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Dictionnaire de la Sexualité de l'amour et des pratiques sexuelles    
                                                                                
 
 

Le DICO
de l'amour et des pratiques sexuelles

 

 

W

 

 

W.-C.

Sigle de l’anglais Water closet qui désigne un « placard à l’eau courante », qui devient en français le cabinet, les toilettes, les vespasiennes ( le plus souvent à six places), l’urinoir, les latrines, les « lavabos »... hauts lieux des graffitis* et des raccords de maquillage, des tripotages entre nymphettes* et du dégoût, de la masturbation des garçons et de la pudeur.

Les « sanisettes »

Guérites autonettoyantes en béton cannelé,  blockhaus monoplace installé sur la voie publique, depuis 1980 à Paris,  destinés à la défense des vessies négligées et des urgences digestives. Le système

d’alarme automatique - qui se déclenche après vingt minutes de séjour dans les lieux,

en prévention d’éventuels accidents - offre un délai suffisant... pour assurer une passe* dans des conditions acceptables, et transformer la nuit ces toilettes publiques en vestiaires de la prostitution.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

X

 

X

Lettre magique, lettre mythique, importée des Etats-Unis dans les années 1970, pour nommer depuis tout ce qui a trait de près ou de loin à la pornographie. Le cinéma lui offrira une gloire inattendue le 30 octobre 1975, lorsque le « classement X » viendra, par décret, excommunier les films « pornos », et pénaliser les commerçants qui venaient braver les bonnes moeurs.

 

X (chromosome)

Le genre masculin ou féminin est placé dès le tout début de la vie foetale sous la dépendance de chromosomes particuliers (appelés aussi gonosomes) appelés X et Y*. La formule qui va orienter l’évolution des organes dans le sens féminin s’écrit 46 XX, contre 46 XY pour un garçon. Le chromosome X est de fait porteur du capital génétique de la féminité, par l’activation en cascade de ses gènes.

Trop d’X nuit

Une maladie génétique appelée « syndrome de Klinefelter » touche des sujets d’apparence masculine

efféminée, présentant des testicules atrophiés, une stérilité, une gynécomastie*, des anomalies de la

pilosité...leur formule chromosomique contient un ou plusieurs X surnuméraires

 (47 XXY, 48 XXXY ou 49 XXXXY, par exemple) qui ont neutralisé la fonction de

 virilisation du chromosome Y. A mesure qu’augmente le nombre

de chromosomes X, on note une débilité mentale de plus en plus considérable.

 

 

 

 

 

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Y

 

Y (chromosome)

Chez un homme, des pieds à la tête, au coeur de chacune de ses cellules vivantes, on compte 46 petits « débris » en forme de bâtonnets, les « chromosomes ». Ils sont constitués d’un petit cordon de molécules chimiques (les gènes) qui se tiennent à la queue leu leu. Les chromosomes transmettent le patrimoine héréditaire et les prédispositions de chacun. Le quarante sixième est spécial : ce sont ses gènes qui décident de l’orientation masculine d’un être. Il est appelé « Y ».

Caryotype

Des maladies et des malformations dites « héréditaires », ou mieux encore « génétiques »,

sont dues à des anomalies de structure ou de nombre des chromosomes.

C’est à partir d’un petit prélèvement sanguin qu’il est possible d’établir un caryotype, c’est 

à dire une « carte » des chromosomes, et d’en identifier les principales anomalies.

 

Yeux doux

Rendre un regard prolongé dans un face à face souriant, complice de son désir de séduire. Se regarder « dans » les yeux est une séquence de sociabilité très codifiée par les usages. Ce n’est pas seulement la mimique qui en fixe le style, mais aussi la durée du « séjour ». Convenable en-dessous de 0,8 secondes, osé à une seconde et demi, le regard est franchement racoleur au-delà de trois secondes, et passe au velouté après la quinzième.

  

Yin

Dans l’érotologie de la Chine - mais aussi dans la philosophie grecque classique - l’univers est décrit comme un ensemble d’oppositions complémentaires et irréductibles : la terre et le ciel, l’ombre et la lumière, la faiblesse et la force, le chaud et le froid... le masculin et le féminin. Yin désigne le principe féminin, et yang son contraire masculin.

Taoïsme

Pratique visant à une quête d’absolu, inspirée du Tao, doctrine chinoise classique, prônant

la recherche du « chemin » qui promet une rencontre fusionnelle et mystique* du yin et du yang.

 

Yoga

Technique de maîtrise corporelle et émotionnelle, issue de l’enseignement du courant le plus orthodoxe de l’hindouisme, le brahmanisme, visant à scinder l’unité corps-esprit qui forme la matière « brute » de tout être. Par des exercices de respiration, de rythmes et de postures, le corps est mis à distance de l’intelligence, que cette délivrance va rapprocher du divin.

Yoga sexuel

Compromis frauduleux entre les simagrées d’un pseudo-orientalisme végétarien,

prônant des exercices d’éveil sexuel teintés de spiritualité fourre-tout,

et des techniques de méditation qui fondent la pratique des sectes « new age* ».

 

Yuppie

« Soixante-huitard » débranché, revêtu de neuf,  parfumé beaux quartiers, avec des débris de « baba cool » dans la tête, mais invisibles à l’extérieur.

 

 

 

 

 

 

 

 

Z

 

Zizi

Babillage désignant la verge du petit garçon. En mémorisant un mot à deux syllabes, l’enfant prend tout naturellement possession d’un signifiant « sensible », d’un vocable à risque, mais sans y attribuer une vulgarité outrancière : tout le stock initial des mots d’enfants est binaire,

de papa à maman, de pipi à caca, et de toto à zizi... l’apprentissage du langage y construit ses

premières jubilations.

 

Zone érogène

Espace limité de peau, tout ou partie d’un organe, dont la stimulation peut aboutir au déclenchement de l’orgasme. En priorité donc, les organes génitaux disposent d’un équipement vasculaire adéquat qui, de l’érection de la verge à l’intumescence du clitoris et de la vulve, concourt à « muer » l’excitation en perceptions voluptueuses, mais le mécanisme intime qui permet d’en jouir est inconnu. 

Zones annexes

Hérités de l’enfance, révélés par hasard ou renforcés par l’apprentissage,

de nombreux territoires cutanés complètent l’inventaire, et personnalisent

cet équipement « radar » chargé de détecter le passage du plaisir.

 

Zoophilie

Synonyme de « bestialité », à savoir tout abus sexuel à l’égard de l’animal. Si le thème de la séduction entre « la belle et la bête » est fréquemment requis dans la mythologie*, en pratique, il faut remarquer qu’en dehors des productions pornographiques qui les stigmatisent, ces maltraitances contre les animaux domestiques inspirent une impunité amusée...

Pathologie

Si l’on apparie les conduites perverses en fonction, non pas de leur contenu explicite, mais de

l’équation inconsciente* qui en calcule les motivations, la zoophilie fait pendant à

 la pédophilie, dont elle est une forme tout simplement inactivée.

 

Zozo

Familièrement, un garçon ni très malin, ni très fréquentable. Zouz, lui fait pendant de façon tout à fait accidentelle dans le parler des cités. Signifie « deux » en arabe dialectal, et par extension le « deuxième », l’autre membre du couple, et notamment la femme, la meuf*. Décliné en « zoulette », ou encore en « zouzmé » pour désigner « sa » femme.

 

Zygote

Désigne l’œuf fécondé* à l’instant « zéro » peut-on dire de sa vie, lors de la fusion des deux gamètes*. La multiplication cellulaire donnera très rapidement un « embryon », dont le développement aboutira au « foetus » à dater du troisième mois de grossesse.