ETHNOLOGIE et SEXUALITÉ
L'étude de la sexologie ne peut se concevoir indépendamment de ses implications historiques et sociales, car, en ce domaine, nous sommes tous tributaires d'abord de nos expériences personnelles induites par celles de nos éducateurs qui doivent représenter pour nous une référence.
Tous les comportements humains sont dictés par la recherche de situations qui doivent répondre harmonieusement aux besoins.
Pour réduire le conflit qui surgit entre ses pulsions et les contraintes de son environnement, l'homme est appelé à suivre des processus d'identification et de projection afin de correspondre à une certaine norme: celle de notre société.
Durant des siècles, notre société s'est octroyé l'apanage de la vérité érigée sur la morale traditionnelle d'essence religieuse. Longtemps, le seul travail digne d'un ethnologue fut de convertir bon gré mal gré ses sujets d'observation à l'éthique de « l'homme civilisé ».
Tous ceux qui transgressaient leurs règles sexuelles étaient 'considérés comme des pervers, leur principal crime étant l'outrage à la nature...
Bien sûr, le législateur veillait à corriger l'ordre «naturel» des choses. Et, jusqu'au début de ce siècle, le principal sexologue était le juge car il avait l'immense privilège d'avoir compris la nature!
Pourtant, si déjà Pascal avait vainement tenté de dénier à l'homme sa capacité à concevoir la justice, «vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà », il faut attendre la seconde moitié du XIXe siècle pour que les premiers sexologues, Félix Roubaud en France et Henri Havelock Ellis en Grande-Bretagne, rejettent notre conception égocentrique de la sexologie et regardent en toute liberté ce qui se passait effectivement de l'autre côté... des Pyrénées.
« Tout le monde n'agit pas 'comme vous-même, vos amis, vos voisins. » Ce message, livré par l'œuvre d'Havelock Ellis et qui, nous apparaît aujourd'hui comme une évidence, est en fait la première incitation à la tolérance en matière de sexualité. Mais ce n'est qu'avec les études sur le comportement sexuel de ses compatriotes effectuées par Alfred Kinsey que chacun pût réellement s'en convaincre.
Pourtant, depuis Hérodote, nous disposons d'une somme d'observations et de renseignements qui concourent à nous convaincre qu'il n'existe pas de norme universelle dans les comportements sexuels humains et plus nous nous enrichissons par une multitude d'exemples ethniques et plus nous nous trouvons éloignés de ce concept.
Si les éléments recueillis ne peuvent être utilisés dans un but thérapeutique, les études d'ethnologie sexuelle apparaissent indispensables à tous les sexologues avant de pouvoir entreprendre l'étude des comportements sexo-psychologiques et sociaux de leurs compatriotes.
Prenons l'exemple des tabous. Ce terme, rapporté par l'explorateur James Cook de son premier voyage en Polynésie, définit ce qui est interdit et sacré. Paradoxalement, il avait remarqué que les Tahitiens ne connaissaient aucun tabou relatif à la pudeur; des couples de tous âges faisaient naturellement l'amour en public sous les encouragements des spectateurs, par contre ils s'isolaient et se cachaient pour prendre leurs repas; manger en public était tabou.
Ainsi la pudeur peut être totalement étrangère au corps pour s'appliquer sur un objet ou un comportement comme celui de l'alimentation.
La pudeur peut être également associée à des critères géographiques ou de clan: ainsi, chez deux tribus voisines d' Amazonie, les Guyacurus et les Uapas, les hommes de la première étaient nus et les femmes
La pudeur peut être associée à des critères esthétiques: dans la tribu soudanaise des Nouba,de Kau, seuls les individus considérés comme beaux, les jeunes filles et les guerriers, ont le droit de vivre entièrement nus. Chez ce peuple, le culte de la beauté plastique est si développé qu'ils ont un nom pour chaque muscle du corps. Ici, .la nudité est à l'opposé de la honte,c'est au con(raire un privilège
Le privilège peut être Iié à la caste à laquelle appartiennent les sujets: chez les Bouganda d'Afrique""seules les femmes du roi avaient le droit de vivre nues, le monarque excitait la convoitise de ses sujets en exhibant ainsi ses richesses...
A l'inverse, la nudité peut être une marque infamante, c'était le cas chez les prostituées romaines à qui il était interdit de porter le costume de la matrone. Elles allaient donc le plus souvent entièrement nues par les rues des villes.
Cette pudeur de caste s'est perpétuée jusqu'au XIXe siècle dans notre société, les femmes de la plus haute noblesse n'ayant nulle crainte de se dévêtir devant leurs serviteurs alors qu'elles dissimulaient soigneusement leur nudité aux autres seigneurs. Lorsque nous faisons référence à notre sentiment de pudeur corporelle, notre société ne conçoit que la honte des organes génitaux, et pourtant il ne s'agit pas de son siège exclusif.
La localisation de la pudeur est parfois bien différente suivant les sociétés. Lorsque les troupes françaises du général Bugeaud débarquèrent en Afrique du Nord, elles l'apprirent à leur grand plaisir. Les musulmanes ayant coutume de se cacher le visage d'un voile, les soldats irrespectueux l'arrachaient aux femmes qui aussitôt relevaient leur robe pour dissimuler leur visage tout en exhibant simultanément leur sexe.
Mais cette pudeur du visage n'est pas spécifique aux femmes. Chez les nomades Touaregs, musulmans également, ce sont les hommes qui se couvrent le visage d'un voile, le "tagoulmous", qu'il leur est interdit d'ôter devant une femme alors que leurs compagnes vivent à visage découvert.
Chez les guerriers MasaÏ, la dissimulation du pénis est honteuse alors qu'ils peuvent se recouvrir le corps d'une grande toile. A l'inverse, les hommes des Nouvelles-Hébrides dissimulent soigneusement leur pénis (car sa vue peut jeter un sort au~autres) mais laissent les testicules en liberté.
On ignore toujours l'origine symbolique du tabou des pieds chez la femme chinoise. La coutume du bandage des pieds remonte seulement au début de la période Song (908-1279),
Cette forme de fétichisme s'est développée en une' cinquantaine d'années, et tous les historiens chinois' qui ont tenté d'expliquer la naissance de cette coutume 'en ont été réduits à s'en tenir à de vagues hypothèses. Une légende affirme que le prince Li-yu obligea son. épouse Yao-niang à se comprimer les pieds à l'aide de bandelettes de tissus afin qu'ils ressemblent à un croissant de lune, mode à laquelle souscrivirent immédiatement toutes les femmes pour plaire à leurs époux.
Alors que, dans les périodes précédentes, toutes les gravures représentent les danseuses à demi découvertes et les pieds totalement libres, à partir, de la période Song, dans toutes les représentations graphiques ou sculpturales, la femme aura toujours les pieds bandés ; cette coutume ne 's'éteindra qu'avec la révolution.
Même dans les estampes érotiques, les femmes dévoileront leurs organes génitaux largement. ouverts, vulve le plus souvent rasée et fortement colorée, mais les pieds seront. toujours cachés. Le comble de l'érotisme consiste !en la représentation d'une courtisane qui entreprend le geste d'ôter ses bandelettes. Quant au séducteur chinois, il pourra à la rigueur caresser dans ses avances le sexe et la poitrine de celle qu'il convoite, mais jamais il ne se permettra ne serait-ce que d'effleurer le pied.
Même le médecin de famille ne découvrira jamais le pied de ses patientes. La pudeur atteint untel degré que la malade se contente de donner le bras au thérapeute afin qu'il fasse son diagnostic à l'aide du pouls, et elle indique sur une statuette prévue à cet usage et qui représente le corps d'une femme,la région souffrante. Même sur ces statuettes médicales faites le plus souvent d'os ou d'ivoire, le corps de la femme est dévêtu, mais le pied reste bandé.
A l'inverse de',la dissimulation d'une zone corporelle que l'on peut ici qualifier de tératologique selon nos critères esthétiques, d'autres formes de sociétés exhibent au contraire leurs modifications anatomiques provoquées dans un but de sollicitation sexuelle du partenaire.
Ainsi dans le Sud-ouest africain les femmes de la tribu des Hottentot se tiraient-elle mutuellement sur les petites lèvres de la vulve afin d'en augmenter la taille par des tractions répétées. Cette configuration anatomique, que les premiers explorateurs décrivirent sous le terme de « tablier des Hottentotes », correspondait à des critères esthétiques hautement appréciés des hommes, et le pouvoir de séduction des femmes etait-il proportionnel à la taille de leur hyperophie.
Comme nous l'avons fait, il est aisé pour l'historien ou l'ethnologue de multiplier à volonté les exemples qui concourent tous à démontrer que la pudeur est une notion essentiellement subjective.
Nous pouvons certes nous convaincre que la pudeur sexuelle propre à notre société n'est pas quelque chose d'inné, mais simplement la nous demander à quoi de tels exemples peuvent aujourd'hui nous servir?
La baigneuse de 1890 dans son costume réglementaire nous maintenant comme relevant de la pathologie au même titre que femme moderne revêtue de son seul cache-sexe sur nos plages aurait-elle été taxée d'exhibitionnisme et immédiatement internée un siècle auparavant.
Sanction modeste en comparaison de la peine de mort que pouvaient encourir les Juifs qui:découvraient la nudité de leurs proches : « Nul de vous ne s'approchera de sa parente pour découvrir sa nudité, je suis l'éternel» (Lévitique, 18..)
C'est cette interdiction divine que nous n'avons cessé de perpétuer jusqu'à nos jours depuis que tous nos tabous corporels furent sanctionnés par le péché inspiré par la crainte «péché » provenant du terme hébreu péchad ou pahad signifiant la « crainte ».
L'exhibition publique est l'objet de règles spécifiques destinées à s'en prémunir : « Tu ne monteras pas à mon autel par des degrés de manière à ne découvrir ta nudité.» (Exode,20.)
Pour les fils d' Aaron,Dieu recommande à Moïse de leur faire « des caleçons de lin, pour couvrir leur nudité; ils iront depuis les reins,jusqu'aux cuisses. Aaron et ses fils les porteront, quand ils entreront dans la tente d'assignation, ou quand ils s'approcheront de l'autel, pour faire le service dans' le sanctuaire; ainsi ils ne se rendront pas coupables, et ne mourront point.. C'est une loi perpétuelle pour Aaron et pour ses descendants après lui.» (Exode, 28.)
Toutes ces prohibitions qui sont à l'origine de notre pudeur avaient avant tout ppour but de favoriser l'exogamie et de combattre .l'inceste.
Pourtant, si l'on étudie précisément cet autre grand tabou, l'inceste, à travers des exemples historiques et ethnologiques, on s'aperçoit qu'il n'est pas systématiquement associé à la pudeur.
Pratiquement toutes les sociétés connaissent ce tabou, même s'il peut être transgressé par une partie des sujets. Chez les Incas ou les Égyptiens, les mariages consanguins étaient proscrits à l'exception des pharaons ou des chefs incas qui, étant des dieux, échappaient aux règles des simples mortels et avaient donc même le devoir de contracter mariage au sein de leur famille de manière à préserver la pureté de leur race divine.
C'était également une des prérogatives des empereurs chinois alors que dans leur société, la notion, d'inceste s'étendait même à ceux qui portaient le même nom. L'homme qui désirait avoir un commerce sexuel avec une prostituée lui; demandait en guise de préliminaire son nom de famille pour ne pas prendre,le risque de contracter une union incestueuse. Cette forme d'inceste de clan se rené contre aujourd'hui encore dans de nombreuses sociétés. D'après les ethnologues, une seule société ignorerait- totalement J'inceste, il s'agirait' des Indiens Chippeways de l'Iowa et'du' Wisconsin chez qui les mariages se font exclusivement par affinité.
De tous les tabous, celui qui fut le plus trangressé par les sociétés judéo- chrétiennes fut sans contestation possible la masturbation. Le péché d'onanisme, du nom de celui qui fut condamné,à mort par Dieu pour avoir répandu sa semence à terre afin de ne pas féconder sa belle-sœur Tamar et donner une postérité à son frère décédé.
Dans leur majorité pourtant, les sociétés sont très tolérantes à l'égard de ces pratiques sexuelles; les adultes considèrent qu'il s'agit 'là d'une étape naturelle de l'évolution de l'adolescent, et parfois même elle est fortement encouragée. C'est le cas des Turkmènes qui caressent le, sexe de leurs enfants pour les endormir.
Mais si; chez les adultes, la masturbation représente une forme inférieure de sexualité, on ne sanctionnera pas celui qui la pratique: L'anecdote des philosophes « cyniques » qui, tels Diogène, se masturbaient en public pour montrer leur mépris à l'égard du genre humain, reste ,une exception; on se cache toujours pour cette activité, mais on n'encourt pas les foudres du ciel ou la débilité mentale comme on l'enseignait dans nos pensionnats jusqu'à la publication des premiers rapports sur la sexualité qui démontrèrent que la majorité:de:nos concitoyens avaient pratiqué la masturbation au moins une fois dans leur vie. On prouva alors que ce n'était pas la pratique, mais au contraire le sentiment de culpabilité qui était à l'origine des principales névroses sexuelles.
C'est également en induisant la crainte et la souffrance que l'on a longtemps convaincu la femme qu'elle devait être exclue du plaisir sexuel, toute sa vie 'sexuelle devant être associée à la douleur. L'amour devait être pour elle un voyage qui commençait (rupture de l'hymen) et se terminait (accouchement)dans la douleur, elle n'avait le droit de rencontrer que son « devoir» conjugal.
Ce tabou de la virginité associé à la présence de l'hymen s'est appuyé sur des principes sacrés et religieux. La femme encourait le plus souvent la mort dans un sacrifice expiatoire: lapidation chez les Juives, enterrement vif chez les vestales romaines, etc. Il fut de surcroît renforcé par la « nature » physiologique. Les manuels de médecine recommandaient de donner de l'opium pour les nuits de noce, prescription à laquelle adhérait immédiatement la jeune épousée convaincue que la douleur était intolérable.
« Tu aimeras,dans la douleur », mais aussi « tu accoucheras dans la douleur ». Il faut attendre ".les docteurs Read, en Grande-Bretagne, et Velvoski, en Rusie, pour admettre que la souffrance n'était pas indispensable... au bonheur de la femme!
On ne peut dissocier .le tabou de la virginité de l'affirmation de la '.propriété masculine.
En Malaisie en revanche, il était outrageant pour le mari d'épouser une vierge, la femme devait s'en remettre à d'autres pour effectuer cette « corvée ».
C'était également une charge ennuyeuse pour les seigneurs du Moyen Âge qui, au lieu d'exercer leur privilège du "jus primae noctis" ou "droit de cuissage", préféraient s'en débarrasser en échange d'un bénéfice matériel.
Certains peuples ignorent totalement l'existence de l'hymen. Tels les Mandchous chez qui les mamans font"une toilette si profonde de leurs fillettes qu'elles en suppriment toute trace. Cette virginité qui fut et demeura une marque de propriété se renforce dans tous les processus de seduction.
Si on analyse les différents comportements, l'homme procédera par rapt; viol, achat ou échange.
L'ethnologue qui découvrirait notre société conclurait que nous avons réussi à associer tous les processus grâce à la dote qui formalise la propriété du corps
C'était en quelque sorte « acheter » un époux en «échange » de son titre et de sa protection; il pouvait alors légalement « enlever » une femme à qui on n'avait rien demandé d'autre que d'accepter sans se plaindre ce qu'elle percevait effectivement comme un « viol. »...
Heureusement, penserons-nous, aujourd'hui nous avons balayé tous ces tabous, nous redonnons au corps toute sa valeur en supprimant la honte qui lui était associée et en favorisant même son expression;nous accordons à la masturbation une valeur éducative et thérapeutique en considérant même que c'est une étape indispensable de l'évolution de l'individu dans l'intégration de son schéma corporel. La virginité n'est plus une qualité ni même... une tare, mais une simple formation embryologique qui ne vaut même pas la peine qu'on lui porte un quelconque intérêt. Et, surtout, la femme a recouvré ses droits au plaisir sexuel; on renforcera au besoin cette conviction en favorisant toutes les démarches qui lui permettront d'y parvenir.
Même la « propriété amoureuse » semble disparaître, nous en avons l'exemple dans les sociétés «échangistes » qui ont dépassé la jalousie possessive de l'autre en s'octroyant une auto-liberté.' ,
Bien sûr, nous avons peut-être de nouveaux tabous, mais précisément, on n'en parle pas, c'est tabou!
La mort, par exemple, est devenue une chose hygiénique etdiscrète. Dans;la presse, on meurt à la suite « d'une longue et douloureuse maladie », ou bien « brutalement » ; suit l'oraison funèbre du défunt prête dès son "entrée dans le monde".
En fait, la véritable question est peut-être de nous demander à quoi de tels exemples peuvent bien nous servir, sinon à montrer notre désarroi face à une nature que nous avons prétendu si longtemps pouvoir dominer.
Au début de notre entretien, nous nous demandions s'il existait une constante dans le comportement sexuel humain; celle-ci apparaît sous forme d'une nécessité évidente; nous ne contrôlerons jamais notre énergie sexuelle, elle trouvera toujours des voies par où 's'exprimer.
- Elle pourra être sublimée en vertu de règles spirituelles ou religieuses, mais seule une foi inébranlable peut permettre cette transmutation et depuis que l'individu est passé d'une société de « survie » à une société de « vie », il a perdu du même coup le moteur de la foi: la crainte.
- Elle peut être dégradée et détournée de ses buts : création, production, ou ascétisme du sportif qui reçoit une récompense immédiate et se trouve renforcé positivement dans son attitude.
- Elle peut être idéalisée en fonction de critères individuels..
Mais, en aucun cas, elle ne peut être réprimée.
C'est à ce postulat que souscrivaient les anciens par l'institution « d'orgies
rituelles ), Dyonisies et Saturnales, périodes durant lesquelles pouvait s'exprimer sous contrôle social la soupape de sécurité de l'énergie sexuelle réprimée. Ce qui permettait ensuite au législateur de renforcer son pouvoir encore plus énergiquement.
Cette nécessité d'expression de l'énergie est confirmée de manière ethnologique ; il n'y a pas d'individus "dits" pervers ni de malades sexuels dans les sociétés à sexualité tolérante. Ces mêmes sociétés se sont en revanche toujours montrées très surprises de J'intérêt « malsain» que portaient les visiteurs à leur
A quoi de tels exemples peuvent nous servir ? Sans aucun doute à faire jouer la soupape répressive…de notre voyeurisme.
Il y a une trentaine d'années,il était interdit de montrer un sexe sur les écrans de cinéma, sauf s'il s'agissait d'un document, ethnologique.
Aujourd'hui encore, nous continuons à subir tous nos tabous et,:pour nous aider à les transgresser, nous pouvons nous donner bonne conscience en reg ardant les «primitifs» à travers notre loupe binoculaire, ç'est plus sérieux et tout aussi satisfaisant que de regarder nos voisins par le trou de la serrure... Quoi que nous fassions, il semble que nous n'ayons pas le choix, , nous resterons toujours prisonniers "de ce côté... des Pyrénées."
