thérapeute prescrit de même des exercices de stimulation érotique non génitale avec interdiction de rapports sexuels lors de la première partie de la cure. 
On associera à ces exercices des entretiens dans le but de lever les résistances dont le sujet est concerné. Le couple dans un second temps est incité à ce donner et à recevoir du plaisir par des caresses corporelles mais non génitales. 
L’interdiction des rapports et l’absence de désirs de performance créent un climat favorable à l’érection. Lorsque l’érection quasi présente après une ou deux semaines, le couple est autorisé à aller jusqu’à l’orgasme s’il le désire.

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