Le premier organe sexuel, c'est la tête
Lexique Sexologie
Etre nu, autrement dit, n'avoir plus que ses poils à se mettre.
Manière de dire « par derrière » dans le jargon médical, friand de latin lorsqu'il faut bien conjurer l'indécence du terme sodomie*.
Rupture douloureuse, sentiment d'échec, désespérant. C'est aussi dans le vocabulaire des praticiens du corps, la capacité de « lâcher prise » en toute confiance, qui conditionne l'immersion dans la relaxation, la détente méditative.
Très forte réaction émotionnelle pouvant libérer une décharge d'agressivité
sur le coup d'une révélation pénible, du rappel d'un souvenir traumatique.
Renoncement volontaire aux plaisirs charnels, en conformité avec des convictions le plus souvent induites par des traditions éducatives et religieuses. Cette continence peut être affichée avec orgueil, alors qu'elle est en fait douloureusement subie pour cause de solitude, de laideur, ou de mentalité acariâtre et revêche.
Conduite illicite fondée sur la tromperie, la duperie, le mensonge. En ce qui concerne les comportements sexuels délictueux, l'abus sexuel n'est pas un terme de droit, mais une expression d'usage courant pour désigner une « atteinte sexuelle » commise sans violence, contrainte, menace ni surprise, sur un mineur ou une personne invalide.
Style de représentation graphique ou sculptural de la nudité, propre en 1900 à l'Académie des Beaux-Arts, soucieux d'esthétisme frigide et compassé. Sous un régime de censure, sert d'alibi à la diffusion d'images humblement licencieuses.
Depuis le XVII° siècle seulement : se coucher pour mettre un enfant au monde. Aujourd'hui, l'obstétrique - médecine de la maternité - reconnaît les bénéfices anatomo-physiologiques des positions assises, mais surtout accroupies, décuplant l'efficacité des contractions, de l'hémodynamique* et de la ventilation maternelles.
Qualifie en astrologie la « conjonction d'astres », du moins jusqu'au XIII°siècle pour nommer ensuite... la copulation* conjugale, voire parfois le mariage. L'usage est affublé aujourd'hui d'une connotation plutôt triviale.
L'usage hâtif et continu de ces médicaments « cache-misère » va à l'encontre de
leur vocation, en remplaçant un épisode dépressif transitoire par une « pharmacodépendance », c'est a dire une forme médicalement assistée de toxicomanie.
Mutilation sexuelle moderne, sous couvert de l'autorité médicale, qui consiste à sectionner le ligament qui suspend la verge au pubis dans l'espoir illusoire « d'agrandir » le sexe. Echo pathétique d'une obsession collective, cette chirurgie n'est licite que pour tenter de corriger d'authentiques malformations génitales. Sinon, le gain de taille est insignifiant. La mobilité anormale de la verge en érection est une séquelle post-chirurgicale redoutable.
Quelles normes ?
Véritablement hantés par leurs mensurations génitales les hommes sont de surcroît privés
de statistiques qui les conforteraient dans leur obsession dérisoire :
une verge en érection qui confesserait le score d'une douzaine de centimètres
n'aurait pas à rougir de sa décence.
Expression adoptée par les adolescents : « faire l'acte », c'est franchir le seuil du flirt « poussé » et faire l'amour avec pénétration. Le vocabulaire juridique désigne dans le « passage à l'acte » un comportement délictueux, irréfléchi, le plus souvent d'ordre sexuel.
Chez l'homme, l'absence d'os pénien inspire une interprétation « finaliste » des constatations anatomiques : « l'éjaculation prématurée » étant de nature génétique - et non plus psychopathologique -
la brièveté naturelle des coïts se satisfait d'une érection induite
par de simples réflexes hémodynamiques*, rendant superflue une telle armature.
Désigne en psychanalyse des actes impulsifs, inhabituels, souvent d'ordre sexuel,
qu'un sujet « défoule » au cours de sa cure. On peut aussi utiliser
le terme plus général « d'abréaction » pour désigner ces mécanismes
d'extériorisation brutale d'émotions refoulées.
La salive contient les principales protéines (appelées « immunoglobulines ») qui interviennent dans les processus immunitaires de défense de l'organisme. Cavité ouverte sur l'extérieur, la bouche doit disposer, comme le vagin, d'une « garde rapprochée » ; ce système d'autodéfense protège de nombreuses contaminations dans les activités oragénitales*, mais une simple carie dentaire peut le déstabiliser et les virus du sida ou de l'herpès par exemple, lui survivent.
Terme issu de l'anglais, qui assimile « l'obsédé » sexuel au toxicomane. L'influence des courants de pensée qui prônent encore le respect d'un ordre moral aux Etats-Unis, recrute de nouveaux concepts dans le corps médical afin de « psychiatriser » l'excès de zèle érotique. Cet amalgame ne permet cependant plus de distinguer, l'amateur « boulimique » mais hors de danger pour lui-même et pour autrui, du pervers fanatique.
Groupe de trois muscles, tendus entre le pubis* et le bas du fémur, permettant l'écartement et la rotation en dehors de la cuisse, c'est à dire en fin de compte l'ouverture de l'entrejambe. Chez la femme, la contraction involontaire et invincible de ces muscles est un des signes majeurs du vaginisme*.
Phase d'intérim entre la puberté* et l'âge adulte. Sexuellement, les questions touchant au corps et à l'éveil de ses besoins ne trouveront pas immédiatement les réponses escomptées. La précipitation de l'éjaculation, l'anesthésie vaginale... laissent garçons et filles sur leur faim, démunis des secours d'une fonction érotique* encore en gestation. C'est ce décalage, entre l'immaturité fantasmatique et la vie à l'état brut des organes, qui définit la sexualité de l'adolescence.
Transgression du devoir de fidélité conjugale né des prescriptions civiles et religieuses du mariage. Les concubins* et les « couples non cohabitants » n'emploient pas ce terme, mais le vécu d'une trahison est tout aussi nocif pour la survie du lien amoureux.
Sentiment d'attachement, à la fois profond et tendre. Un « ressenti » qui s'interpose entre l'amitié et l'amour parce qu'il n'en a pas le caractère aussi entier. C'est le sentiment résiduel d'un couple qui s'est beaucoup aimé, et qui choisit de ne pas se quitter.
Pour les noctambules totalement insomniaques ou encore bredouilles, il s'agit de poursuivre la « soirée » après les heures de fermeture des boites normales, et de rejoindre des établissements qui vont ouvrir eux après quatre ou cinq heures du matin.
Caractérise de prime abord l'hostilité et les actes nuisibles ou humiliant qui l'expriment. Sexuellement, cette offensive nuisible prend des formes plus complexes : retournée contre soi-même (autopunition), ou traduite en sarcasmes humiliant, elle vise toujours à désorganiser la relation.
Zone sous le bras qui fait un angle fermé avec le corps ; ce n'est pas seulement sa sensibilité, sa fine pilosité ou sa moiteur odoriférante qui peuvent en faire une zone érogène, mais en effet l'ouverture de cet angle dans un mouvement d'élévation des bras en signe d'abandon lascif.
Toxicomanie mortelle mais politiquement correcte car pourvoyeuse d'impôts et de maintien de l'emploi. Sexuellement, l'ébriété consciencieusement limitée aux normes sociales permet encore aux timides et aux minables de faire illusion, mais au stade de l'ivresse quotidienne l'impuissance achève de piller les ruines du couple, définitivement.
Les contorsions auxquelles se livrent les industriels pour moderniser l'alimentation des bébés ne devraient pas convaincre les femmes authentiquement maternelles de ne plus allaiter : cette fusion charnelle est un des piliers de l'identité sexuelle de l'enfant.
Individu tenu, plus ou moins clandestinement, de servir de postiche à des frustrations conjugales, des projets utopiques, des goûts inavouables... désigne élégamment un homme objet.
Appellation pompeuse qui a perdu son sens érotique médiéval,
qui masque aujourd'hui une « courtoisie » chaste mais assidue.
Dans la production audiovisuelle pornographique aussi bien que dans le sport d'équipe, atteste du caractère non-lucratif de l'exercice ; par rapport aux productions industrielles, les « vidéos amateurs » gagnent en sincérité ce qu'elles perdent en exhibition des laideurs domestiques.
Nom de guerrières légendaires d'Asie Mineure, devenu parodie des lesbiennes à l'allure très masculine. Illustre aussi une position du coït, nommée aussi « position d'Andromaque », chevauchant le légendaire Hector, qui permet à la femme d'exercer son talent de cavalière, en se plaçant à califourchon sur son partenaire.
Expression simultanée de sentiments, d'attitudes, de motivations contraires. C'est surtout en matière de thérapie de couples* que cette opposition, entre le désir de « sauver la relation » et le refus de toute solution par exemple, prend tout son sens « pervers » et incurable.
Désigne l'absence de règles. Le cycle menstruel est sujet à de très nombreuses vicissitudes chez les femmes « en période d'activité génitale » comme l'exprime le jargon médical, mais la plus naturelle a toute chance d'être l'indice avant-coureur d'une grossesse.
Mode de relation entre des personnes qui se manifestent un attachement désérotisé.
Amitié amoureuse entre hommes. La connotation sexuelle est volontairement
tout aussi floue dans « l'ami » ou « l'amie ».
Elan affectif universel qui permet avec joie de transgresser le dégoût qu'inspireraient sans lui les actes que l'on commet en son nom.
Indique dans la presse échangiste* l'attrait de l'annonceur pour la sodomie,
les pénétrations instrumentales ou le fist*.
Terme générique qui désigne les différentes hormones circulant dans le sang, sécrétées par les testicules, assurant dès la vie fœtale l'orientation masculine du développement embryonnaire, puis la puberté, et enfin, garantissant la fertilité et la stabilité des motivations érotiques de l'adulte.
Malformation ambiguë des organes génitaux du garçon. Avant sa naissance, un léger déficit hormonal a touché les derniers stades de la différentiation sexuelle : petit pénis, position anormale de l'ouverture de l'urètre, et aspect efféminé du scrotum*. La morphologie générale est masculine. Se dit aussi en langage commun d'une femme qui a des allure de « garçonne ».
Label récent, pour décrire l'approche pluridisciplinaire qu'exigent aujourd'hui les questions de biologie de la reproduction, et plus spécifiquement de stérilité masculine.
Crépuscule de la virilité, qu'aucune recherche biologique actuelle n'est en mesure d'attester sur le plan hormonal, mais que l'expérience quotidienne rend coupable des premiers déboires sexuels de la soixantaine.
C'est l'impossibilité d'accéder simultanément à l'orgasme et à l'éjaculation lors du coït*, parfois même par masturbation. Chez le jeune, en dehors de malformations ou de graves séquelles chirurgicales, l'inhibition* de ces puissants réflexes peut être la conséquence de troubles psychiatriques, de toxicomanies illicites ou médicamenteuses. Après la soixantaine, cette privation de jouissance compte parmi les conséquences inéluctables de l'âge.
L'anxiété est une réaction d'autodéfense, prémonitoire, qui va ébranler l'organisation psychique d'un passage à l'acte. Que l'imminence d'un danger soit réelle ou supposée, le sentiment de ne pas être capable d'y faire face est un sabotage intellectuel... Le terme d'angoisse est défini par la trace qui en est livrée à autrui, le versant corporel de l'anxiété : palpitations, sueurs froides, crispation des mimiques, striction respiratoire, sécheresse de la bouche...
Le léchage de la zone anale entre au répertoire des conduites érogènes qui précèdent habituellement le coït, mais il est peu commun car il implique une réciprocité des affinités et de la confiance. Chez les homosexuels, où l'action portait autrefois le sobriquet de « feuille de rose », la crainte des contaminations virales en limite l'usage.
La restriction alimentaire volontaire chez l'adolescente ou la jeune femme,
est une lutte contre la faim pour des motifs esthétiques souvent illégitimes.
L'amaigrissement altère gravement leur santé, et leur image du corps,
refusant tout éveil sensuel dans une attitude d'abstinence déprimante.
Qualifie les difficultés récentes ou anciennes, totales ou sélectives, qu'éprouve une femme à atteindre l'orgasme. Chez l'homme, sauf exception, la privation d'orgasme est liée à l'absence d'éjaculation. Certes, les « déchets ultimes » d'une enfance en souffrance peuvent inhiber la bonne marche de ces réflexes, mais il ne faut pas sous-estimer l'effet nocif des pathologies organiques et parfois des médicaments.
Médicaments considérés comme des énergiseurs psychiques, issus de plusieurs familles chimiques, ouvrant depuis 1957 une nouvelle ère dans le traitement de la dépression non psychiatrique, capables notamment d'augmenter la vitalité, de recréer une impression de bien-être, d'apaiser l'anxiété, de restaurer la volonté d'agir.
L'embouchure du tube digestif forme un anneau extrêmement riche en vaisseaux, nerfs et muscles, afin d'assurer des fonctions sphinctériennes sans défaut. Bien que ne disposant ni de réflexes de lubrification, ni d'une capacité naturelle à se dilater, le canal anal représente aussi bien chez les femmes que chez les hommes une zone érogène potentielle. Si son exquise sensibilité et la tonicité de ses contractions motivent son recrutement pour des emplois ludiques, l'anus accuse une fragilité aux pénétrations de corps étrangers qui impose une discipline et un consentement mutuel.
En réaction à une surcharge intolérable de difficultés, ou par renoncement à lutter contre ses propres frustrations, l'apathie met en sourdine toute vie affective, et se manifeste par
une indifférence et une inertie inquiétantes, motifs parfois de séparation.
Se dit de tout moyen, matériel ou imaginaire, capable de stimuler et plus encore, de doper, les capacités à la fois physiques et intellectuelles de candidats aux records érotiques. Regorgeant d'une histoire qui prend racine dans les premières humiliations déjà subies par l'homme des cavernes, les aphrodisiaques peinent à quitter le domaine du savoir folklorique pour aboutir à une approche plus scientifique de la physiologie sexuelle.
Si les pulsions de l'instinct suffisent à la majorité pour assurer un Smic sexuel, l'appétence qui incite à en explorer des espaces plus raffinés, ou qui en maintient tout simplement le goût, est une affaire de tempérament. Les désaccords persistants dans un couple au sujet de l'appétit sexuel creuse entre des partenaires dissemblable à cet égard un fossé qu'aucune thérapie ne va combler.
Surface pigmentée qui fait un cercle autour du mamelon du sein. Le diamètre est en moyenne de quatre à cinq centimètres, et sa surface est parsemée de petites éminences formées par des glandes « sébacées » - de « sébum » : matière grasse - qui sont chez l'homme traversées par un poil. L'aréole recouvre un fin réseau musculaire qui participe à « l'érection » du mamelon féminin.
Renonciation au plaisir, beaucoup plus « théâtralisée » que dans la continence*, qui s'inscrit ici dans un vrai travail de sublimation mystique. Mais la religiosité a bon dos chez nombre de « pervers haineux » vis à vis d'eux-mêmes, qui se punissent de n'être pas en mesure d'expurger leur sadisme inconscient.
Si la fatigue est une fonction naturelle de l'organisme, qu'elle défend contre le surmenage, l'asthénie trahit un dépassement de ces limites et s'accompagne de nombreux signes de souffrance aussi bien physique que morale. Sexuellement, cet état d'épuisement déprime le plaisir et décourage tout désir de dialogue.
Inscrit l'existence dans une continuité (le « lignage » des ethnologues) et des ressemblances qui fondent la parenté. L'hérédité des comportements et des mentalités n'est pas douteuse, c'est la quote-part du facteur culturel qui n'est pas bien identifiée. A tort ou à raison, au sujet de la sexualité, les préjugés populaires caricaturent ses empreintes innées (couleur de peau, physionomie du visage, morphologie générale et naturellement génitale) pour en dégager un motif de séduction ou un prétexte de répulsion raciste.
Malformation, innée ou acquise, qui se caractérise par la diminution de volume d'un organe, et en l'occurrence ici s'applique couramment à la morphologie des seins ou des testicules.
Lien profondément fixé dans la mémoire olfactive du bébé, et par mimétisme, dans la tolérance olfactive du couple heureux. Autrement dit, l'empreinte bénéfique qui institue l'indissolubilité du lien maternel, se reproduit partiellement chez les adultes fécondés par un sentiment amoureux durable. Cette « attache » rend tolérable une promiscuité sensorielle, dont l'olfaction est en effet le principal enjeu.
Regroupait autrefois les faits répréhensibles que le nouveau code pénal de 1994
qualifie désormais « d'atteinte sexuelle ».
Forte impulsion du désir, sous l'emprise d'une séduction réciproquement consentie, ou au contraire sous la pression de besoins grossiers. Autrement dit, en société, l'esprit de conquête est sous haute surveillance, et gare au « sex-appeal* » qui l'envoie en première ligne sans savoir-vivre.
Approche tactile du corps. L'usage actuel désigne les manipulations génitales commises par l'adulte sur un mineur dans le cadre des « atteintes sexuelles » punissables.
Dépeint à l'origine une des phases initiales de la sexualité de l'enfant, par laquelle il s'instruit lui-même de la qualité érotique de son propre corps. L'expression évolue pour désigner désormais la masturbation.
A la moindre alerte, pratique solitaire de l'inspection des seins, de la zone vulvaire ou anale,
à titre de prévention et de rapidité d'intervention médicale
.
Lors des manipulations de la masturbation, si le prépuce ne peut pas facilement recouvrir le gland par simple étirement, le serrant même comme un anneau, la suspicion de phimosis doit être vérifiée.
Forme extrême d'auto-érotisme* aussi bien masculin que féminin,
convergeant le plus souvent vers les organes génitaux et les seins.
Lors de divergences graves à propos des « besoins de rapports », c'est celui ou celle qui
se refuse qui finit par s'estimer « anormal » : jugement qui va précipiter la rupture
dès lors que son caractère injuste est enfin compris.
Autre emblème de l'isolationnisme des relations familiales, la voiture dite « monospace »
impose un style lui aussi autarcique à l'intérieur d'un véhicule, dont les passagers peuvent réorganiser les espaces...comme à la maison. Sécurité, liberté, intimité,
permettent à juste titre de qualifier ces véhicules de « voitures-cocons ».
Un sentiment de culpabilité extrême, une auto-accusation délirante, peut conduire à un geste de châtiment corporel impliquant les organes génitaux, mais la composante érogène y est absente, contrairement à la pratique masochiste de certains transsexuels* psychopathes.
Puissante réaction de répulsion, ou de honte, qui a été préconisée comme moyen de prévention des récidives d'actes sexuels répréhensibles. Chaque évocation du geste incriminé déclenche une sensation pénible, ou le stress d'une autocritique publique, ce qui doit en principe créer à la longue de nouveaux réflexes conditionnés à une autre vision du désir.
Moment fatidique du jeu de la vérité : aussi illusoire pour déclarer sa flamme, que pour se faire pardonner.
Arrêt spontanée ou médicalement assisté d'une grossesse. S'ajoutant aux questions éthiques, religieuses et psychologiques, l'interruption de la gestation pose des problèmes de santé publique qui font l'unanimité, mais qui n'ont pas permis à tous les gouvernements d'adopter des législations adéquates.
Absence de tout spermatozoïde dans l'éjaculation. Emblème majeur de la stérilité masculine. La norme fluctue entre 25 et 200 millions par ml. Si la numération reste basse, on parle « d'ligospermie ».
« La pièce du fond » dans des bars gays* masculins, propice à étancher immédiatement la soif de rencontre et le besoin souvent impérieux d'éjaculation. Une autre dénomination « dark- room », mot à mot « pièce noire », indique mieux encore que l'obscurité de l'endroit est favorable aux brèves rencontres, anonymes et immédiatement consommées.
Vulgairement, faire l'amour. S'embrasser. A cet égard, le baiser à l'occidentale, bouche contre bouche, n'est pas un acte universel. Il s'est progressivement imposé, grâce au cinéma américain, à des sociétés qui n'envisageaient pas auparavant de devoir transgresser la répulsion naturelle pour la salive d'autrui pour témoigner son amour... Cette indulgence est bien fragile : les couples qui ne s'aiment plus peuvent continuer à forniquer, mais ne s'embrassent plus.
Espace clos où se déroulaient en musique des rites de séduction et de rencontre. Dans le milieu rural ou ouvrier, qui n'avait ni voyages, ni cérémonies, ni duels, ni jardins à la française, ni la chasse, ni le théâtre, ni les concerts, pour s'exhiber, la danse était une fête des corps incontournable.
Inflammation du gland de la verge. A tout âge, de nombreux germes qui ne sont pas tous contagieux au sens d'une MST*, peuvent infecter cette zone particulièrement exposée et fragile. Elle peut être aussi parfois le siège d'une irritation allergique au contact du préservatif, des spermicides* ou produits de toilette intime utilisés par la partenaire. Plus fréquemment le gland est abîmé par négligence : manque d'hygiène - au risque accentué chez un sujet non circoncis* qui a la paresse de se décalotter en se lavant - ou au contraire, soins excessifs abusant de savonnages inutiles.
Substantif dérivé du verbe « bander », désigne l'érection de façon un peu collet monté pour de l'argot.
Etablissement officiellement agréé pour collecter et conserver les dons de sperme destinés à la pratique des inséminations artificielles.
Débit de boissons et de convivialité citadine qui, dans le langage des homosexuels des grandes agglomérations urbaines, désigne le plus souvent un établissement de drague*.
Bavardage racoleur et usagé, non seulement décodé avec compassion par des femmes qui s'en moquent, mais devenu le plus souvent inutile depuis qu'elles prennent de plus en plus souvent l'initiative des rencontres.
Expression populaire un peu vieillotte, qui nommait ainsi la pilosité pubienne féminine.
Deux petites glandes de la taille d'un noyau de prune se font face sous la peau de chaque côté de la fente vulvaire. Leur petit canal excréteur débouche tout près de l'entrée du vagin, dans la partie moyenne des petites lèvres. L'activité de ces glandes ne fait que participer modestement à la lubrification vaginale. C'est l'obstruction de ce canal qui les rend célèbres, responsable d'une inflammation très pénible et visible de ces glandes habituellement silencieuses : la « bartholinite ».
Vêtement de la jambe. Sous-vêtement, sans lequel les membres inférieurs ne seraient que ce qu'ils sont... Au fil du temps, la femme a couvert ses jambes de « bas de chausses » en coton, en fil d'Ecosse, en soie - couleur chair, roulé jusqu'à mi-cuisse, avec la mode des jupes courtes des années 1920 - puis enfin en nylon dès 1938. La couture, les mailles du talon compensé et de la jarretière, offrent une lecture incomparablement frivole et érogène de la jambe.
« bon chic bon genre ». Label qui s'est généralisé, se substituant à l'étiquette trop parisienne « NAP » du nom de trois villages, Neuilly Auteuil Passy, où vit retirée du monde l'ethnie des nantis bien nés. Qualifie encore un style de séduction masculine, tout en courtoisie bien élevée et en convoitise tempérée. Style prince charmant, même sans fortune. Et plus si affinités.
Abréviation de bande dessinée. Dit aussi le 9° Art. Cousin germain du roman-photos. Récit illustré par une suite de dessins et de textes, qu'une bulle permet d'attribuer à tel ou tel personnage - d'où le nom de « bulle » qui l'a qualifié au début - et imprimé en albums. Le principe de cette écriture figurative, par juxtaposition d'une série d'instantanés, remonte à l'art pariétal de la préhistoire - où les thèmes sexuels sont déjà présents - aux bas-reliefs tantriques* de Khajurâho, aux hiéroglyphes égyptiens...
Comics et Mangas
Les premières BD « pour adultes » - dites encore « du second rayon » - sont nord-américaines (comics) mais en cinquante ans d'embrasement mondial le contenu a évolué : du style
Girlie Magazine des pin up burlesques de Robert Harrison de 1941,
aux mangas japonais actuels à la pornographie féroce et orgiaque.
Désigne les parents du conjoint. Ce lien de parenté croisée instaurée par l'institution du mariage s'est élargi aux parents du concubin et, faute d'appellation nouvelle à ceux du partenaire « habituel ».
Effet pervers de la monogamie* la mère du conjoint fait depuis les temps bibliques
l'objet d'un portrait haïssable, rançon de son monopole.
Ses excès de zèle et de compassion représentent au nom du devoir
d'assistance l'un des motifs de conflits conjugaux les plus menaçant.
Balancer le partenaire, d'un mouvement lent et régulier, est une des séquences les plus chargée de sens qui soit : contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les gestes bêtement sexuels qui sont les plus émouvants, mais bien ceux qui font une allusion directe à ferveur sentimentale de l'enfance.
Union sexuelle entre la belle et la bête, fusion mythique, dont la copie pornographique est appelée zoophilie* depuis 1886. Ce thème récurent des contes grecs et latins idéalise le penchant des dieux et des demi-dieux pour la chair humaine mais, tel le Minotaure fruit de la passion de la reine de Crête Pasiphaé pour un taureau blanc, donne vie à des êtres imaginaires mi-homme mi-bête. Ces légendes ne feront pas plaisir au Moyen-Âge, qui y trouvera motif de jeter au bûcher nombre d'ingénues porteuses d'innocentes « taches de vin » ou d'une pilosité trop voyante.
Muscles fléchisseurs des avant-bras, symboles ingénus de virilité, qui jouent cependant un rôle essentiel dans la conduite des échanges érogènes puisque c'est leur contraction qui permet de « s'embrasser ».
Surnom animalier attribué à l'être aimé, en référence à la beauté altière et attendrissante des cervidés.
Système matrimonial à deux foyers conjugaux qu'aucune société connue n'a jamais codifié. Allusion frauduleuse donc à une tradition imaginaire qui validerait l'adultère dans la société définitivement monogame classique en occident.
Petits rouleaux ajourés sur lesquels les cheveux sont enroulés afin de les mettre en boucles. Mais il s'agit surtout dans la langue populaire de la caricature la plus acrimonieuse, la plus caustique, à l'égard des épouses vieillissantes et impudiques.
Objet précieux, parure du corps. L'une des passerelles les plus prodigieuses entre les 2 000 générations successives que compte l'humanité : le bijou demeure identique dans l'art qu'il maîtrise, les convoitises qu'il suscite, les matières qu'il magnifie, ses fonctions d'embellissement symbolique, sa vocation identitaire et érogène.
La vogue du piercing* a remis à la mode la joaillerie
intime, privilège ancestral des princes. A l'instar des lobes d'oreille percés, les dispositifs une fois fixés dans la peau des sexes ou des seins, offrent toute liberté pour y suspendre, pierres semi-précieuses, perles, bijoux sur mesure, chaînes en or ou diamants.
Premier maillot de bain « deux pièces » qui a défrayé la chronique en 1946 en faisant « exploser » - du nom de l'atoll où furent expérimentées les bombes atomiques américaines - la mode d'un dévoilement du corps féminin de plus en plus toléré.
Diminutif du baiser, couramment employé dans les expression de salut ou d'adieu.
Ambivalence érotique absolue, c'est a dire une homosexualité assidue et un vécu hétérosexuel tout aussi important. Une telle parité du couple masculinité/féminité est exceptionnelle, mais fait l'objet d'une propagande appétissante dans les messages pornographiques.
Nom donné à l'ensemble des productions pornographiques ayant pour thème des pratiques extrêmes mais non violentes (uro et scatologiques*) associées souvent au double fist* et au bondage*.
Tradition de brimades, à l'origine dans les rangs de l'armée, avant d'intéresser les milieux scolaires. Simulacre d'initiation, au scénario souvent obscène, ou pour le moins impudique, infligé au nouvel arrivant pour l'intégrer au groupe.
Mot à mot, ce « cinéma bleu » a désigné aux Etats-Unis les films pornographiques, avant de conquérir leur label « X* », comme partout au monde.
Pantalon en toile de tente bleue marine, uniforme unisexe, emblème depuis 1968
de la libération vestimentaire des filles.
A l'origine, pantalon de toile de bâche en toile de Nîmes, puis, emblème
de la mode « unisex » des années 1970. Les filles en jean
ont bouleversé les rites de bizutage, en les rendant désormais aussi violents
que pour les garçons : autrefois on retroussait une jupe, désormais on déchire un jean.
Désigne le corps en anglais, mais aussi désormais, suivant une mode inspirée des danseuses et des sportives, une lingerie fonctionnelle collant à la peau, du buste à l'entrejambe il est maintenu par des pressions. Son déboutonnage aisé et bref en assure le succès auprès des séducteurs godiches qui n'ont jamais vaincu les résistances passives du panty*.
L'électronique et la fumée, les décibels et l'alcool, ne renient pas la tradition,
mais si la mode rend libre de danser « tout seul », ne risque-t-elle pas de transformer
ces « boites de nuit » en salle des pas perdus ?
Equivalent popularisé d'une discothèque.
Pratique au goût des anglo-saxons qui consiste à ligoter solidement sa partenaire en la privant de l'usage de ses bras et de ses jambes, avec un art de l'emballage plus ou moins élaboré. La corde, l'étoffe, sont enroulés sur le corps à demi-deshabillé, infligeant des postures et des gémissements dont l'exhibition crée une excitation mutuelle.
Le silence des émotions.
Même diminutif que « bordeau » pour désigner une maison close. L'usage argotique réactualise le sens initial au XII°siècle de « petites maisons de planches », qui devient synonyme de lieu de prostitution à cause de l'usage qui leur était dévolu à l'époque.
Accessoires fétichiste, immanquablement associé à l'exhibition de la jambe féminine. Dans leur version masculine, de préférence en caoutchouc, elles rehaussent le ton brutal de l'accoutrement des sketches S/M d'inspiration rurale.
Principale zone érogène, la bouche est à la fois le siège de la parole et l'outil de la succion, le lieu où se mélangent les salives et l'organe du sourire, le fourreau de la langue et la cachette des dents.
INSERT INTO lexique SET term = 'Maladie du baiser',La salive transmet le virus de la « mononucléose » qui déclenche un état fiévreux aigu
associé à une grande fatigue. Episode alarmant mais sans lendemain, appelé aussi autrefois
« maladie des fiancés ». La salive n'est pas un lubrifiant, mais bien un fluide aussi complexe
que le sang ou le sperme, où il est désormais possible de doser les taux hormonaux,
les médicaments circulant dans l'organisme ou dépister une infection.
Marquer sa désapprobation en affichant une mimique renfrognée. L'apprentissage de cette mise en scène du dépit remonte à l'enfance, ce qui tend à le valider à l'âge adulte comme faisant partie d'une « seconde nature », mais l'aveu n'en amoindrit pas pour autant le caractère nocif pour le couple.
Fille au physique « ingrat », aux formes trop arrondies pour son âge et fagotée comme l'as de pique. Qualificatif détourné de son sens initial qui désigne dans l'argot de la prostitution la fille qui prend le risque de « monter à l'œil » avec un client qui lui plaît.
Accessoire légendaire des courtisanes de haut rang du Japon classique, formé de deux boules creuses reliées entre elles par un fil et enfoncées dans le vagin. Un ingénieux systèmes de minuscules languettes de métal émet des sons délicats sous l'effet de leur malaxage par la musculature vaginale, d'où leur surnom de « boules musicales ».
INSERT INTO lexique SET term = 'Billes et chapelets',Les sex-shops proposent une panoplie de gadgets inspirés de cette tradition : paire de boules
en plastique contenant une bille en acier dont les frottement sont sensés titiller la paroi
vaginale lors des mouvements de la marche ; chapelet de « perles » de grosseur variable à
insérer dans l'anus, donc à usage « unisex ». Si la vue de leur manipulation est
érogène, les sensations éprouvées ne sont pas très rentables.
Comportement alimentaire insatiable, chez les déprimés sévères par exemple. Sexuellement, va désigner des conduites proches de l'addiction*, c'est à dire un appétit sexuel « sans faim » d'hommes et de femmes constamment insatisfaits, égoïstes, multipliant les fausses routes, ne s'engageant qu'à demi dans des relations superficielles par crainte de s'investir.
Chaque testicule est enveloppé dans un « sac », une bourse, constituée de plusieurs couches de tissus. Une première enveloppe (la « vaginale ») enferme la glande dans un espace légèrement liquidien, entourée elle-même d'une fine couche musculaire, le « crémaster ». Les deux bourses sont recouvertes d'une peau très pigmentée et élastique, le « scrotum* ». Contrairement à une idée reçue, leur morphologie ne signale pas une plus ou moins grande virilité.
INSERT INTO lexique SET term = 'Migration des testicules',Les testicules « descendent » dans leur futur logement quelques semaines avant la naissance, ou en général dans les trois mois qui suivent
Ils y sont retenus par un ligament qui les fixe au scrotum. L'absence de migration
d'un ou des deux testicules s'appelle une « cryptorchidie* ».
Les mamelons peuvent être plats ou très peu saillants, « ombiliqués », parfois d'un seul
côté. Cette « inversion » impose un handicap esthétique, mais aussi mécanique
vis à vis du désir d'allaiter. Comme la rétraction est due à la brièveté et à la résistance de ces canaux, le traitement chirurgical consiste à les sectionner.
Adjectif marquant l'appartenance d'un objet, d'une opinion, d'une personne, aux courants de pensée à la mode.
En occident, la récupération de ces rituels en trahit les motivations initiales, lorsqu'il s'agit de leur trouver un emploi dans le cadre de pratiques sadiques, par exemple. Dans le branding,
traduisons de l'anglais « marque au fer rouge », il s'agit d'un degré extrême de provocations douloureuses, narcissiques*, sans plus aucun lien symbolique avec le marquage du corps.
Verbe d'usage infiniment banal jusqu'au XVII°siècle dans le sens de bouger, remuer, agiter. Sa signification sexuelle s'est très vite imposée ensuite, dans le vocabulaire poétique, dans les calembours : désigne l'acte de masturbation. Dans sa forme intransitive « se branler », la généalogie du terme est aussi ancienne, prouvant que l'émotion érogène qui s'attache au vocabulaire n'est pas forcément liée à sa « modernité », mais peut comme ici traverser des générations.
Le fait de brunir les visages pâles. L'exposition prolongée des corps au soleil est une mode « ringarde », une hérésie, une profanation de l'esthétique féminine, que des traditions millénaires d'art érotique n'ont cessé de protéger de ses rayons. La peau tannée est sèche, inodore et sans saveur, ses perceptions tactiles s'égarent dans les « aigus » (disons, l'impression de « chatouilles »), sa température est anormale, ce n'est plus une zone érogène, mais un espace aride, désertique...
Réflexes opto-sexuels
Chez l'animal, la lumière met en relation directe ses zones cérébrales optiques et
ses fonctions sexuelles. L'élevage industriel l'exploite en imposant des rythmes artificiels
de cycles nuit/jour. Chez l'homme, le rayonnement solaire a une influence incontestée sur
son « humeur » et sa libido. L'exposition solaire estivale accroît incontestablement
à cet égard l'énervement et les convoitises.
Sensations pénibles d'échauffement, d'irritation, ressenties lors de toute tentative de pénétration vaginale. La douleur peut être due à une infection, une cicatrice, une candidose*... qui lèsent la muqueuse et la mettent à vif. La crainte d'avoir mal amoindrit le désir et, par conséquent, entretient une sécheresse vaginale qui rend le coït insupportable.
Sous la peau des petites lèvres et du muscle constricteur du vagin, se trouvent deux organes allongés en amende qui mesurent en moyenne trois à quatre cm de long sur un et demi d'épaisseur. Ces deux « colonnes » de tissu très vascularisé, qui « gardent » l'entrée du vagin, sont capable d'intumescence réflexe lors du rapport. Il s'agit bien de corps érectiles, équivalents du corps spongieux* masculin. Ils recouvrent de chaque côté une glande annexée à ce même « vestibule », les glandes de Bartholin*.
Priver du regard la zone pubienne paraît bien être un souci féminin universel des peuples qui vivent (presque) nus. Contrairement à l'étui pénien, qui protège autant qu'il enjolive, le « cache-sexe » féminin est affaire de coquetterie, et d'exhibition de son lignage et de son rang. A une ceinture de cuir ou de cordelette, ornée de perles et de cauris, où peuvent tinter des petites clochettes, est suspendu un petit « tablier » fait d'un bouquet de feuillage, d'un précieux assemblages métalliques, ou de perles et de coquillages... Une esthétique de la pudeur infiniment plus loquace que le « string » anonyme des occidentales.
S'ennuyer à deux est encore plus déprimant que se morfondre tout seul.
Espace exigu entouré de barreaux où se morfondent des soumis* en attente de supplices, de privations alimentaires, de menaces, d'injonctions scatologiques*...
Accessoire S.M.* et fétichiste, destiné à mortifier le visage. Passe-montagne en latex noir, recouvrant comme une seconde peau la tête et le cou. Des ouvertures sont percées, parfois, à hauteur des yeux, des narines et de la bouche.
Si le verbe renvoie à l'idée de cajoler, de bercer, de faire preuve de tendresse, d'embrasser avec douceur, le substantif « câlin » devient dans l'expression « faire un câlin » l'équivalent de faire l'amour.
Expression issue du grec, mot à mot « belles fesses » ; désigne depuis la vulgarisation de l'histoire de l'Art toutes les représentations outrancières des fesses féminines, de la « Vénus noire » de Vestonice (en Tchéquie) âgée de près de 26 000 ans, aux « Quatre sorcières » d'Albrecht Dürer (1471-1528), ou encore les « Pénitentes » de Charles Monnet (1732-1808) par exemple.
La perte totale ou quasi-complète de ses cheveux marque chez un homme d'âge mûr l'atteinte d'une certaine plénitude de sa virilité. Signe de masculinité triomphante, puisqu'il s'agit bien en effet, pour l'essentiel, d'une hypersensibilité du cuir chevelu aux androgènes* : les chauves ont tort d'en faire un complexe.
Traduit la relation de proximité, de familiarité de « chambrée ». Son usage dans les armées s'est éteint mais reste encore courant s'agissant des milieux scolaires, vivant en internat. De manière plus générale, les adolescents entre eux et leur entourage familial désignent cette cordialité fraternelle en termes de « copain » et « copine ». Nul n'est dupe cependant du sens explicitement sexuel que les jeunes leur attribuent aujourd'hui, surtout lorsqu'il sont dits « petits »...
Equipement du bondage* pénien : dispositif destiné à restreindre l'érection. Il s'agit de larges lanières de cuir à fermeture à boucle, d'anneaux en acier solidarisés par une fine lanière faisant harnais enserrant le pénis, ou encore d'étui pénien complet, souple ou rigide. Nombreuses variantes ceinturant aussi les testicules : grand anneau métallique enfilé jusqu'à la base du sexe, lanières et carcans à pression... Monté sur une ceinture de chasteté* pour homme, le dispositif devient une « cage à pénis » fermée par des cadenas.
La prostate est traversée par trois canaux.
L'un de ceux-ci est l'urètre, les deux autres sont les deux canaux déférents qui aboutissent dans l'urètre à l'endroit où celui-ci traverse la prostate.
L'urètre est le canal conducteur, non seulement de l'urine, mais également celui du sperme.
Le liquide de la vessie et le sperme ne peuvent être évacués en même temps par l'urètre, parce que bien avant le point culminant du spasme sexuel, le sphincter de la vessie se contracte spasmodiquement et empêche l'évacuation de l'urine.
La prostate aussi se contracte lors de l'acte sexuel et ferme l'urètre du côté de la vessie.
Le parallèle qui peut être établi entre les cancers de la prostate et de l'utérus - comme blessure
narcissique* obligeant le sujet à redevenir une personne - reste assez fictif, car si les hommes y voient leur érection sacrifiée, les femmes ne deviennent pas obligatoirement « frigides »*.
La plus commune, mais parfois la plus résistante aux traitements, des infections de la vulve et du vagin, plus rarement du gland de la verge et de l'anus. L'agent incriminé est une « levure » qui va se manifester par des « pertes », des brûlures et des démangeaisons, très dissuasives sur le plan sexuel.
Invective sur le ton de la plaisanterie moqueuse, si l'un des amants feint de « dévorer » l'autre en le mordant ou en le couvrant de baisers. L'évocation de semblables souvenirs de la prime enfance, lorsque la mère « cannibalise » les fesses et les cuisses potelées du bébé, a un effet érogène troublant chez l'adulte.
L'hérédité des caractères physiques induit dans l'appréciation de la beauté
des corps des critères propres à chaque culture. La mondialisation des canons
esthétiques occidentaux fait office de standard, mais c'est une manière
de coloniser l'imaginaire des peuples sans écriture.
Dite « anglaise » de surcroît, pour dire le préservatif, dans la langue des rues, faisant ainsi référence sans le savoir à la nationalité de son inventeur légendaire, un médecin anglais du XVIII°siècle.
Ensemble des gestes rythmés et répétitifs de frôlement et de frottement de la peau, et tout particulièrement des zones érogènes. La main en est l'outil privilégié, capable d'offrir une variété infinie de contacts, mais tout autre partie du corps peut aussi être recrutée comme messagère d'affection et de plaisir. C'est la langue maternelle par excellence du langage non verbal. En cas de carence grave dans l'enfance, l'adulte sera définitivement privé d'un savoir faire essentiel à l'eupareunie*.
Convocation de candidates pour le tournage d'un film pornographique. La sélection des « comédiennes » est souvent prétexte d'un tournage à la sauvette de séquences hard qui vont être abusivement commercialisées. De faux castings sont aussi truqués pour satisfaire à la demande de « films amateurs ».
Mutilation définitive qui détruit accidentellement ou non les organes de la procréation, testicules et ovaires. L'indication chirurgicale obéit le plus souvent au traitement des cancers. Lié à la notion de « complexe* » la castration désigne le niveau d'anxiété que peuvent inspirer chez l'enfant et chez l'adulte immature, des menaces imaginaires d'amputation de la virilité.
La prescription « d'anti-hormones mâles » dans le but d'annihiler les comportements sexuels
d'un délinquant, a pour conséquence en effet d'éteindre toute pulsion en abaissant à zéro les taux d'androgènes*, mais le terme de castration est abusif car à l'arrêt du traitement la
fonction endocrinienne redevient normale.
Qualifiait autrefois, dans le milieu des couturières, la jeune femme qui fêtait Sainte-Catherine (25 novembre) l'année de ses 25 ans en étant toujours célibataire. « Coiffer » Sainte-Catherine, ne signifiait pas pour autant être encore vierge, à la différence de la Rosière*.
Equipement de serrurerie génitale, cadenassé et riveté à l'entrejambe, qu'une ceinture maintient à la taille. La tradition lui octroie une fonction hypothétique de garant de la fidélité conjugale. En réalité l'objet a une double vocation, bien éloignée des outrages des maris : décor vestimentaire, aussi bien masculin que féminin, venant compléter une panoplie d'exhibition « gothique », mais surtout, moyen de contention entrant dans des scénarios de soumission* très élaborés.
Le fait de ne pas être marié. Après avoir longtemps impliqué une vie solitaire et chaste, à l'instar des moines et des prêtres, le célibat désigne aujourd'hui de nombreuses formes d'état civil, du « vieux garçon » au couple de lesbiennes qui élèvent leurs enfants.
Il s'agit du contrôle qu'exercent les pouvoirs publics ou les instances religieuses sur les médias. L'interdit de publier, d'afficher ou de diffuser de l'écrit, de la parole, ou de l'image, est de tous les siècles et de tous les régimes. S'agissant de vérifier, recenser, normaliser tout savoir en matière de « moralité sexuelle », aux côtés des prohibitions inspirées par les milieux confessionnels, la censure civile s'exercera au nom de la décence et de la protection des mineurs.
De nombreuses expression témoignent du caractère litigieux et subversif d'une littérature
attentant aux bonnes mœurs, mais qui restent accessible aux initiés « sous le manteau », au « second rayon » des libraires, dans « l'enfer » des bibliothèques.
Un amant qui va chercher « midi à quatorze heures » pour parvenir à jouir.
Voir aussi chaude.
Peine infligée par une séparation non consentie ou par une passion non réciproque. Plus il est dit « gros », moins il est durable et s'apparente aux caprices de l'enfance.
Terme imagé qui fait allusion au corps et à la peau, pour évoquer la sensualité et ses défauts, la luxure et ses péchés.
Les frissons provoqués par des caresses qui effleurent la peau
donnent à l'épiderme un toucher rugueux dû à l'érection réflexe de ses poils.
Pièce du logis réservée à l'accomplissement du sommeil et à ses avant-propos sexuels. L'architecture urbaine sacrifie le concept bourgeois de la « chambre à coucher », au profit de normes - NF-D 83-101 et 83-102 - qui en réduisent la surface à 9 m², sous 2,50 m sous plafond... Peu importe, l'intimité est sauve, le devoir conjugal y trouve son champ de bataille, et parfois la télévision ou un animal domestique leur fonction de dette de guerre.
S'il est de bon ton dans la haute société de ne pas dormir dans la même chambre,
perpétuant ainsi une tradition plusieurs fois millénaire,
faire chambre à part aujourd'hui relève plutôt du traité d'armistice dans un couple,
cette séparation nocturne garantissant le respect de l'embargo sexuel négocié en secret.
Abstinence totale et définitive de tout plaisir charnel. Vertu morale, érigée en devoir irréfutable pour les prêtres catholique, édicté par le droit dit « canonique », c'est à dire la constitution de l'Eglise.
Les mutilations génitales sont des archives, encore illisibles, de l'histoire de l'humanité. Mis à part les
tortures et les supplices, qui impliquent une intention punitive, les mutilations génitales ont absolument toutes en commun d'incarner un châtiment comme droit d'entrée dans le groupe.
Caresse légère et soudaine qui déclenche le rire ou l'agacement. Peut utilement servir d'intermède ludique, d'entracte amusant, lors des préambules érotiques.
Synonyme usuel d'inspiration vétérinaire qui désigne la zone vulvaire. « Sexe » convient aux vulves épilées, de compagnie plus récente, comme pour marquer une désapprobation au sacrifice de leur pilosité, les rendant insipides, invisibles et sans saveur.
Une maîtresse qui va chercher midi à quatorze heures pour parvenir à l'orgasme.
Voir aussi cérébral.
Evocation argotique des brûlures très pénibles ressenties à la miction* des hommes atteints de « blennorragie », MST* à gonocoques. Ces microbes lèsent l'urètre et déclenchent un écoulement de pus qui suinte à l'extérieur, épais, plus ou moins abondant. Les traitements antibiotiques actuels ont radicalement transformé le pronostic d'une affection qui avait autrefois de graves conséquences sanitaires et sociales.
Accessoire vestimentaire qui enveloppe et protège les pied mais qui, au rayon femme, fait l'objet d'un culte fétichiste ancestral. C'est l'empereur Li Yu (937-978) qui en exalte la passion en inventant dit-on le bandage, érotisant les petits pieds des courtisanes en les moulant en fine pointe, comme les cornes d'un croissant de lune... La chaussure a deux usages aujourd'hui : donner de l'altitude à l'exhibition de la jambe, ou servir d'écrin aux orteils pour le strict fétichisme du pied.
Titre d'une troupe américaine de onze « gentlemen strip-teaseurs » qui mettent en
péril depuis 1992 le monopole féminin de l'effeuillage.
Nom d'une bactérie responsable d'infections de l'urètre chez l'homme et d'une vaginite* chez la femme. Deux circonstances en font une MST* redoutable : une fois sur dix elle ne se manifeste par aucun signe alarmant, et sa détection dans les écoulements de la verge ou les pertes vaginales est extrêmement difficile. Sa fréquence est considérable et chez la jeune femme elle est la première cause de stérilité et de grossesse extra-utérine*.
Les circonstances qui président au choix du partenaire «définitif » , auquel on s'unit par les liens officiels du mariage, ne sont pas toutes liées au hasard des coups de foudre. Même si l'on écarte les traditions des unions préméditées par les familles, les futurs époux font jouer plus ou moins consciemment des modèles parentaux aussi bien que contre-parentaux - dans les mariages mixtes inter-raciaux par exemple - qui n'ont rien à voir avec les effusions sentimentales affichées.
Désigne l'étude des variations périodiques, appelées aussi « horloge biologique », qui modifient de façon prévisible les fonctions de l'organisme.
Aux séquences bien connues veille/sommeil, ou des cycles menstruels,
se superposent d'autres rythmes d'ampleur plus étendue,
influençant notamment les sécrétions hormonales et le système immunitaire.
Immédiatement réparée cette estafilade cicatrise de façon anodine, mais peut longtemps
encore servir « d'épine irritative » et légitimer une dyspareunie*.
Allégorie populaire pour désigner l'extase de l'orgasme ; atteindre ce « ciel invisible » comme on le nommait au XVIII°siècle lorsque, les yeux fermés, les amants « sont aux anges »...
Rangée de poils implantés sur le bord libre des paupières, existant chez l'homme et le singe. La femme en exagère l'apparence depuis les temps les plus reculés de l'histoire de la coquetterie. Les belles romaines se fardent à l'antimoine, noircissent le pourtour des yeux, teignent les cils à la sépia et en allongent l'arc, et les femmes d'orient bistrent les paupières au bleu du koheul... prémices du mascara, de l'eye-liner et du blush d'aujourd'hui.
En grec, mot à mot, mouvement entre les seins, qui illustre ici une séquence de frottement de la verge dans le sillon mammaire. L'analogie anatomique entre cette fente charnue et la zone vulvaire est chez l'homme d'un poids considérable, responsable des mille stratagèmes féminins tendant à l'exhiber. Sexuellement la pratique est connue de tous temps, comme alternative au coït lorsqu'une virginité se doit d'être respectée, ou en l'absence de contraception.
Terme à la fois médical et du domaine public définissant, mot à mot, la section circulaire de la peau qui recouvre le gland, appelée prépuce*, lorsqu'elle est responsable d'un phimosis*. Les autres indications relèvent du vaste ensemble des mutilations sexuelles masculines, quels que soient aujourd'hui encore les arguments avancés pour en justifier la pratique. Circoncision et excision* prennent source dans le même creuset rituel noir africain, attesté par la codification de ces rites par l'Egypte pharaonique.
Signifie « propre » en anglais. Signale dans les petites annonces de rencontres, que les candidats respectent le safer sex* : familiers de l'usage des préservatifs, ils peuvent aussi présenter leur « laissez-passer » anti-Sida, c'est à dire le résultat d'un laboratoire de dépistage datant de moins de trois mois, prouvant qu'ils sont indemnes.
Section complète du clitoris dans le cadre des pratiques mutilatrices, le plus souvent rassemblées sous le terme générique « d'excisions* ».
L'opposition entre les femmes qui ne jouissent que par stimulation clitoridienne, et celles qui
y parviennent lors de pénétrations vaginales, devrait cesser. Quel que soit l'âge, jouir n'est qu'une question d'assiduité, de patience, de curiosité, et de narcissisme*.
Bien que correspondant à la verge de l'homme, le clitoris à une particularité: c'est le seul organe qui soit exclusivement consacré au plaisir, il n'a aucune autre fonction...
Le clitoris n'est visible que lorsqu'on écarte les petites lèvres; sinon il est caché par celles-ci qui forment le capuchon.
Il mesure environ 2 cm de longueur. mais il n'est pas traversé par l'urètre, comme la verge; il est presque entièrement incrusté dans le corps; sa racine est soudée à l'os du pubis. Seul le gland du clitoris est visible.
Il peut être de dimension variable suivant les femmes et les origines ethniques. Il sert exclusivement au déclenchement des sensations de volupté sexuelle de la femme; les nerfs qui y aboutissent sont plus sensibles que ceux du gland de l'homme.
Sa structure anatomique comprend deux corps caverneux qui s'emplissent de sang si une intervention d'ordre psychique ou tactile déclenche l'état d'excitation.
Par le gonflement de sang des. corps caverneux, il s'agrandit jusqu'à atteindre une longueur de 3 à 3,5 cm.
Comme le gland de l'homme, le clitoris est recouvert d'un repli cutané qui se retire habituellement lors de l'excitation sexuelle en laissant apparaître un peu le gland. Comme chez l'homme également, il y a au dessous de ce repli de nombreuses glandules sébacées dont la sécrétion, d'intensité variable, donne aux organes sexuels féminins leur odeur caractéristique qui constitue, en principe, un excitant sexuel pour l'homme.
Une autre zone érotique chez la femme est le Point G . Mythe ou réalité ?
Etablissement public de distraction dansante. Label consacré par les milieux homosexuels pour désigner les lieux de drague* nocturne, par rapport aux bars* plutôt fréquentés la journée.
Injure corrosive mais joviale pour sanctionner le dégoût que peuvent inspirer un spectacle, une attitude ou une requête obscènes. Au féminin, l'allusion à ce mammifère rural inspirerait plutôt de l'appétit. Quant à son diminutif « petit cochon », chacun apprécie sa jovialité gourmande.
Anneau en acier, en caoutchouc ou bracelet en cuir, adaptable, qui enserre la racine de la verge et les bourses. Au bénéfice décoratif escompté, venant rehausser l'esthétique d'un tatouage ou d'un piercing* par exemple, s'ajoute un accroissement des possibilités érectiles en faisant partiellement barrage au sang de retour.
Terme anglais pour cocon (enveloppe protectrice des larves de papillons), mais dont le sens dérivé s'est étendu dans les années 1990 au verbe « cocooner », pour désigner la vie en autarcie de couples rebelles, confinés à domicile, à l'abri dans leur « nid » de toute promiscuité. Dissidence provisoire, contemporaine de la naissance d'une passion, dont la durée dépendra des revers du plaisir.
Quolibet que doit essuyer le mari trompé, dont l'usage est attesté dès le XIV°siècle, diminutif du nom de l'oiseau, le coucou, qui est réputé pour ses fugues hors du nid...La connotation de niaiserie est accentuée en y ajoutant la métaphore ironique des « cornes », qui vient de leur emploi injurieux déjà connu des grecs et des romains.
Organe primordial de la vie, affublé de nombreuses représentations allégoriques en occident, de l'expression du sentiment amoureux au symbole de l'honneur chevaleresque... Depuis la nuit des temps et dans toutes les civilisations, avant et après l'invention de l'imprimerie, les divers organes du corps servent toujours « d'alphabet » dans l'écriture des mythes et des légendes : le cœur est sexuellement parlant mis en opposition avec la verge par exemple, de qui l'on tire les emblèmes « phalliques* ».
Mode de vie en couple, qui autorise hors du mariage d'habiter sous le même toit. Le terme s'étend cependant à des situations très diverses allant du simple partage de commodités domestiques entre parents, au concubinage* notoire. Souvent le fait de jeunes gens pressés, ce besoin de « vivre ensemble » fut appelé à une époque, « pré-conjugal », puisque le désir d'enfant précipitait la décision de se marier. Ce n'est plus le cas : l'extrême banalisation de ce partage les prive d'une étape d'expectative, de désir, d'attente, qui donne au couple plus traditionnel plus de chance de durer.
C'est en latin, se joindre, se réunir, qui est devenu l'expression savante de « l'accouplement », aussi bien pour l'homme que pour les animaux. Par extension abusive le terme « coït anal » est parfois substitué à celui de sodomie, mais l'usage réserve habituellement le sens de coït aux seules pénétrations vaginales hétérosexuelles.
Terme faussement savant pour dire avec une élégance rusée que l'on offense les préceptes bibliques en éjaculant hors du vagin. « Méthode » antédiluvienne de contraception, aussi peu fiable que frustrante sur le plan érotique.
Coitus reservatus
Cousin par alliance du précédent. Ici, l'éjaculation est dite « réservée » à un avenir
meilleur... retenue, remise au prochain rapport, refusée, consignée.
Une telle privation a une rentabilité émotionnelle très médiocre.
Partie inférieure arrondie de l'utérus, percée d'un orifice, qui fait saillie dans le fond du vagin comme le col d'une bouteille. Toute femme peut sentir cette petite masse dure et mobile en enfonçant le doigt dans le vagin. Invisible, indolore - handicap considérable, qui laisse méconnues de graves lésions chez celles qui négligent les examens gynécologiques de routine - sa participation au déclenchement de l'orgasme dépend de chaque femme, et les si nombreux motifs médicaux d'en faire l'amputation plus ou moins radicale, ne vont pas systématiquement suspendre les réflexes érogènes.
Accès subit d'émotions incontrôlables qui s'expriment à la fois de façon gestuelle et verbale, et accompagnées d'un riche contingent de mimiques et de réactions physiques (accélération du rythme cardiaque, rougeur du visage, sueur...). L'impulsivité de l'agressivité est souvent liée à la jalousie, à des frustrations sexuelles insupportables, et constitue un des principaux moteurs des violences conjugales.
Accessoire de scénario S/M*, généralement en cuir ou en métal, destiné à assurer une contention du cou, symbole d'une soumission encore plus servile.
Réunion de plusieurs éléments de lingerie féminine, chemise-pantalon-jupon par exemple en 1898, mais synonyme aujourd'hui du sous-vêtement sexuellement démotivant depuis que le cinéma des années 1950 en faisait l'emblème vestimentaire des épouses assagies et enlaidies.
La « magie » des tournages fait rêver. Les acteurs, même occasionnels, se targuent d'être des « comédiens », mais leur rémunération doit les assimiler au statut de prostitués et les producteurs à celui de proxénètes*.
Asperger intentionnellement autrui de son urine, est une séquence clé de complicité urolagnique.
Son potentiel érogène exceptionnel tient à la mosaïque de tabous qu'elle transgresse,
de l'exhibition à l'arrosage mutuel des sexes...
Terme de psychologie, passé dans le domaine public, qui désigne les tendances inconscientes qui modulent le comportement, les aspirations, les inhibitions* de chacun.. L'usage leur vouent un contexte conflictuel et caractériel, il n'en est rien, il s'agit en réalité de la face visible des divers constituant de la personnalité qui se structure dans les premières années de la vie. Ce sont les accidents de ce parcours qui laissent des cicatrices chez l'adulte, et induisent des conduites d'échec, de rejet, d'agressivité et d'autodestruction.
Apparenté au persan kun et au latin cunnus le mot désigne le sexe féminin dans un contexte satirique. L'évolution récente vers une note injurieuse n'a pas désarmé l'usage érotique de l'expression initiale et de ses nombreux dérivés.
Dans le vocabulaire des annonces échangistes* il s'agit de bel et bien confirmer que dès la première rencontre le passage à l'acte est envisageable, sans prémices conventionnelles.
La source latine du mot renvoie au « compagnonnage du lit ». Dormir ensemble sans être marié caractérise donc le concubinage, aussi bien au masculin qu'au féminin, que l'épithète « notoire » tend à qualifier juridiquement en y adjoignant une preuve de durée et de notoriété publique.
L'acceptation du principe d'égalité entre tous les couples débouche sur la reconnaissance
du concubinage - et de ses conséquences juridiques - entre partenaires se déclarant homosexuels, transsexuels, ou concernant des couples « mixtes ».
Emprunté à l'anglais condom depuis le début du XVIII°siècle pour désigner le préservatif* masculin. L'idée communément admise selon laquelle l'objet porterait le nom de son inventeur n'est pas fondée sur des traces historiques, et ne sert qu'à sa légende.
La dérobade de l'érection représente l'autre volet de l'impuissance* et accompagne très souvent la débandade de la confiance en soi et l'exode du plaisir.
Petites excroissances charnues d'aspect blanc-rosé, vulgairement appelées « crêtes de coq », comparables à de minuscules verrues, ou groupées en amas plus compacts. Se développent sur les organes génitaux, l'anus, le périnée. Non douloureuses, mais très contagieuses, par soi-même par grattage, et bien sûr par voie sexuelle. L'agent contaminant est un virus de la famille des Papillomavirus, dont les risques cancérigènes pour le col de l'utérus exigent une vigilance assidue.
Principal « ciment » d'une relation durable. Le sentiment de confiance est bien plus précieux que l'amour pour consolider l'attachement entre deux êtres, parce qu'il instaure un climat de sécurité et de protection, tant sur le plan affectif que matériel. Par voie de conséquence, la perte de confiance aura un effet délétère bien plus rapide que les aléas de la copulation.
Affrontement plus ou moins agressif au sein d'un couple, débouchant sur des risques de déstabilisation affective et de rupture. Si les conflits conjugaux sont souvent formulés en termes d'insatisfaction sexuelle, la matière principale de la crise est d'ordre relationnel, voire économique, faisant donc intervenir des facteurs d'inadaptation caractérielle et d'exclusion socio-économique, les joies de la chair n'intervenant que comme facteur déclenchant des hostilités.
Pratique d'écoute non directive destinée à réorganiser la communication au sein du couple.
En milieu urbain une fille sur dix au moins avoue n'avoir pas consenti à sa défloration, et pour
un tiers des mineures de 18 ans, le premier coït sert de « ticket d'entrée » dans la vie adulte,
plutôt que d'un réel investissement sensuel. Immaturité qui contribue à rendre détestables les souvenirs de cette défloration hâtive et opportuniste.
Manière plus civile de dire le passage à l'acte coïtal... ou de signaler son absence,
dans l'expression « non consommation du mariage* » par exemple.
Outrepassant les règles de continence liées au sang menstruel par exemple, les clercs du 4° Concile de Carthage, en 398, ordonnent de surcroît aux époux de surseoir à la consommation du mariage lors de la nuit de noces, par égard pour la bénédiction qu'ils viennent de recevoir... mais le conseil n'est-il pas
aussi une manière de prévention des séquelles d'assauts viriles trop brutaux ?
Ensemble des méthodes s'ajoutant au déroulement spontané du coït afin de faire échec à la procréation. La régulation des naissances est une constante observée de tous temps dans toutes les sociétés économiquement structurées. Si l'avortement représente en période de crise un substitut redoutable, le caractère irréversible de la stérilisation fait sortir cette pratique anticonceptionnelle du cadre de la contraception.
Ensemble de décisions prises dans les suites immédiates d'un rapport non protégé et
supposé fécondant. Appelé aussi contraception « post-coïtale », ou encore « du lendemain ».
Conduite érogène exploitant une attraction immodérée pour les déjections humaines.
Terme pédant qui désigne « l'union charnelle » dans sa version intra-vaginale. L'histoire du mot fait resurgir dans la racine copule l'idée d'un lien également moral, spécifique de la sexualité conjugale validée par le désir d'enfant.
Chez l'homme, il s'agit des deux cylindres de tissu érectile qui constituent l'essentiel de la masse de la verge. Solidement fixés à l'os du pubis il se soudent à la base du sexe et se prolongent accolés jusqu'au gland. Ils ménagent à leur face inférieure une gouttière où chemine le corps spongieux. Chez la femme, deux petits corps graciles et en arc de cercle constituent le « genou » et le gland du clitoris. Leur excitation ne déclenche qu'une intumescence sans véritable érection.
Ainsi s'appelle une « glande » tout à fait atypique, éphémère, préprogrammée, qui se constitue immédiatement sur la cicatrice que laisse l'ovule sur l'ovaire qui l'a pondu, au 14° jour d'un cycle normal. Cet organe va sécréter jusqu'à 40 mg de progestérone* par jour, vers le 20° jour
du cycle, pour disparaître à la veille des règles suivantes s'il n'y a pas eu de grossesse. Enceinte, la femme va solliciter cette source hormonale garantissant sa « gestation » - d'où le nom « pro-gestérone » - jusqu'à sa 12° semaine de grossesse.
Manchon de tissu érectile qui entoure l'urètre et qui s'étend tout le long de la verge, sous les corps caverneux*. A son extrémité un renflement, percé du méat urétral, constitue le gland*. La turgescence du corps spongieux n'écrase pas le conduit urétral, permettant aux spasmes orgastiques d'éjaculer le sperme.
Gaine moulante à laçage plus ou moins sophistiqué qui a sévi dès le XVII°siècle pour modeler le buste et la taille des femmes sous les vêtements. Récemment la mode en restaure une version assagie et élégante avec la guêpière à jarretelles, rehaussée de bas à couture. Mais les modèles les plus en vogue concernent les corsets de contention S/M* dont les formes, les matières et les systèmes d'attaches sont conçus pour ficeler et transformer les lignes du corps, aussi bien chez les hommes et les femmes soumis.
La distance qui sépare notre vision monothéiste du sacré, de l'illumination cosmique du Tranta
est telle que, sans une conversion totalement immergée dans l'hindouisme, la fréquentation de ses enseignements n'est que pure distraction.
Vient suppléer à l'expression « faire l'amour » dans une langue plus directe, plus enjouée : « coucher ensemble ». Mais à l'inverse, « aller se coucher » indique bien ce que s'allonger veut dire, et que sans nul doute ce sera sans plus pour recouvrer le sommeil.
La verge en érection n'est jamais parfaitement rectiligne, son incurvation peut ramener le gland vers l'abdomen, ou faire un angle de côté. Les débutants et les timides se le reprochent mais
les indications chirurgicales sont exceptionnelles.
Edredon garni de plumes, de duvet ou de fibres synthétiques, dont l'originalité consiste à servir à la fois de drap « du dessus », de couverture, et de couvre-lit. Insigne d'une literie jeune et pratique, la couette entre dans les expressions libertines, pour évoquer de façon à peine voilée une sexualité ludique et enjouée.
Version populaire pour dire l'élan érotique violent et soudain ressenti pour l'inconnu(e) dès les premiers regards, élan aussi stupéfiant que ravissant. Son usage lyrique s'inscrit tout naturellement dans l'effet magique des « philtres » d'amour et de la mythologie chevaleresque.
Alliance de deux personnes qui cohabitent depuis plus de six mois et qui partagent les taches domestiques. C'est par l'effet pervers des médias que la notion de couple est indissolublement attachée à la promiscuité sexuelle. Abus de formalisme, d'idées reçues, de fantasmes sectaires : de nombreux couples s'en privent sans honte et sans reproches.
Titre de gloire d'une femme cultivée et de rang élevé qui se conduit cependant
comme une prostituée. De tous temps et sous tous les régimes culturels, l'usage de la prostitution a donné lieu à une hiérarchie, au sommet de laquelle se situent celles qui savent le mieux allier les arts de l'esprit à l'artisanat des corps.
Version hyper-sophistiquée du baratin* mais dont la rentabilité côté sexe laisse tout autant à désirer que dans sa version plus rurale. « Faire la cour » tend du reste à devenir à usage mixte, les hommes faisant à leur tour l'expérience des minauderies des femmes qui les convoitent.
Individu peu fréquentable, mais si l'injure est murmurée à l'oreille, elle entre dans le répertoire canaille des préliminaires amoureux.
Badine flexible, généralement recouverte de cuir noir, se terminant par une mèche ou de fines lanières comme sur un martinet. Ustensile indispensable à la symbolique du costume des maîtresses* et à la correction de leurs soumis*.
Vocalise brutale et vigoureuse, témoin incontrôlable de la force des émotions qui submergent la conscience. Aboutissement vital, limite extrême du lâcher-prise vers où convergent toutes les tensions érogènes, qu'elles naissent dans la douleur ou la volupté, le cri est pour quelques secondes à peine l'instant suprême de l'érotisme, offrant dans le déchirement de l'orgasme l'unique chance de se dépasser.
L'inassouvissement étant l'impasse où s'agite la passion, parvenu à un degré jugé intolérable,
sa violence peut se transférer dans le désir de la mort de l'objet d'une telle aliénation.
La délinquance sexuelle colle intimement aux facteurs criminogènes généraux,
qu'il s'agissent de la brutalité des jeunes entre eux, ou des violences commises dans le
huis clos familial par exemple : la perversion* est un indice d'exclusion et d'inadaptation
socio-économique, avant d'être un diagnostic psychiatrique permettant
au corps social de se défausser de toute responsabilité.
Les testicules « mûrissent » chez le foetus à l'intérieur de l'abdomen, jusqu'à ce que, peu avant la naissance, ils migrent dans les bourses*. Or, pour des raisons inconnues, soit pour l'une soit pour les deux glandes, cette descente est parfois interrompue et le scrotum* reste vide. Tiré du préfixe grec « crypte » qui signifie « caché », le mot rappelle bien que l'on ne trouve pas de testicule à sa place. On peut dire aussi « ectopie » testiculaire.
Matière culte des liturgies S/M*. Noir. Rouge. Matière première de tout ce que l'imagination hallucinante de ses adeptes peut créer pour embellir et morceler l'image du corps afin d'en faire sourdre du plaisir.
Trait d'union entre le mollet et le tronc, sexuellement passé sous silence dans sa version masculine, mais scrupuleusement codifié chez la femme occidentale. La hauteur du vêtement au-dessus du genou (minijupe, short, chemise, nuisette, bas, collant, cuissardes...) trace une limite d'exhibition des cuisses qui est d'autant plus émouvante qu'on se rapproche des zones érogènes sans les voir.
Le sens trivial de « derrière » est attesté dès le XVII°siècle. Son emploi dérivé pour désigner le sexe féminin est plus récent et appartient à l'origine à l'argot de la prostitution. Le mot est greffé à d'innombrables expressions argotiques, mais à la différence de son cousin par alliance « con » il privilégie la note sexuelle et non l'injure.
A l'origine, petit pantalon fendu, en étoffe souple et blanche comme tout sous-vêtement, couvrant le haut des cuisses et les hanches jusqu'à la taille. Dès 1930 la culotte évolue vers des formes de plus en plus collantes, échancrées et basses à la taille (slip), pour aboutir un demi-siècle plus tard au comble de la caricature du sous-vêtement : un cache-sexe triangulaire, maintenu par deux liens élastiques (string).
Sentiment d'avoir commis une erreur, d'être fautif. Dans le contexte d'une mésentente ou d'une rupture consommée, la culpabilité est au centre de la crise, car tant qu'elle n'est pas énoncée la responsabilité des conflits n'est pas encore attribuée à l'un ou à l'autre des partenaires. C'est ainsi, avec les luttes de pouvoir et les dysharmonies sexuelles, le principal signe de souffrance du couple.
Léchage de la vulve. Communs à de nombreux mammifères ces contacts bucco-génitaux et les perceptions olfactives et gustatives qui les accompagnent ne font pas l'heur de toutes les sociétés. L'occident y voue cependant une longue tradition dont les femmes se réjouissent : la force érogène de la succion du clitoris et du pourléchage des babines vaginales tient autant à l'exquise titillation qu'au don total de soi qu'elle implique.
Terme de collectionneur et de bibliophile, désignant les objets, les oeuvres d'art ou les livres traitant de la sexualité et de l'érotisme.
Terme médical qui définit l'ensemble des infections de la vessie, et se caractérisant par des besoins fréquents et pénibles d'uriner. Fréquentes chez la femme ces mictions douloureuses peuvent être provoquées dans les suites immédiates de la défloration - appelée « cystite de la lune de miel » - ou de coïts trop appuyés, créant une inflammation sans microbe, récidivante, appelée « cystite à urines claires ».
Abréviation de « dispositif intra-utérin », voir stérilet.
Désigne au XIX° siècle un homme d'une coquetterie maniérée et pleine d'affectation, dont la
séduction est bien trompeuse, car tous les exemples historiques d'Alcibiade à Baudelaire, de Brummel à Oscar Wilde, n'ont laissé que des femmes dépitées par leur médiocrité amoureuse.
Imminence d'un risque menaçant. L'épidémie de Sida* a profondément marqué les représentations collectives de la sexualité en y imprimant la notion de risque mortel. L'effroi est d'autant plus alarmant que le danger est invisible, qu'aucun signe extérieur ne trahit la séropositivité*.
Langage musical des corps. La gestuelle rythmée est à la base du coït*, dont le rendement émotionnel est largement tributaire de la synchronisation des mouvements du bassin. La caresse elle même est le reflet d'un talent chorégraphique irremplaçable. Sacrée ou profane, folklorique ou musette, la danse est la plus jolie médiation entre les corps et le désir qu'elle peut alors érotiser.
Les frictions intentionnelles des danseurs qui se collent l'un à l'autre pour
s'exciter peuvent aboutir à l'orgasme, mais ternissent aussi l'image d'un « cavalier » dont l'érection n'est pas convaincante.
Noviciat du garçon en matière sexuelle. Période à haut risque de déceptions et de bévues : les premiers coïts se soldent naturellement par une précipitation de l'éjaculation, aussi inattendue qu'anodines, qui décourage et culpabilise plus d'un candidat à l'extase, face à une partenaire elle aussi en rodage et déçue.
Tirer sur la peau qui recouvre l'extrémité de la verge (prépuce*) pour libérer le gland. En dehors de malformations mineures (phimosis*), la peau est très mobile sur une verge en érection et coulisse facilement lors des pénétrations ou de la masturbation, exposant alors une muqueuse capable de révéler toute sa réceptivité érogène.
L'anxiété est avec la dépression le « marqueur » le plus fréquent des problèmes sexuels.
Que l'anxiété soit « maladive » ou réactionnelle à un événement donné, elle désorganise
la vie sentimentale et érotique en en faisant un « drame ». C'est en « dédramatisant »
l'histoire qui lui est contée que le sexologue amorce la première étape de sa prise en charge.
Rupture de l'hymen* lors d'une pénétration vaginale, sexuelle ou instrumentale. Chez la vierge timorée et « nunuche », l'épreuve est redoutée parce qu'elle est réputée douloureuse et sanglante. En réalité, l'infinie variété anatomique de l'hymen ne permet jamais de prévoir dans quelles conditions il va s'effacer pour libérer les voies naturelles de la sexualité.
Sentiments de répulsion, d'aversion, d'écœurement, qu'inspire l'instinct de survie, mis en alerte par des signaux sensoriels appartenant à un répertoire génétiquement programmé. A un moindre degré, les dégoûts alimentaires ou la répugnance qu'inspirent les organes sexuels,
leurs sécrétions et leur fragrance, relèvent de choix culturels et éducatifs, mais obèrent les perspectives d'épanouissement érotique.
Ensemble des comportements asociaux, eu égard au consensus qui en établit la mise à jour en fonction de l'évolution des mentalités et des du pouvoir politique du moment.
Il n'y a de pervers que de comportement dénommé comme tel par le corps social. C'est le langage qui lie en effet le sexuel à l'imaginaire, et le confine dans ses attributs symboliques, pour qu'il s'en tienne
à ce qui en est dit du permis et du défendu.
Textile ajouré et très délicat qui est associé dès le XVI°siècle à l'étiquette royale et se portent aussi bien par les hommes que par les femmes, autour du cou ou des poignets, sur les coiffures, en volant, en ruché ou en drapé... Au développement de la dentelle « mécanique » correspond en 1858 la création de la Haute Couture, et dès lors, d'une mode féminine qui s'en empare et en fait son fleuron : douceur et transparence créent une lingerie aussi admirable qu'un bijou.
Organes de la mastication et de l'élocution. La dentition participe à l'expression du sourire et à l'esthétique globale du visage. Mais outre sa valeur symbolique, liée par exemple aux empreintes de la succion du sein maternel ou à la perte des dents illustrant l'imminence de la mort, la dentition est sexuellement mobilisée dans tous les jeux de bouche, du baiser à la morsure.
Etat mental caractérisé par une profonde tristesse. Sexuellement, la « déprime » s'allie à la fatigue et à l'anxiété pour mettre rapidement en faillite le désir et ses manifestations physiques, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. La vie privée est provisoirement en berne.
Voir aussi antidépresseur.
La colère n'est pas seulement l'indice d'une irritabilité plus ou moins justifiée, mais
peut par sa durée, ses motifs inappropriés, révéler un état dépressif sévère.
Equivalent argotique de la défloration depuis le XVII°siècle. La langue contemporain des cités lui préfère désormais le verbe « dévierger », encore plus explicite.
Versant conscient du besoin. « Face visible de l'iceberg », le désir naît de la nécessité de mettre en forme convenue, de communiquer, annoncer, expliquer, révéler ce qui relève de la pulsion de faim, de soif, d'orgasme, autant dire de vie.
Voir aussi frigidité.
Prise de vue de 24 dessins par seconde, offrant à l'œil l'illusion du mouvement. Ainsi, la « bande dessiné* » devient-elle un dessin animé réaliste - un cartoon - qui, dans le domaine de la sexualité, s'inscrit dès les années 1920 aux Etats-Unis comme alternative burlesque et parfois même coloriée (gouachée à la main) aux thèmes beaucoup plus conventionnels des « films de bordel » en noir et blanc.
Au pluriel, les dessous résument cette lingerie féminine qui se porte comme une seconde peau sous les vêtements et que la mode rend éblouissante pour que les corps enjolivés aveuglent le regard des hommes.
Evocation usuelle des diverses postures du coït qui placent la femme à califourchon au-dessus de son partenaire, et qu'Andromaque, Reine de Troie au XIII°siècle avant J.-C., rendit légendaire au bon plaisir d'Hector, avant que le sort des armes ne lui soit funeste.
Crépuscule du sentiment amoureux composé de deux mouvements, l'un d'abandon et l'autre de renoncement, qui concourent à installer les conditions de l'oubli, sans peine et sans regret.
Retour à l'état de flaccidité de la verge. La perte de l'érection est physiologique et invincible dans les secondes qui suivent l'éjaculation, mais elle constitue également le signal d'une cassure inopinée de l'excitation, ramollissant la verge plus ou moins vite, plus ou moins complètement, mettant un terme prématuré aux opérations en cours.
Perte irrémédiable. « Faire le deuil » c'est à titre posthume tenter de se détacher d'une histoire qui se vantait d'être insubmersible... Chaque rupture met ainsi en marche ce processus d'oubli qui n'est jamais qu'une manière détournée de reconstruire son amour propre.
Qualifie des comportements non admis par le corps social et qui obéissent plus à un défoulement incontrôlé qu'à une structure obscène de la fonction érotique, autrement dit plus proches des conduites perverses criminogènes.
Traduire et interpréter les mimiques compte au nombre des signes non verbaux de l'expression incontournable des consentements et des répulsions.
Accessoire de contraception locale féminine dont la première description date de 1882 : disque de latex, bombé en coupole et maintenu sur un cercle plus rigide, qui permet l'insertion dans le fond du vagin et l'obturation du col. A l'action de barrière mécanique il est conseillé d'ajouter un spermicide* ce qui rend la méthode encore plus contraignante et démodée face aux autres méthodes de contraception.
Malformation congénitale touchant 1 femme sur 80 000 environ : il s'agit d'une cloison qui
barre en travers la cavité vaginale. Neuf fois sur dix l'obstacle est incomplet et n'est pas une
cause de stérilité, mais de dyspareunie* imputée à tort à un hymen trop robuste.
Sentence populaire qui « dicte » de façon imagée et plus ou moins triviale, une règle de conduite ou une opinion communément admise, notamment dans le domaine des relations entre les hommes et les femmes, ainsi que les suspicions réciproques qui les animent.
Ensemble des mécanismes qui, de la fécondation à l'âge adulte, aboutissent à la construction harmonieuse de la masculinité ou de la féminité.
Carré de latex de 152 x 152 mm de côté utilisé par le chirurgien-dentiste comme mini-champ opératoire pour isoler les dents voisines et protéger la muqueuse des gencives...Dans les milieux lesbiens adeptes du safer sex* on en préconise l'usage lors des pratiques oragénitales* surtout pendant les règles, dont le sang aggrave le risque de transmission du VIH*.
Feuilles en élastomère synthétique pour les allergiques au latex. Sans
odeur de caoutchouc et tout aussi résistantes à la déchirure.
Le goût pour les pénétrations extrêmes passionne autant les hommes que les femmes : le fist* en est témoin. Après une phase « d'apprentissage », l'élargissement de l'orifice vulvaire peut atteindre huit centimètres de diamètre... ce qui correspond aux mensurations exigées pour l'intromission du cul d'une bouteille.
L'excitation érogène, vécue ou imaginée, déclenche des sécrétions issues des glandes urétrales, destinées à faciliter ultérieurement le passage du sperme. Cette « lubrification » apparaît à l'orifice du gland sous forme d'un liquide transparent et visqueux, dont l'abondance est très variable, mais des novices peuvent la confondre avec l'éjaculation... et perdre leur érection.
Dissolution du mariage civil prononcée au terme d'un jugement. La notion de « consentement mutuel » offre en droit français une possibilité moins conflictuelle de rompre une union, mais si le désaccord porte aussi sur des frustrations d'ordre sexuel, la procédure « pour faute » est inévitable.
Le nombre croissant de femmes vivant seules, de familles « monoparentales »,
n'efface pas totalement l'opprobre du divorce. Les difficultés matérielles et la solitude
rendent plus nécessaire que jamais la quête d'un remariage.
Expression de la poésie libertine du XVIII° siècle, qui désigner le médius, le doigt du milieu, le majeur, le plus long, le plus estimé des cinq, puisque c'est lui qui parraine la masturbation féminine.
Ensemble des pratiques d'assujettissement des soumis*. Le rapport maître-esclave est cependant régit par une réciprocité des bénéfices érotiques et ne peut pas être confondu avec le sadisme*. Si la véhémence physique et verbale est le dénominateur commun de ses rituels, du spanking* au bondage* par exemple, elle n'atteint pas la brutalité des sévices du S/M*.
D'une part, l'abandon et le lâcher prise, l'offrande de soi en toute confiance et, d'autre part, la générosité et le dévouement au plaisir d'autrui : deux aptitudes primordiales de l'art d'aimer.
Personnage romanesque qui a inspiré, dès sa première apparition littéraire espagnole en 1620, bien des convoitises pour son libertinage et pouvoir séducteur ; c'est surestimer l'individu dont la futilité et les inhibitions* renvoient plutôt au diagnostic d'hystérie* masculine.
Les toxicomanies hallucinogènes (y compris l'alcool et les médicaments) peuvent
déclencher un dopage de l'activité sexuelle, mais il est provisoire et cesse dès que la dépendance prend le pas sur tout autre motivation.
Des épaules aux fesses une vaste étendue de peau lisse et de muscles, parfois parcourue par la chevelure, raconte dans ses volumes et ses postures toute l'histoire du corps, et c'est cette mémoire qui la rend si avide de caresses.
Les rares innovations proposées par les industriels du genre sont, avec les « plugs*,
les godemichets à « double entrée », soit vaginale et anale sur le même bloc plastique,
soit formé d'un long cylindre arrondi aux extrémités, pour être utile
à deux sous-locataires simultanément.
Il s'agit pour une femme de consentir à être pénétrée simultanément par coït et sodomie, mais l'expression convient aussi à une masturbation concomitante vaginale et anale. La « double » désigne aussi l'intromission synchrone de deux verges dans le vagin ou par sodomie. La double fellation n'est pas nommée.
Qualité première des attitudes et des gestes amoureux. Opposée à la vigueur brutale des étreintes, la douceur d'un sourire ou d'une caresse rythme le déroulement habituellement trop désordonné de l'excitation, donne une respiration à l'enchaînement des gestes.
Accessoire de salle de bain très fréquemment convoqué avec succès pour déclencher les premiers orgasmes « clitoridiens » chez des femmes en stage de découverte.
Cette écologie vaginale est fragile, et les produits modernes de « toilette intime » déciment les effectifs microbiens lorsque ces lavages deviennent obsessionnels, ou servent
de méthode contraceptive.
Sensation qui fait souffrir. La volupté n'est autre que de la douleur qui fait plaisir, puisque des perceptions aussi opposées naissent pourtant des mêmes capteurs sensoriels, traversent les mêmes structures neurologiques jusqu'au cerveau, où elles sont enfin triées selon l'usage qu'il veut en faire.
Ces douleurs liées au cycle menstruel ne sont cependant qu'un aspect d'un vaste catalogue de souffrances du « ventre », désespérément énigmatiques, que le jargon médical qualifie d'algies pelviennes « essentielles », avouant ainsi que nul ne les comprend.
Diminutif de « dragon » : homosexuel outrageusement travesti. Né dans les milieux ouvriers anglo-saxons ce transformisme* exubérant se veut une sous-culture authentique, avec ses rites de passage et son cérémonial. Cette parodie esthétique d'une féminité « glamour* », saturée d'hétérosexualité, se rapproche ainsi du transsexualisme*, en interpellant le clivage habituel « homo/hétéro » jugé incapable de rendre compte de telles nouvelles options d'identité sexuelle.
Chasse à cour de partenaire.
Substance d'origine naturelle ou chimique dont l'incorporation déclenche des modifications physiques et/ou mentales, mais aussi une assuétude plus ou moins invincible.
Coutume médiévale de « marquage » d'un jeune couple le soir des noces : le seigneur glisse symboliquement une jambe sous la couette de la mariée pour confirmer sa suzeraineté sur la descendance à venir. S'est appelé aussi « droit de marquette ». Contrairement à ce que l'on imagine, la distance sociale entre le seigneur et la pucelle ne permettait pas d'outrepasser les limites bien chastes de ce geste coutumier.
Autres latitudes, autres moeurs. Littéralement, cette « sexualité à sec », désigne des pratiques de « séchage » vaginal, à l'aide de tampons de plantes, de poudres, dites « astringentes »,
que les femmes de plusieurs ethnies d'Afrique de l'Ouest utilisent afin
d'avoir le vagin « chaud, serré et sec » pour le seul plaisir de l'époux...
Terme générique de tous les troubles de la sexualité sur leur versant physique. « Dysharmonie » peut être employé pour qualifier des désordres relatifs à la communication et aux sentiments.
Phénomènes douloureux qui précèdent et/ou accompagnent les règles. Le symptôme gynécologique à la fois le plus fréquent... et le moins respecté par les compagnons d'alcôve, pourvoyeur ainsi de disputes et d'incompréhension.
Barbarisme médical qui traduit les reproches d'ordre anatomique dont un sujet revendique la correction.
Nul autre organe que la verge se voit accusé d'autant de maux, à propos de sa taille, son diamètre, son volume, sa dureté, sa direction, ses courbures, ses aspérités, sa température, sa couleur...
Signale le caractère instable et inachevé de l'accès à l'orgasme féminin. Le plus souvent s'applique à la quête de la satiété orgastique lors du coït, alors que la masturbation y concourt déjà.
Il s'agit d'une définition globale de toutes les circonstances qui, aussi bien chez l'homme que chez la femme, rendent les procédures érotiques pénibles, quelles qu'elles soient, des simples caresses aux insertions.
Douleur en urinant, témoin habituel d'une cystite*.
Le troc de partenaires sexuels - le pluriel commence ici à quatre - prolonge les expériences d'open mariage, littéralement de mariage ouvert, de group sex des swingers des années 1960 aux Etats-Unis. A l'arrière-plan d'une volonté affichée de faire fi de la jalousie et des contraintes de la monogamie, se profile l'espérance d'une vie sexuelle plus enjouée, antidote, pour de nombreux candidats, de la morosité ou de l'ennui.
En langage tribal des usagers de boite de nuit, il s'agit dans cette expression d'évoquer une soirée particulièrement surchargée de décibels et de transpiration.
Situation anormale d'un organe. Se dit surtout des fréquentes malpositions des testicules* dont la descente dans les bourses peut être instable ou compromise, laissant les glandes loin en haut dans l'abdomen où elles sont impalpables. Si les traitements hormonaux sont inefficaces, l'abaissement se fait chirurgicalement vers l'âge de 7-8 ans
Méthodes et desseins pédagogiques tendant à faire comprendre à des jeunes d'âge scolaire que la sexualité n'est pas une fête à l'état sauvage mais un concours d'admission au poste de parent.
Exhibition plus ou moins préméditée d'attributs vestimentaires, d'attitudes et de mimiques propres aux représentations standards de la féminité.
, Pour être opérationnel, le mensonge exige que soient pris en compte dans cette interaction consommateur-produit miracle, la nouveauté, le nom du produit, la couleur, la taille,
la voie d'administration, la posologie, le coût...
Déshabillage en musique. Voir Strip-tease.
Mode de caresse à « fleur de peau » qui déclenche outre de banals réflexes d'horripilation (chair de poule) une tension érotique extrême s'il se prolonge, notamment dans un contexte de subordination. Placé aux antipodes de l'empoignade sur l'échelle des attouchements, l'effleurage montre bien que la douceur est tout aussi subversive que la violence : c'est l'intention qui gouverne l'émotion.
Hypertrophie de l'amour propre, qui entrave le don de soi, mais sans lequel il n'y aurait cependant aucune communication érogène, puisque c'est à soi-même égoïstement qu'il faut penser pour être excité.
Emission du sperme par la verge en cinq ou six jets saccadés, d'une quantité et d'une puissance très variables, accompagnée d'un plaisir fulgurant qui met fin rapidement à l'érection. Si la satiété est complète sur le plan physique, la précipitation des réflexes est frustrante parfois, surtout si la partenaire se sent en droit de s'en plaindre.
Suite inéluctable de la chirurgie prostatique, l'éjaculation est refoulée vers la vessie,
mais les perceptions voluptueuses de l'orgasme sont sauvegardées,
c'est une jouissance « à sec », invisible. Il n'y a pas de traitement.
Sexuellement, c'est la galanterie des gestes.
De tous temps le nombril fait l'objet de soins esthétiques destinés à l'érotiser :
tatouages* et peintures corporelles, piercing* et sertissage de pierres précieuses, exhibition des strip-teaseuses* ou de la mode des mini caracos qui couvrent à peine le thorax.
Caricature injuste de la vie conjugale traditionnelle.
Critique d'autant plus ambiguë des opposants au mariage, que leur statut
social et économique crée l'illusion du libéralisme. Or, opter pour l'union libre ou le concubinage est un simulacre de non-conformisme, puisque l'âpreté des tâches ménagères
et les engagements de fidélité n'en sont pas moins quotidiens que dans les unions légitimées.
Aussi bien chez l'animal que chez l'être humain, il s'agit de constructions mentales capables de personnaliser la qualité des rapports sociaux, l'identité des besoins et les retentissements de l'activité, en fonction d'un codage de l'expression qui appartient au patrimoine de chaque culture.
Marque le degré de réceptivité, de sensibilité aux messages qui affectent, au sens propre,
l'intelligence et les sentiments.
Trace refoulée d'un événement ou d'un choc affectif - vestige d'une rupture, d'un échec, d'une agression - que la mémoire ne cesse de réintégrer inconsciemment dans la vie quotidienne, et qui doit être clarifiée en thérapie.
A ces modes de privation de liberté esthétiques et indolores,
s'opposent les enchaînements et les garrottages S/M* qui attachent
les candidats aux supplices, nus et contraints à l'immobilité.
Couche interne, muqueuse, de l'utérus, qui s'épaissit au rythme des cycles hormonaux et, en l'absence de grossesse, desquame brutalement en provoquant l'hémorragie des règles, pour ce régénérer de nouveau lors du cycle suivant, et ainsi de suite...
Vient du grec et signifie injection. Pratiques ritualisées de lavements intestinaux. Cet érotisme fécal se distingue de la scatologie* par l'instrumentation et la priorité donnée aux simulacres de scénarios « proprement » médicaux, ainsi que par la fréquence de ses pratiques solitaires.
Nom donné à la Bibliothèque Nationale aux collections érotiques, dont la consultation était réglementée avant que ce fonds particulier ne rejoigne le catalogue général. Cette réserve s'appelle Arcana au British Museum, Delta à la Library of Congress de Washington, La Cage à la New York Public Library.
Sentiment qui fait osciller l'humeur entre l'abattement et la morosité, le seul dont on puisse « mourir », c'est à dire placé exactement aux antipodes de l'amour, dont l'excès est réputé tout aussi fatal.
Incontinence d'urine, le plus souvent nocturne, chez l'enfant âgé de plus de quatre ans. Au-delà et dans l'adolescence notamment, il s'agit d'un trouble psychosomatique* qui trahit l'échec d'une quête affective ou à l'inverse l'intolérance d'une surprotection maternelle.
Opération magique de conversion amoureuse à distance.
Désigne le transvestisme* hétérosexuel, en mémoire du Chevalier Charles d'Eon, que Louis XV envoya pour des missions diplomatiques en Angleterre et en Russie, habillé en femme, mais non moins amateur de conquêtes féminines.
Parties ou totalité de plantes destinées à l'aromatisation de la nourriture. Le puissant assaisonnement de certains mets prodiguerait un effet aphrodisiaque. Cette réputation trouve un début de justification dans l'étude moderne du goût. En bouche, la brûlure piquante stimulerait la production d'hormones cérébrales ( appelées « endorphines ») en créant un état d'alerte sensorielle, d'excitation ludique.
L'épididyme sert comme réservoir à sperme. Il s'élargit en un canal assez large, le canal déférent, qui a un diamètre de 3 à 4 mm et une longueur d'environ 50 cm. Après avoir parcouru le canal inguinal, il se dirige jusqu'à l'urètre, dans lequel il aboutit.
Les spermatozoïdes sont conduits par une sorte de mouvement dans le canal déférent.
Manière de poétiser les toisons naturelles, de la moustache au mollet, des sourcils au pubis. Art éphémère, tributaire des fluctuations de la mode, précurseur de tous les autres marquages identitaires des corps.
Les manières de sortir d'une histoire d'amour sont aussi nombreuses que celles qui
ont permis d'y entrer, mais la désinvolture et l'indifférence affichées lors d'une rupture
sont particulièrement douloureux pour le partenaire déchu.
Dans la phase d'expulsion de l'accouchement, l'obstétricien peut pratiquer une courte incision en diagonale à l'entrée du vagin afin d'en agrandir le diamètre et d'éviter un déchirement accidentel.
Issue transitoire de l'hémodynamique de la verge qui déclenche sa tumescence puis sa rigidité, permettant à l'organe « copulateur » d'être érigé et de forcer l'ouverture d'un orifice naturel.
Lors d'érections médicalement assistées, l'intoxication des tissus érectiles maintien la rigidité bien
au-delà de l'éjaculation : la phase réfractaire n'est plus synonyme d'impuissance, mais les récompenses escomptées sont gâchées par l'hypersensibilité
du gland et la perte irrémédiable du désir.
Dieu grec de l'amour, fils de Mars et de Vénus, médiateur entre les appétits charnels et leur sublimation intellectuelle. L'érotisme est donc initiatique, étendant les limites de la volupté bien au-delà de la souffrance des organes qui l'accouchent.
Qualifie tout travail de l'imaginaire et tout passage à l'acte, capables de dénaturer,
pervertir et falsifier le fonctionnement biologique de la génitalité, afin d'en
faire une œuvre d'art, même aux dimensions de la vie quotidienne.
Obsession délirante d'être aimée, induisant des comportement de jalousie passionnelle, d'agressivité, contre toute logique et en dehors de tout consentement de la « victime ».
Etat d'une personne qui consent, par amour, par faiblesse, par divagation masochiste*, à être persécutée. La puissante suggestion érotique du couple maître-esclave tient à ce qu'en réalité ce soient les supplications de l'esclave qui dominent les ripostes du persécuteur.
Hormones féminines sécrétées par l'ovaire, à des taux variant avec le cycle menstruel. Leurs organes cibles sont principalement chez la jeune femme, le vagin, l'endomètre* et les seins, mais aussi, le système vasculaire, le métabolisme des graisses et des sucres, les os, le cerveau et la peau... faisant de ces hormones les messagères de la féminité.
Voir aussi Ths.
Colorations et mutilations des dents « de façade » sont habituelles dans de nombreuses ethnies,
montrant que la dentition est une valeur ajoutée à l'élégance et une marque hiérarchique : couronnes en or, laquage, incrustation de pierres précieuses, extractions et limages abrasifs.
Chez de nombreux peuples vivant nus, un « étui pénien » de paille tressée ou de cuir fait
office de protection avant d'être une parure cache-sexe. Selon les ethnies,
la verge est soit enfouie entre les cuisses, soit à l'inverse, plaquée contre l'abdomen.
Enlacement à bras le corps. Attitude archaïque aux confins des gestes primordiaux de l'enfance. Désigne aussi le coït, une langue châtiée et allusive.
Du latin vagina : « fourreau », « sexe féminin », puis « gaine »,
dont sont issus dégaine, rengaine et rengainer...
Repris du grec pour désigner « le gardien de la couche » : il s'agit d'un homme châtré, voué classiquement au gardiennage des femmes des harems orientaux. Très efféminés et impuissants, si l'extirpation des testicules a et lieu avant la puberté, les « castrats » mutilés après elle conservent des caractères viriles mais d'usage inconstant et incertain.
Le préfixe grec « eu » désignant le bien, il s'agit donc ici du contraire de la dyspareunie*, à savoir un coït sans peine et sans reproches.
Evocation flegmatique du passé : ex-mari, ex-amant, etc.
Inspection des organes génitaux féminins qui se déroule sur une table munie de deux étriers permettant une ouverture complète des cuisses. Cet écartement ne permettant pas d'avoir accès à la cavité vaginale, c'est au spéculum* que l'examen peut se poursuivre et être complété éventuellement par des prélèvements.
Cette évaluation est tributaire de l'avancement des connaissances physiologiques en la matière, mais
aussi de la fiabilité des examens destinés, aussi bien chez l'homme que chez la femme, à établir un tel lien de causalité : les lacunes de leurs estimations font encore obstacle à tout consensus entre praticiens.
Mutilation sexuelle féminine qui consiste, selon les ethnies, soit à sectionner totalement le corps du clitoris, soit à limiter l'action rituelle à une incision sans amputation. Analogue de la circoncision* le geste n'a pas plus d'incidence sur la physiologie génitale et la fertilité.
Un état d'alerte, déclenché par un net excédent de messages de nature sensorielle ou mentale, qui forcent la conscience à prendre parti, soit pour en jouir, soit pour en inhiber* l'action.
Manière d'effaroucher autrui en dévoilant intentionnellement des zones du corps qui outragent sa pudeur. Chez l'homme, l'exhibition génitale est sévèrement sanctionnée. L'exhibitionnisme féminin est à l'inverse élégamment codifié, comme pour pallier le risque d'affadissement du désir masculin...
Obligation coutumière d'élire comme partenaire conjugal un candidat n'appartenant pas à son clan. Preuve manifeste que les sociétés humaines les plus archaïques avaient conscience des risques des naissances issues de mariages consanguins, appelés « endogames ».
Persistance du goût affecté et superficiel pour des caricatures de paradis sexuel datant de l'empire colonial.
Evasement réflexe des parois vaginales dans les préambules annonçant l'irruption de la phase orgastique. Cet élargissement est bénéfique en donnant une amplitude plus grande aux pénétrations, mais créent chez les phobiques du « petit sexe » un stress qui risque de les disqualifier.
Temps d'arrêt des émotions, parvenues au sommet de leur ascension.
Diminutif d'extra-conjugal qui désigne toute relation clandestine, mais le terme est aussi utilisé comme appréciation extrêmement valorisante.
Scénario imaginaire construit comme une rêverie érotique, dont les protagonistes relèvent tantôt d'un canevas de situations plausibles, tantôt d'affabulation illicites et menaçantes. Le clivage entre le réel et l'imaginaire peut en effet inquiéter, lorsque le fantasme libère des thèmes très obscènes, ou lorsque la pulsion du désir s'appuie sur d'autres acteurs que l'être aimé.
Fusion entre les deux gamètes, l'ovule et un spermatozoïde, dans le tiers distal de la trompe*, qui va se constituer en embryon, puis en « foetus » une fois implanté dans la muqueuse de l'utérus. La fécondation peut être provoquée hors des voies naturelles, pour des motifs médicaux, et s'appelle alors fécondation « in vitro » (Fiv).
Le taux de fécondité est une valeur statistique qui chiffre le nombre des naissances
en fonction de l'effectif d'une population donnée : il est en moyenne en Europe
d'environ 11 naissances pour 1 000 habitants.
Prise en bouche, ou du bout des lèvres, de la verge dans ses divers états. N'obéit à aucune nécessité biologique et n'est validée comme enluminure érotique qu'à des époques de libéralisme conventionnel, et de représentation ludique de la sexualité.
La riposte des femmes ne peut se faire que sur le mode d'un militantisme qui risque d'être
outrancier, faute même de disposer de vocabulaire : le féminin de misogyne, qui déclinerait
une attitude méprisante vis à vis des hommes, « misandre », n'étant d'usage
qu'en littérature.
Assentiment de ne pas tirer parti pour soi-même des représentations sociales de son genre.
Assentiment d'être conforme aux représentations du genre féminin de son milieu social, et d'en tirer parti pour soi-même et son entourage.
Surnom (en français) que les homosexuelles américaines attribuent à celles d'entre elles qui renforcent intentionnellement leur look féminin, tant sur le plan vestimentaire que dans leur manière d'être.
Environ une femme sur dix mille peut observer lors des spasmes de l'orgasme un très important écoulement « comme de l'eau », bien naïvement qualifiée « d'éjaculation »; toutes reconnaissent que ce n'est pas systématique, mais toujours en rapport avec une excitation sexuelle particulièrement efficace.
Aptitude biologique à faire des enfants.
Correction appliquée à main nue sur les fesses. Outre les simulacres de régression infantile
qui relèvent de jeux érotiques convenus, les tapes sur les fesses éperonnent le plaisir.
Voir aussi spanking.
Au bas des reins, fendu en deux, l'endroit le plus charnu du corps, le côté pile de la silhouette, moteur de la marche et de la danse. L'attrait érotique pour ses volumes n'est pas universel, s'il l'inspire c'est par soumission à une mode qui l'exhibe, mais aussi en mémoire des griffes et des dents maternelles qui l'on si adorablement dévoré.
Réjouissance collective, entre magie et nouba, kermesse et bamboula, marquées par le défoulement vestimentaire et l'érotisation des corps.
Sélection plus ou moins exclusive des sources de motivations sexuelles. Il est faux de penser que le corps soit un « tout érogène » : c'est son morcellement au contraire - symbolisé aussi par les objets qui le décorent - qui peut seul relever les empreintes* du désir, et permettre une lecture personnalisée de l'excitation.
Engagement solennel en vue du mariage. Cette promesse a perdu son sens initial de contrat social (excluant toute promiscuité sexuelle) puisque l'évolution des coutumes allège le joug familial, et autorise presque tous les couples à prendre des acomptes sur la chasteté préconjugale.
Sentiment qui allie l'authenticité de l'attachement, à son caractère exclusif pour une personne. Condition sine qua non du régime matrimonial monogame* mais aussi des formes non institutionnalisées de vie à deux, telles que le concubinage ou la cohabitation d'homosexuels par exemple.
Dénomination de l'enfant ou de l'adolescente, mais désigne aussi en langage plus urbain, un butin accessible, aux mérites sexuels réputés.
Diminutif de l'anglais fist-fucking qui signifie faire l'amour avec le poing. Pénétration vaginale et/ou anale de la main entière, parfois au-delà du poignet, mais aussi de gadgets et ustensiles. La dilatation des orifices naturels doit faire l'objet d'un long apprentissage mutuel, et du respect des limites de chacun.
Etat de repos de la verge, par opposition à l'érection, ou plus précisément encore à la rigidité de la verge. En effet, un certain degré d'intumescence peut développer ou « grossir » le sexe, mais sans une rigidité complète rendre cette quasi-érection sexuellement peu rentable - c'est le « bander mou » du langage populaire.
Punition rituelle du fouet, à visée érogène. La « fustigation » désigne l'utilisation de fines baguettes de bois, ou à un faisceau d'orties fraîches. Ces procédés de domination sont très anciens, thèmes favoris des premiers illustrateurs de l'œuvre de Sade, mais pour ne citer qu'un prédécesseur célèbre, Albrecht Dürer en fit une gravure remarquée en 1503.
Les seuls végétaux qui savent parler d'amour.
Avoir peur, en langage des banlieues. Le plus souvent en rapport avec la crainte exprimée par une adolescente d'être peut-être tombée enceinte.
Manière d'être amoureux, à mi-chemin entre la séduction et le besoin d'en jouir. Cette étape de « présélection » des partenaires ne doit pas être écourtée : elle permet de se prouver mutuellement que ce choix est le bon, en évaluant des affinités sensorielles dont la sexualité aura tant besoin plus tard pour ne pas tourner au fiasco.
Les gamines nomment ainsi leur manière de faire l'amour, « poussant » les baisers et les
frotti-frotta du flirt classique vers des caresses des sexes,
sans jamais être totalement déshabillés.
Désigne dans le langage fleuri des médecins, les microbes qui élisent normalement domicile dans le vagin et qui y assurent le gardiennage. Les bacilles dit « de Döderlein » notamment y prolifèrent en maintenant une certaine acidité des muqueuses, les protégeant contre des intrus.
Manière de qualifier avec une note d'humour cruel, les homosexuels efféminés qui, par jeu et par défi, sans se travestir, exhibent des poses risibles et parlent de façon exagérément maniérée.
Transposition du terme, élaborée par la psychanalyse*, destinée à réfléchir sur la différence
que l'inconscient* établit entre les sexes : le phallus fonctionne ainsi comme l'emblème d'une fausse coexistence pacifique entre masculin et féminin, et symbolise dans ce cas l'utopie
de parvenir à ne faire plus qu'Un dans le « rapport sexuel ».
Terme péjoratif, synonyme d'accouplement* mais qui fut utilisé pour l'évoquer hors mariage.
Espace virtuel de discussions sur internet* utilisant l'affichage des différentes contributions et offrant même le partage de photos et de vidéos. Les échanges s'établissent sur tous les sujets mais les thèmes pornographiques sont les plus assidûment partagés.
Toute petite dépression de la joue ou du menton, qui décore le sourire. Mais il existe aussi deux autres fossettes, bien plus coquines, qui creusent le bas des reins à sept centimètre au-dessus de la raie des fesses - dessinant avec la cinquième vertèbre lombaire un espace imaginaire appelé « losange de Michaelis » - et qui donnent au corps vu de dos une géométrie malicieuse qui n'a pas échappé aux peintres et aux sculpteurs...
Terme d'anatomie, décrivant la partie basse du vagin formant un « V » plus ou moins fermé, à quelques centimètres de la marge de l'anus. Cette zone est repérée depuis fort longtemps car c'est ici que s'exercent les pressions et les tiraillements les plus appuyés lors du coït et donc, également ici, que se concentrent les sources de dyspareunies* les plus variées.
Le frein du pénis constitue un lien de la peau extérieure du corps au pénis. Le gland est garni d'un repli de l'épiderme, le prépuce.
Il s'agit de l'inhibition* du désir sexuel, et le terme ne doit pas être confondu avec les aléas de l'accès à l'orgasme. L'absence d'envie, au masculin comme au féminin, totale ou partielle, ancienne ou récente, s'inscrit dans un contexte toujours placé sous tutelle « pénale », en ceci que la privation vient sanctionner une faute, et peu importe qu'elle soit réelle, la culpabilité qu'elle induit suffit à en souffrir.
Auteur d'un vice masculin propre à la fréquentation des foules urbaines, et qui consiste à s'appuyer ostensiblement sur une voisine de rame de métro bondée, pour en tirer quelques subsides érectiles. Version contemporaine des « piqueurs » du siècle des Lumières, qui donnaient des coups d'aiguilles dans les fesses des promeneuses apeurées ?
Douleurs et rancune provoquées par un désir raté et une excitation inassouvie. La privation d'orgasme, masculin ou féminin, en est la forme typique, en ajoutant aux tensions mentales sans rémission, de pénibles sensations physiques.
Représentation utopique de l'interpénétration des sexes : se fondant l'un dans l'autre les amants aspirent à une confusion des chairs et des émotions, mais l'illusion s'éteint avec l'éclatement de l'orgasme, qui est l'expérience solitaire par excellence.
Tiré de l'anglais pour qualifier un certain style d'humour. Sexuellement, appartient aussi au vocabulaire des anecdotes confidentielles, en désignant une gaffe inattendue et dévastatrice : déchirure de préservatif, oubli de pilule, ou irruption d'un tiers ou vraie panne d'essence...
Qui relève du savoir vivre, d'une politesse convenue vis à vis des femmes. Dérivé du vocabulaire courtois du XIV°siècle, où il prenait le sens de « s'amuser », le terme conserve encore aujourd'hui sa connotation élitiste, et a toujours quoi qu'on en dise la faveur des femmes, qui y trouvent un motif de sélection des hommes qui leur font la cour.
Nom scientifique donné aux cellules « germinales », à savoir les ovules et les spermatozoïdes, qui seules sont capables de fusionner pour former un embryon.
Qualificatif populaire qui désigne une adolescente encore naïve, mais déjà assez espiègle et turbulente pour se donner des allures de stagiaire en féminité.
Terme anglais d'argot pornographique qui décrit la sexualité d'une femme face à un effectif d'au moins cinq partenaires masculins. Restituons à cette boulimie masculine le terme classique « d'amâtinage », à savoir une « vie de chienne » nommée ainsi dès 1175, dans le droit fil des caninae nuptiae à la romaine...
Accessoires vestimentaires d'usage domestique, médical ou sportif, les gants féminins partagent cependant pour les initiés les mêmes prérogatives exceptionnellement érogènes que les cuissardes. En termes de matières le latex, le crin et le cuir ont leurs adeptes ; les styles varient de la mitaine au gant vénitien (qui monte au-dessus du coude) ; les empaumures cloutées sont l'apanage des dominatrices. Un strip-tease sans l'art de se déganter est aussi fade qu'un régime sans sel.
Surnom d'une lesbienne qui arbore l'accoutrement et les insignes d'une virilité cynique et effrontée.
Terme façonné dans les campus américains des années 1980 pour désigner les homosexuels politiquement engagés.
Le terme anglais pride signifiant l'orgueil légitime, l'amour-propre, mais aussi la troupe, la bande... l'expression désigne un grand défilé annuel, mis à la mode dans de nombreux pays à l'instar des Etats-Unis, destiné à valoriser
publiquement le fait de s'enorgueillir d'être gay.
Formidable. Attribué au plaisir, dans le langage des lycéens.
Souffle plaintif, inarticulé, et lancinant, qui révèle spontanément sous des caresses érogènes, les espaces de volupté où se répand enfin l'émotion du lauréat...
Conséquence des mesures de prévention que s'imposent les libertins
aujourd'hui, l'adultère réciproquement consenti est abandonné pour des pratiques
moins rentables du point de vue érotique mais plus sécurisantes.
Piètre réplique tarifée de l'orgie* classique, l'échangisme en « boite » a subi la vague répressive des menaces de contamination, créant un climat de défiance impropre aux bacchanales.
Science biologique qui étudie les lois de l'hérédité, qui élabore un savoir sur l'identification et la transmission des gènes, constituants élémentaires des chromosomes*
Qualifie tout ce qui se rapporte à la transmission de la vie, organes, instinct, appareils, cycles hormonaux, comportements et pathologies.
Préférence érotique de jeunes adultes pour les vieillards. L'appétence n'est pas feinte et motive vraiment des partenaires consentant des deux sexes, aussi bien que des couples homosexuels. La réprobation sociale est catégorique car le grand vieillard est symbolique d'une déchéance funeste incompatible avec les clichés doucereux ou gaillards de l'idéal d'amour.
Qualificatif anglais de jeune fille, qui tend à être récupéré par toutes les gamines* du monde.
Terme emblématique de la presse « pipole* » qui désigne un style de vie ou de mode vestimentaire, à la fois chatoyant et stupide.
Le Gland du pénis est également un corps érectile pourvu d'aréoles nombreuses, en connexion avec les corps caverneux.
Il est entouré d'un réseau dense de nerfs très sensibles qui amplifient la sensibilité sexuelle.
A la face inférieure du gland, qui se trouve du côté des testicules lorsque le membre est flasque, il y a le frein particulièrement sensible aux excitations tactiles. Celui ci peut être l'objet d'une petite hémorragie au cours de premiers rapports sexuels un peu "violents"
Le gland, en dehors de l'érection, est recouvert d'une double peau, le prépuce.
Correspondant aux glandes de Cowper chez l'homme, et remplissant les mêmes fonctions, il existe chez la femme des glandes qui donnent une sécrétion à l'orifice et au vestibule du vagin.
Les plus importantes sont les deux glandes vestibulaires appelées glandes de Bartholin.
Leur canal d'évacuation aboutit dans l'orifice du vagin à peu près à l'endroit où l'hymen touche aux deux petites lèvres. Les glandes elles-mêmes sont situées plus profondément. Bien qu'elles aient à peu près la dimension d'une lentille, elles sont difficiles à toucher.
Puisqu'il ne s'agit pas d'urine, on songe à impliquer dans cette inondation voluptueuse
deux petites glandes qui courent le long de l'urètre*
et débouchent de part et d'autre du méat.
Diminutif de « godemichet », verge postiche, appelé également « olisbos », ustensile pénétrant, sans discrimination de sexe, aux vocations innombrables et universellement connu, dont les matières premières, la fabrication et l'usage remontent à la plus haute antiquité.
Terme générique en médecine, qui désigne les glandes sexuelles, testicules et ovaires.
Désigne la lesbienne. Un très vaste champ sémantique est exploité par ailleurs en argot pour nommer l'homosexuelle en rapport avec sa représentation péjorative de « mangeuse » de vulves : « goulue », « gousse » ou « chipette ».
Sens gustatif, localisé à la langue et ses « papilles ». Fournisseur modeste d'émotions - par comparaison avec son voisin olfactif par exemple - infichu de garder le moindre souvenir et peu présent dans les fantasmes, le goût joue un rôle pourtant décisif... dans le dégoût. C'est de l'intensité des perceptions aigres-douces de la sueur et des fluides génitaux dont peut dépendre la poursuite d'une fellation ou d'un léchage vulvaire...
Inscriptions naïves et grossières sur des supports Muraux, dans des lieux publics, offrant leur publicité au vu et au su de tous. Défoulements vantards et souvent agressifs, de tradition bien antérieure à l'invention des toilettes publiques, et dont l'héritage burlesque n'a pas été repris par la mode plus récente des « tags ».
Les grandes lèvres correspondent au point de vue embryologique au scrotum de l'homme.
Comme celui-ci, elles consistent en deux plis de peau, qui adhèrent ensemble chez l'homme, mais qui se touchent seulement chez la femme ; à l'opposé du scrotum, elles sont composées de tissus graisseux très largement vascularisés, et recouvertes à l'extérieur de peau et de poils.
Vers l'intérieur, la peau est délicate et pourvue de nombreuses glandules sébacées. La dimension et la forme dépendent de la couche graisseuse sous-jacente.
Les grandes lèvres se réunissent vers le haut, pour former le mont de Vénus; celui-ci est triangulaire, un peu bosselé et rembourré de graisse et de poils.
Chez une femme vierge, les grandes lèvres se touchent.
On aperçoit par contre fréquemment les petites lèvres entre elles.
Après un accouchement ou avec l'âge, elles s'entrouvrent généralement et ne ferment plus aussi hermétiquement le vagin.
L'égratignure est à l'art érogène ce que la gravure est aux arts plastiques, la fleur du toucher, l'épure de la caresse, un concentré de corps à corps.
L'implantation de l'œuf fécondé peut se faire accidentellement « hors » de l'utérus,
sans que son développement ne soit interrompu. Plusieurs semaines durant
la grossesse croît et se développe dans un espace exigu qui va éclater, si
aucun diagnostic n'établit l'urgence d'une intervention salvatrice.
L'action singe une bien hypothétique version d'une sexualité à l'état sauvage, à laquelle aucun primates non humains n'a en réalité jamais adhéré.
Voir aussi Echangisme et Gangbang.
Argot démodé qui exprimait le fait d'aller au bal pour une partie de frotti-frotta.
L'appartement des femmes dans la Grèce antique, lieu d'intimité énigmatique interdit à toute présence masculine, à l'instar du harem* oriental ou du purdah hindou.
Chez la femme l'infection est plutôt localisée au niveau du col de l'utérus et se traduit par des pertes vaginales (gonorrhées) ou l'on retrouve le microbe à l'examen de laboratoire.
Hypertrophie des seins chez l'homme. Réponse éphémère au flux hormonal de la puberté, ou chez le vieil homme à des dépôts adipeux, cette poussée mammaire est artificiellement induite chez le travesti* et le transsexuel* par injection d'estrogènes* afin de flatter l'image féminine qu'ils convoitent.
H
Passion destructrice. Conséquence, d'une part, des persécutions réelles ou imaginaires de la jalousie, et d'autre part de la conversion des sentiments d'échec de la vie affective en rejet violent du partenaire. La haine est une purge sentimentale qui vide le contenu d'une relation et débouche violemment sur l'exclusion. Elle n'est pas le contraire de l'amour, mais sa dissolution dans la colère.
Déchaînée contre soi-même à titre de punition inavouable, cette hostilité est sexuellement bien plus destructrice que l'aversion que peut inspirer autrui.
L'appel obscène est une forme de harcèlement sexuel anonyme : la capture d'une voix féminine inconnue, à distance et en sécurité, étant plus émouvante que
l'excitation programmée d'une professionnelle, au téléphone, sur Minitel ou Internet.
Conduite dite « sexiste » à l'égard des femmes, exercée par une personne ayant autorité, de l'ordre de l'invective impudique, de la menace, du chantage, voire d'attouchements obscènes.
« Dur » en anglais, qualifie les médias à caractère pornographique. Les athlètes du coït* qui les interprètes sont des « hardeurs » et « hardeuses », pour le meilleur et pour le pire.
Ou Harâm, dont on rapproche la racine arabe horm qui désigne un sanctuaire, lieu prohibé aux profanes et ici, le lieu tabou où vivent les femmes du sérail. Le mythe magnifié alimente encore d'incorrigibles représentations érotiques.
Ensemble de sangles en cuir qui entourent la tête (avec ou sans muselière), le torse, la taille (avec ou sans gode* gonflable amovible) permettant de tenir les soumis* en laisse, ou de les rassembler en attelage.
Une philosophie de l'existence qui prône comme principe élémentaire la recherche du plaisir. L'hédoniste n'est pas forcément libertin (c'est à dire en rupture avec les bons usages de son temps) mais pour ainsi dire « bon vivant », avec cette petite pointe d'appréhension qui touche à la fragilité des choses agréables que l'on sait éphémères.
Fonction qui module la circulation sanguine dans l'organisme, un organe, une zone cutanée. Le système vasculaire est avec le système nerveux le principal acteur de terrain de la sexualité. L'excitation crée un réflexe de dilatation des artères et le sang qui les parcourt alors en quantité modifie la morphologie de l'organe (érection, turgescence du clitoris, par exemple), et « enflamme » les zones érogènes.
Une meilleure compréhension des échanges chimiques impliqués dans cette motilité
vasculaire, a permis de créer une nouvelle gamme de médicaments,
bénéfiques pour la fonction érectile, dits « produits vaso-actifs ».
Expression donnée aux fausses règles qui surviennent
lors de la période d'arrêt d'une semaine, préconisée entre deux plaquettes de pilules.
Présence de sang dans l'éjaculation. Le sperme peut être de couleur rouille, ou strié d'un filet rouge vif. La source de ce saignement inattendu et inquiétant n'est jamais établie avec certitude. Il cède spontanément, sans récidive. Privilège éphémère de la jeunesse, il peut être soupçonné de trahir une hyperactivité sexuelle endommageant la prostate, mais sans séquelle.
La présence de quelques fines traces de sang mêlé au sperme est un incident très alarmant et cependant tout à fait anodin. La prostate peut manifester ainsi sa « réprobation » d'une hyperactivité
sexuelle chez des jeunes gens intempérants... Ni traitement, ni séquelles.
Désigne en médecine la présence chez un même individu des organes masculins et féminins, mais les malformations sont plus fréquemment limitées aux organes génitaux, dans le cadre de « pseudo-hermaphrodisme » de gravité variable.
Voir aussi Androgyne.
Maladie virale, fréquente et sexuellement contagieuse, qui se manifeste par la survenue brutale de petites vésicules, isolées ou en « bouquet », très douloureuses, qui disparaissent en huit jours, mais laissant désormais définitivement en place une « colonie » virale, toujours susceptible de nouvelles poussées.
Courtisane de haute volée, au raffinement élitiste, dans la Grèce antique du V° siècle avant notre ère. Le mot présuppose une fonction de « compagne » - dont une forme manifestement édulcorée aujourd'hui serait « l'escort girl » - très richement illustrée aussi dans la tradition japonaise de la geisha.
Terme qui date de la fin du XIX° siècle, et qui désignait la sexualité que partagent hommes et femmes, ce que l'on traduit mot à mot aujourd'hui par la formule en anglais : MSW (Men who have Sex with Women).
Désigne tout excès de pilosité chez la femme (on dit aussi « virilisme »). Des désordres hormonaux au profit des androgènes* sont responsables de cette masculinisation, pouvant abaisser le ton de la voix et hypertrophier le clitoris.
C'est en 1970 que les sexologues américains William H. Masters et Virginia E. Johnson publient Human Sexuel Inadequacy : cette synthèse de leurs trouvailles thérapeutiques va bouleverser la compréhension des problèmes sexuels par le soin donné à l'analyse de
la « coopération érotique » au sein du couple.
L'assistance d'une tierce personne venant seconder les ébats d'un couple fut habituelle chez
les anciens initiés. La geisha* pouvait y ajouter un fond musical et poétique,
quant au cubicularius des romains, il s'y tenait aux ordres, comme tout domestique,
prédécesseur de la « femme de chambre ».
Hantise collective de l'homosexualité. Le classement entre deux dynasties de comportements s'opère depuis la nuit des temps autour d'une conception arbitraire de la norme, qu'aucune connaissance scientifique ne permet de valider ou d'infirmer catégoriquement.
L'homosexualité, aussi bien chez les garçons que les filles, c'est de l'érotisme comblé au stade oral, sans repentir, et sans désillusion de devoir lui sacrifier les simulacres de coït.
Terme qui date de la fin du XIX° siècle, et qui désignait la sexualité que partagent des hommes entre eux, ce que l'on traduit aujourd'hui par la formule en anglais : MSM (Men who have Sex with Men), ou des femmes entre elles : WSW (Women who have Sex with Women).
Double sentiment, d'assujettissement humiliant et de pudeur offensée, autrement dit, la honte de soi rend pathétique la hantise d'être vexé par autrui. Dans le couple la honte prend souvent le désir en otage, dès que la décence se trouve menacée, ou que des propositions jugées inacceptables prennent l'allure d'une injure.
Substances chimiques, testostérone* et estrogènes* par exemple, véritables « messagers » de l'information biologique, sécrétées par des organes particuliers dits « glandulaires » et déversées dans le sang qui les transporte jusqu'à leur cible.
Si cette prédilection transforme une partie du corps convoité, ou un attribut de son costume, en talisman, en gri-gri, excluant tout autre mode de communication, la fonction érogène
du « fétiche » cède le pas à une souffrance probable du moi.
Le non respect de ce veto est vécu comme une offense inadmissible, et sera un des motifs les plus secrets, les plus efficaces d'une rupture.
Preuve de savoir-vivre, qui est au marasme du désir ce que l'hygiène est au dégoût, à savoir, une contre-attaque pour sauver le plaisir.
Preuve de savoir-vivre, qui est au dégoût ce que l'humour est au marasme du désir, à savoir, une contre-attaque pour sauver le plaisir.
Au point de vue anatomique, l'hymen n'est qu'un repli insignifiant d'une muqueuse. Mais sa signification culturelle est importante.
Chez la femme vierge, il ferme partiellement le vagin vers l'extérieur d'un repli muqueux en forme variable (demi-lune, anneau, croissant) il peut être troué comme une passoire, dentelé ou frangié. Il laisse toujours ouvert un orifice pour l'expulsion des règles.
Il peut parfois y avoir un hymen sans orifice. Une intervention s'impose pour permettre l'évacuation du sang lors de la menstruation.
L'épaisseur de l'hymen varie également (de 0,1 jusqu'à 2 mm). Cette dernière mesure se retrouve surtout chez les plus agées, la petite peau s'épaississant en un tissu conjonctif au cours du temps.
Mais des personnes plus jeunes peuvent avoir un hymen épais et charnu qui doit éventuellement être enlevé, afin de permettre les rapports sexuels.
L'hymen normal se déchire généralement en deux endroits lors du premier acte sexuel; les déchirures se font généralement en partant du milieu vers l'arrière. L'hymen étant alimenté par un vaisseau sanguin, la défloration est souvent accompagnée d'une légère hémorragie. Les lambeaux de l'hymen qui subsistent forment les caroncules hyménéaux.
Terme grec évoquant les cris et les chants du mariage, restitué par les poètes depuis
Pierre de Ronsard (1524-1585) dans l'évocation lyrique de la sexualité conjugale.
La transpiration est modulée par l'effort, le stress, l'émotion, l'excitation, mais aussi chez la femme
par son cycle hormonal. Les accès subits et violents des « bouffées de chaleur » et des « suées »de la ménopause attestent du chahut hormonal que la femme est en train de subir.
Dimensions « monstrueuses » des seins, expression d'un fétichisme* pornographique traditionnel en Italie et aux Etats-Unis.
Loin des fantasmes et des légendes, les conduites sexuelles hors normes traduisent moins d'extraordinaires talents érotiques , que des désordres de la libido, voire des dépressions menaçantes.
Etat de suggestion, d'affaiblissement de la vigilance, de mise sous l'influence toute puissante d'un mentor... Très en vogue à la fin du XIX° siècle, réadaptée au monde moderne et à ses besoins de thérapies câlines et paresseuses, sous le vocable de « sophrologie », cette hypothétique levée passive des inhibitions* n'a de prise que sur des intelligences affaiblies.
Intervention chirurgicale d'ablation de l'utérus ; cette exérèse n'est pas une castration* tant que les ovaires ne sont pas perdus à leur tour, mais elle est vécue ainsi encore trop souvent du point de vue symbolique, à cause du silence des chirurgiens à cet égard.
Désigne à tort en langage populaire une hypersexualité brouillonne et ravageuse. Maladie mentale en réalité, liée à un effondrement invisible de la personnalité, que traduit l'excentricité apparente mais qui aboutit à une impossibilité de se sentir femme et d'en jouir.
Sigle légendaire, offrant en France depuis les lois de 1975 et 1979 une issue
réglementée à l'interruption volontaire d'une grossesse
avant la 12° semaine d'aménorrhée*.
Iatros c'est « médecin » en grec, le terme signifie donc, dans un jargon destiné à rendre opaque un envers du décor pas très glorieux, les maladies malades de la médecine, autrement dit tous les grands et petits « bobos » que créent les médicaments destinés à en soigner d'autres en même temps...
INSERT INTO lexique SET term = 'Impuissances et frigidités',Les traitements contre l'hypertension, la dépression, l'épilepsie, les maladies de la prostate, les cancers, les maladies mentales... induisent des effets indésirables invariablement néfastes à la sexualité.
Incarnation du genre masculin, ou féminin, qui s'installe définitivement à l'âge adulte. Si la détermination mâle ou femelle des organes génitaux est établie, en général, dès la naissance, il faut attendre l'issue d'un long processus d'adaptation chez l'enfant puis l'adolescent, entre ce sexe qu'il voit et ce genre qu'il ressent, pour qu'une totalité vécue soit identifiée et exhibée.
Issu de la tradition poétique de la Renaissance, le terme a résisté à l'invasion des anglicismes et désigne toujours une histoire d'amour douce et romantique, mais dont la chasteté* est désormais moins admise.
Il s'agit d'équipements, de prothèses*, ou de substances (le silicone, par exemple) destinés à modifier l'anatomie. Remplacer, agrandir, gonfler, combler... rides, seins, pommettes, verge, cuir chevelu, dans un but esthétique avoué, ou désavouable.
Instauré par un « mandement » de François I° du 18 mars 1521, ce « permis d'imprimer » est délivré par l'Université qui édite l'ouvrage, or, cela revient à imposer à tout texte un tant
soit peu subversif une censure religieuse puisque l'Eglise contrôle l'Université à travers sa Faculté de théologie, et ses groupes de pression, dirions-nous aujourd'hui, auprès de la Cour.
Débâcle de l'érection, faillite de la virilité. L'érection* étant un mécanisme extrêmement fragile et capricieux, mille et une raisons s'interposent pour qu'il soit difficile voire impossible, d'en observer toujours la survenue, la capacité de pénétration, son maintien correct jusqu'à la déroute qui suit immédiatement l'orgasme...
Vocable au registre des annonces échangistes* annonçant qu'au répertoire des amusements prévisibles peuvent figurer des pratiques extrêmes, généralement urolagnique*, scatologiques* ou S/M* sévères.
Pratiques sexuelles interdites, concernant des protagonistes dont le degré de parenté peut varier d'une société à une autre. L'occident offre, sans le savoir, la définition la moins étendue du tabou, puisqu'il n'implique d'interdit qu'au sein de la famille dite « nucléaire », c'est-à-dire entre parents et enfants, et enfants entre eux.
Banque de données mentales, constituée d'une mémoire de pulsions refoulées et d'un savoir à l'état brut, qui « parle » à travers le corps, l'intelligence et la sociabilité, pour qu'un sujet existe en tant qu'être humain.
Perte de contrôle des « sphincters », c'est-à-dire des systèmes d'écluses qui rendent parfaitement étanches la vessie et l'anus. Les « fuites d'urines » chez la femme - dans les suites d'accouchements compliqués - en sont l'exemple typique et fréquent.
Remodelage de la surface du pénis, en vogue en Extrême-Orient, visant à la rendre inégale et « rocailleuse », en implantant sous la peau de petites billes en plastique, en ivoire, des perles ou des cailloux polis. Ces aspérités ont pour prétendue vocation d'accroître l'enthousiasme coïtal.
Etude statistique des échecs constatés d'une méthode de contraception* en fonction de la durée d'utilisation : un indice de 1% indique que sur cent femmes utilisant telle pilule ou porteuse de tel stérilet* par exemple, il y aura un échec probable au bout d'un an d'utilisation.
Se dit, chez l'adolescent ou l'adulte, d'un état d'inachèvement pathologique des mécanismes physiques et mentaux de la puberté.
Inaptitude relative à y parvenir, impliquant souvent l'addition de facteurs conjoints qui, pris séparément seraient anodins, mais que leur somme rend pernicieux.
Intervention qui « agrafe » - au sens propre de fibula en latin - chez l'homme, la peau du prépuce* en la ligaturant, ou en la perçant d'un anneau, et chez la femme, les deux bords des petites lèvres en les cousants, ou en comptant sur la cicatrisation de leur abrasion. Dans tous les cas, associés ou non à des mutilations, il s'agit de pratiques initiatiques imposant une chasteté dont l'occident n'a plus les moyens intellectuels de déchiffrer les sources mythiques.
Acte de rupture d'un contrat de confiance, généralement illustré par l'adultère* mais qui
peut être étendu à toute infraction à la sincérité des sentiments, des promesses.
La loi du 17 janvier 1975 fait obligation à toute candidate à une IVG* d'obtenir une
attestation d'entretien avec une conseillère conjugale attachée à un centre agréé, qui
a pour but de confirmer les motivations et de prévenir les récidives.
Si les traitements médicaux des fauteurs de troubles sont parfois sans effet, c'est parce
que l'on a méconnu l'incompétence notoire des plaignants, dont la gaucherie peut faire aussi mal qu'une cicatrice.
Refus d'entrer dans l'action ou le ressenti. Cette privation est plus ou moins consciente mais rejoint psychologiquement d'autres formes d'autopunitions, en mémoire de frustrations antérieures ou d'interdits acquis dans l'éducation, étayant une personnalité nostalgique du passé et immature.
Possession d'un savoir hermétique et secret, acquis à la fois par transmission rituelle et par un effort solitaire et humble de la pensée.
Piqûre dans la masse des corps caverneux* qui déclenche une érection quasi-immédiate par « anesthésie » du tissu érectile, qui réagit en se relaxant, permettant ainsi au sang de l'inonder.
Schéma d'ensemble des motivations archaïques qui permettent d'assurer la survie d'un individu, c'est-à-dire son alimentation, sa sécurité et sa sexualité.
Condamnation par l'autorité publique et/ou religieuse, des actes contraires à son système de pensée ou à ses références morales. En matière de sexualités, les prohibitions sont aussi nombreuses et variées que les cultures qui les imposent.
Coexistence chez un bébé d'organes génitaux masculins et féminins.
« Bisexualité morphologique » plus ou moins invalidante, retardant même parfois de plusieurs mois la rédaction de l'extrait de naissance.
Synonyme de pénétration*.
Désigne une attitude de repliement sur soi, de retrait de tout autre centre d'intérêt, aussi bien des relations familiales que de l'environnement social. Cette surenchère n'est « égoïste » qu'en apparence, puisqu'elle trahit un certain degré de souffrance de la personnalité.
Premier stade des mécanismes de l'érection*, épisode de dilatation des tissus érectiles qui, gorgés de sang, vont dilater la verge et, à un bien moindre degré, le clitoris et les grandes lèvres*.
L'impertinence des quolibets et des railleries que se lancent entre eux les adolescents n'est pas un
vain jeu de sarcasmes, mais l'apprentissage de l'usage de la moquerie comme étalon de la distance sociale. Ce calibrage de l'intervalle de tolérance entre les êtres ne cessera pas à l'âge adulte,
mais il sera simplement tenu au silence.
L'usage du stress que provoque l'enfermement dans un espace sans lumière, et sans voix,
est utilisé à titre thérapeutique dans la cure d'état anxieux et phobiques, pratique dite « d'isolement sensoriel » poussée à l'extrême
en immergeant le patient dans l'espace clos d'une cabine insonorisée.
Sentiment d'être dépossédé de son droit d'exclusivité sentimentale et sexuelle. L'orgueil et le narcissisme* étayent une douleur morale, que la littérature à l'eau de rose persiste à interpréter comme une preuve d'amour.
Classiquement, c'était le mollet. Aujourd'hui, l'étalage désinvolte des genoux et des cuisses, le port du pantalon pour les filles, montrent le membre en totalité, de la fesse au pied. Insigne de cette féminité moderne, le « croisement des jambes » est la posture d'affirmation décente de soi par excellence, mais aussi à la base de jeux de séduction que la mode vestimentaire enjolive.
Espace incommunicable de mémoire et d'émotions secrètes ; lieu de repli imaginaire, où l'on se « ressource ». Contrairement à une idée reçue, cette liberté de penser à soi n'est pas une trahison, mais une manière de sauvegarder son identité.
En 1900, les jeunes éphèbes âgés de quinze à dix-huit ans qui tapinent dans les bosquets des Champs-Elysées sont de notoriété publique des « petits jésus », adeptes d'une prostitution masculine florissante. Dans le babillage des nourrices, désigne le sexe du petit garçon.
L'enfance est au comble de l'usage idéal du jeu, avec ses règles, ses secrets, ses abandons et ses surprises. La découverte des organes « sexuels » va compter autant pour son initiation ultérieure, que les simulacres de postures coïtales et ses premières confrontations à la question de la dominance : apprentissage tout à fait semblable à celui qu'organisent les autres espèces de mammifères pour leur progéniture.
Touche pipi
Dans le langage des nourrices et des parents incultes, stigmatise les manipulations
solitaires ou collectives d'enfants curieux et voraces de sensations.
L'interdit qui les sanctionne est pourvoyeur d'angoisse et de culpabilité
dont il sera beaucoup question en thérapie à l'âge adulte.
Signifiait en latin tardif tirer du plaisir à son profit, fêter son quant-à-soi. L'évolution moderne du verbe qui renvoie à l'expérience de l'orgasme est parfaitement logique, puisque la jouissance est bien le comble de l'égoïsme, révélant brutalement l'imperméabilité tragique des sexes. A ce stade ultime du vécu érotique, la fusion des corps bute sur l'incommunicabilité de l'orgasme.
Réunion privées, inaugurées par le milieu gay* américain, rassemblant uniquement des hommes majeurs, consentant à respecter entre eux les prescriptions du Safer sex*. La rencontre est réglée sur mesure, comme une surprise-partie se déroulant « en matinée », dans le but mutuellement consenti d'en jouir. Cette préméditation peut amoindrir le plaisir, à comparer avec les jeux de hasard des Back-rooms*.
Emblème de la féminité depuis 1890 dès lors que la robe s'entrouvre pour l'exhiber et que les jupes raccourcissent.
La protection des mineurs est un des thèmes renforcés du nouveau code pénal français, publié en 1995. Pédophilie, abus sexuel, inceste, n'y sont pas cités expressément, la loi retient
en revanche les termes de viol*, agression sexuelle et corruption de mineur.
Le manuel d'art érotique le plus célèbre au monde. Il s'agit d'une compilation de textes d'origine indienne, parfois plus que centenaires, rassemblés et commentés par Vâtsyâyana, brahmane érudit du IV° siècle de notre ère, prônant un érotisme élitiste, réservé au citadin instruit et raffiné, s'inscrivant dans un ensemble d'érudition, politique et économique, que l'on dirait « civique » aujourd'hui.
Kinésithérapie des insuffisances orgastiques féminines. Il s'agit d'exercices de « musculation » des « releveurs de l'anus », nom qui est donné à des muscles longs et plats qui se déploient à l'intérieur du bassin, soutenant les organes comme dans un hamac, vessie et vagin notamment. Le gynécologue américain Arnold Kegel a observé dès 1948 que le renforcement intentionnel de cette « carène » musculaire pouvait venir à bout de certaines incontinences urinaires*... et augmentait les capacités orgastiques des patientes.
L'histoire du baiser est liée à la préhistoire des positions du coït : sur 40 000 ans d'humanité, le face à face est une mode récente, qui ne date que de l'époque des... missionnaires, dont
l'illustre position prédestinait les visages à se rapprocher et les bouches à se coller.
L'immaturité affective s'apprécie au degré de dépossession de sa personnalité
sous prétexte que l'amour fait entrevoir une réincarnation délicieuse.
Entre les tabous et la surprotection éducative il reste la troisième voie de la documentation
objective, offrant à tous un langage et des connaissances minimum pour vaincre les idées reçues et les tentations idéalistes.
Mesure statistique de la poursuite d'un traitement. Ici, les abandons ne mettent pas en cause les
qualités du dispositif, mais sa « visibilité », son contact figé sous les caresses... faisant l'aveu à contrecœur d'un vieillissement que d'autres subterfuges tentaient de dissimuler.
Contrairement à une idée reçue l'ablation du clitoris ne condamne pas la victime à
une anorgasmie* incurable, en rapport avec l'amputation de l'organe :
sous la cicatrice, la zone clitoridienne n'est pas anesthésiée
et conserve donc son potentiel érogène.
Si le zèle des mouvements féministes fait l'impasse sur le harcèlement sexuel dont peuvent être victimes des hommes, et des lesbiennes, la loi française ne l'a pas exclu de son texte, l'article 222-33 du code pénal étant applicable à tous les cas de figures.
Le code pénal ne prononce pas le terme, et amalgame les situations incestueuses dans le cadre
du « viol *» commis par un « ascendant légitime, naturel ou adoptif », méconnaissant donc l'inceste entre frère et sœur, adultes et consentants...
Cette « induration plastique du pénis » porte le nom du propre chirurgien de Louis XV qui en a fait la première description en 1743. Maladie de l'homme âgé, encore mal connue et incurable, qui se caractérise par la formation de plaques dans les enveloppes de la verge, qui se durcissent, la déforme, l'incurvent, la rapetissent, rendant les érections quasi-impossibles et pénibles.
Les lois qui s'appliquent à la prostitution au XIX° siècle en Europe ne régissent que le contrôle des maladies vénériennes. Le courant abolitionniste de la « traite des blanches » qui s'engage dès 1902 à une échelle internationale, aboutira en France métropolitaine à la loi Marthe Richard du 11 avril 1946, qui ordonne la fermeture immédiate des bordels, et le 2 décembre 1949
à la Convention de l'ONU, condamnant « l'exploitation de la prostitution d'autrui ».
Jugement de valeur, péjoratif et arbitraire, tant à propos de critères physiques que d'ordre moral. Tout comme le dégoût* dont elle est le versant visuel, la laideur est aussi une alternative à l'agressivité, un sentiment de rejet non-violent, d'exclusion pacifique mais intransigeante, qui permet de réduire la saturation de désir que déclenche la promiscuité.
Allusion argotique à la bougeotte perpétuelle de ces mammifères domestiques, pour signaler par l'absurde qu'il est tout aussi utopique de « poser » un lapin, que d'assurer un rendez-vous.
Terme de pensionnat de garçons du XIX° siècle désignant le penchant de l'un d'eux à masturber ses
camarades, soit sous la contrainte, soit par amour du vice.
Qualifie un penchant impudique pour la sensualité suggestive des mouvements du corps : la danse, la démarche, le déhanchement, le balancement de la tête sur l'épaule, l'élévation des bras, les rotations du poignet... s'inscrivent dans ce répertoire de gestes universellement connus et reconnus de la tentation.
Résine élastique tirée de l'arbre à caoutchouc. Matière première naturelle d'une très large panoplie de parures fétichistes* ( slips, culottes, soutiens-gorge, bermudas, bas, combinaisons, jupes, robes, pantalons, cagoules*, masques...). Les inconditionnels de la finesse lisse et glacée du latex dédaignent la rudesse « amidonnée » du caoutchouc artificiel, et réciproquement.
L'administration d'une quantité de liquide dans le rectum est pourvoyeuse pour ses adeptes, d'intenses sensations érogènes de réplétion, suivies du bonheur de la délivrance, dont l'impunité permet ici de régler ses comptes avec une enfance sans doute trop sévèrement punie pour ses souillures...
Voir aussi Enéma.
L'invention du verre moulé et de la tétine en caoutchouc, au XIX°siècle,
inaugure un mode « artificiel » d'allaitement. Les déficits d'ordre tactiles et olfactifs
doit être compensé par d'intenses échanges visuels.
Les auteurs américains nomment « dysphorie de genre » des états d'indétermination sexuelle,
non pas anatomique mais bien psychologique : des goûts vestimentaires
aux convoitises érotiques, les limites du genre masculin ou féminin
se fondent ici dans des contours très estompés.
La transition vers le désir du « rapport sexuel » s'établit peu à peu, à partir de les révélations qu'induit
le regard d'autrui, comme un miroir, sur soi-même : c'est cet investissement rendu incontournable désormais - et parfaitement utopique du reste - que récuse le narcissisme pervers.
Désigne toutes les caresses que les dix sept muscles de la langue peuvent offrir, de sa pointe agile, aux plongeons en pleine bouche : la plus riche composition qui soit de flatteries salivaires.
Les ovaires et les glandes surrénales sécrètent les mêmes androgènes que chez l'homme,
mais en quantité dix fois moindre. 50% des femmes ménopausées vont en disposer encore un peu. Ce sont les « messagers » des besoins d'agir, et non du désir ou de l'hétérosexualité.
Sous-vêtement fait d'une seule pièce couvrant comme une seconde peau le ventre et
les jambes jusqu'aux pieds.
De plus en plus associé au tabagisme, l'alcoolisme domestique
féminin équivaut à une toxicomanie majeure : l'alcool est bu en début d'après-midi, en quantité, pour obtenir un seuil brutal d'inconscience. L'ébriété ne doit pas durer plus de trois
heures, pour être indécelable à l'heure du repas familial...
Métaphore botanique qui rappelle que les plantes sont depuis toujours les
compagnes à la fois maudites et convoitées des hommes en quête d'hallucinations
et de dopage de leur potentiel érotique. L'imbrication entre leurs
effets narcotiques et aphrodisiaques les exclut de la pharmacopée occidentale.
De l'hypnose* aux techniques d'isolement sensoriel, de la sophrologie au tantra*,
de la méditation « transcendantale » au voyage « astral »...mille et un simili parcours
initiatiques exaltent un égocentrisme hallucinant, au détriment d'une approche humaniste
de l'instabilité affective des couples et de leurs inhibitions*.
Guérites autonettoyantes en béton cannelé, blockhaus monoplace installé sur la voie publique, depuis 1980 à Paris, destinés à la défense des vessies négligées et des urgences digestives. Le système
d'alarme automatique - qui se déclenche après vingt minutes de séjour dans les lieux,
en prévention d'éventuels accidents - offre un délai suffisant... pour assurer une passe* dans des conditions acceptables, et transformer la nuit ces toilettes publiques en vestiaires de la prostitution.
Qualifie l'amour entre femme depuis la Révolution, avant d'être mis en concurrence avec la terminologie sexologique « d'homosexuelle » fin XIX°. Allusion à l'île grecque de Lesbos en mer Egée, où vécut Sappho au VI° siècle avant J.-C., poétesse légendaire, amoureuse lucide et rebelle.
Voir aussi Tribade.
Littéralement il s'agit de « pertes blanches », qui coulent du vagin, dont la quantité, la régularité, la couleur, la consistance, l'odeur... sont l'insigne du fonctionnement normal des organes génitaux, ou d'une affection gynécologique.
Institution traditionnelle en Afrique, commentée aussi dans la Bible, qui prescrit le remariage d'une veuve avec un frère cadet de l'époux qui vient de mourir. Un tel dispositif restitue à la
femme sa place au sein de sa belle-famille, sauvegarde sa sécurité matérielle et celle de ses enfants.
Voir aussi Onanisme.
Les deux bourrelets charnus et les deux fines lames de peau qui entourent l'entrée du vagin constituent les « grandes » et « petites » lèvres (appelées aussi les « nymphes »). Ces replis forment la partie bombée de la vulve* et présentent une élasticité, une forme, une coloration, une longueur, une épaisseur et une aptitude à se congestionner une fois excités, qui sont infiniment variables d'une femme à l'autre, et chez une même femme, étroitement dépendants des cycles hormonaux et du vieillissement.
Nom commun de la femelle du lévrier, que l'argot adopte pour décrire une position du coït où le sujet « réceptif » est à quatre pattes... comme un carnivore.
Du latin libertinus : l'affranchi, l'esclave qui vient d'être libéré. Un même adjectif qualifie trois formes de libéralisme à trois étapes de l'histoire : le libertin du XVII° siècle est un intellectuel « engagé », sceptique à l'égard de la Foi, et persécuté ; au siècle de Louis XV le libertinage est avant tout non-conformiste, mais assez érudit pour dévergonder les mœurs avec raffinement ; l'étiquette moderne n'appelle à considérer hélas qu'un goût pour une débauche inesthétique, la satire d'une sexualité anonyme.
Synonyme savant de l'aspiration au plaisir et des pulsions érotiques.
Terme à double sens. Suggère d'une part l'attachement, qui s'instaure dans l'amour, qui unit la famille, qui forge l'identité d'une « tribu », qui s'imagine dans la fusion érotique, et, d'autre part, désigne tout accessoire utilisé dans le bondage* associé ou non à des protocoles S/M*.
De toutes les variétés d'exactions et de souillures que les soumis peuvent subir,
il est une constante qui fait formellement la différence avec le projet S/M*,
c'est l'usage du collier et de la chaîne : le soumis est toujours tenu en laisse, comme
s'il se nourrissait de ce substitut de cordon ombilical.
Procédé d'envoûtement, hostile et démoniaque, qui participe depuis la nuit des temps à une érudition alliant intimement magie et sexualité. Fruit d'une jalousie féroce, ce maléfice vise à rendre une union inconsommable, en « barrant » le sexe de l'épouse et, « nouant les aiguillettes » à rendre le mari impuissant.
Faire l'amour. Allusion figurée des mouvements réguliers et opiniâtres du coït.
Pièces de sous-vêtements masculins, dont les « tricots de peau » et les débardeurs sont dans l'imagerie populaire des vestiges cinématographiques, imprégnés de sueur et de misère ouvrière. Supplantées désormais par la mode anglo-saxonne des Tee-shirts, et des shorts.
Parure féminine à fleur de sexe, qui de frous-frous en guise de trompe-l'œil, en dentelles pour guêpières filigranées, jette K.O. au tapis le regard masculin qui s'y risque.
Lit conjugal
Théâtre où se perpétue la tradition du vaudeville matrimonial.
Le comble de l'autoportrait de la misère érotique conjugale.
Ecoulement d'origine utérine qui suit naturellement l'accouchement et qui dure de deux à trois semaines. Ces « pertes » peuvent irriter les muqueuses et les souillent, faisant obstacle chez beaucoup de femmes à la reprise précoce des coïts.
Prénom de l'héroïne d'un roman à intrigue pédophilique très célèbre de Vladimir Nabokov (1899-1977) - écrit en 1955, il ne put vaincre la censure qu'en 1959 - mettant en scène une adolescente espiègle et délurée, créant, depuis, le mythe des fillettes initiées, des « nymphettes » joueuses...
L'apparence, le style, une allure et une tenue vestimentaire particulièrement « branchées ».
Confidence de lycéenne qui dit être amoureuse. Ces deux syllabes anglaises sont parmi les plus usitées au monde pour désigner l'amour et l'érotisme, cinéma et téléfilms américains obligent.
De très nombreuses circonstances (des infections génitales aux sévices de la ménopause) perturbent « l'écosystème » de la flore vaginale* et entravent la lubrification : le recours
à des agents lubrifiants artificiels est ainsi de bon aloi, afin d'éviter les risques de dyspareunie*.
Mécanisme réflexe de transpiration, « transsudation » pour être plus précis, de la muqueuse vaginale, la tapissant d'un film visqueux translucide qui favorise le glissement indolore de tout corps étranger qui s'y enfonce.
Première nuit d'amour, le soir des noces. Dans les sociétés à prohibition sexuelle préconjugale
le rituel du mariage célèbre aussi la défloration de l'épouse, « dépucelage* » qui ne va pas forcément de soi et qui laisse des traces pénibles dans la mémoire.
En argot de la Rome antique lupa, la louve, est l'animal totémique de la prostituée, donc un lupanar n'est autre qu'un « bordel » en latin.
Il s'agit des excès de créativité érotique, de dévergondages à profusion - l'un des sept « péchés capitaux », autant dire une haute trahison - mais le vice ne se laisse pas domestiquer sans talent, la débauche n'est obscène que dans le luxe : la luxure est donc un péché de riches.
Interprétation poétique, romantique, attendrie et heureuse, d'une histoire d'amour, ou son évocation.
Désigne l'état de rébellion d'une épouse qui fait la « grève » du devoir conjugal. L'exemple est inspiré d'une comédie du poète grec Aristophane, « publiée » en 411 avant J.-C. intitulée Lysistrata : lasses de la guerre qui se poursuit à Sparte, des épouses vont faire pression sur leur soldat de mari, en les privant du « repos du guerrier »... la paix des ménages, en somme.
Principe « phallocrate », tiré d'une vision triomphaliste du phallus* comme insigne d'une supériorité indiscutable sur la femme. Macho renvoie à une étiquette d'origine mexicaine, mais aux racines bien méditerranéennes, pour désigner une virilité agressive et abrutie.
Etablissement de prostitution dont la « clôture » est assurée par la violence et les chantages des tenanciers et des proxénètes, afin d'empêcher l'évasion des « pensionnaires ». A cette résidence forcée s'ajoute l'enfermement moral de la « fiche » : mises en « cartes » les femmes sont harcelées par la police et les autorités sanitaires.
Femme dominatrice - mais il peut s'agir aussi d'un travesti* - arbitre des pratiques de soumission de ses « esclaves ».
Toutes les sociétés déterminent avec précision le moment du passage - du « rite de passage » - entre l'adolescence « mineur » et l'adulte. L'âge de la majorité légalise un autre seuil de maturité, celui d'un « âge de raison » et, en matière de sexualité, d'une présomption d'aptitude au consentement.
En Europe, cette ligne de partage évolue entre 14 et 18 ans selon les législations.
A plusieurs périodes sensibles de la vie du foetus, des étapes du développement de ses organes génitaux peuvent être plus ou moins gravement perturbées. L'embryon humain est « intersexué » jusqu'à sa huitième semaine, puis les caractères morphologiques se manifestent pour qu'un genre masculin ou féminin soit clairement identifié à la naissance.
Formule affaiblie pour dire le deuil et la souffrance, qui sont ici associés à la notion de « manque de chance ». L'expression est habituelle dans l'évocation d'une séparation, d'une rupture, renvoyant l'empreinte de l'échec à une sorte de fatalité invincible.
Questionner les « insuffisances érectiles » est un casse-tête médical chimérique : si les corps font de
la résistance, ce n'est pas la maltraitance des examens, des protocoles, des explorations, des bilans, qui va les obliger à trahir leurs complices, mais l'expertise de la fonction érotique en souffrance.
Cône ou cylindre faisant saillie au centre de chaque sein. La surface n'est pas unie car elle recouvre un important réseau musculaire. L'extrémité arrondie est parcourue par des sillons et parsemée d'un douzaine de petits pertuis qui sont l'abouchement des canaux « galactophores », mot à mot : qui transportent le lait. Son extrême sensibilité et sa vascularisation, font du mamelon une zone érogène majeure, à condition, comme toujours, qu'un apprentissage en conditionne la réactivité.
Cérémonie, spécifique à chaque culture, qui célèbre l'entrée d'un nouveau couple dans la communauté qui va l'héberger et éduquer sa progéniture.
Emblème du libre choix romantique, l'union conjugale basée sur le sentiment amoureux
n'en garantit pas cependant la pérennité s'il n'est pas renforcé par des affinités d'ordre intellectuel et une proximité socio-économique des deux familles.
Selon la Loi Coranique prônée par les mollahs chiites iraniens, deux personnes peuvent
officialiser une liaison à durée déterminée, de quelques heures à plusieurs années.
Le zaoudj al-mout'a ou « mariage de jouissance » ne fonde pas un couple au sens conjugal du terme, mais offre une issue idéale aux fiancés qui redoutent de s'épouser sans se connaître et aux veuves ou divorcées qui ne veulent pas vieillir sans plaisir.
Accessoire type des corrections S/M*, fouet formé de fines lanières de cuir fixées à un manche.
Prédilection pour un érotisme avilissant. Que le terme pérennise la violence autodestructrice des romans de Leopold von Sacher Masoch (1836-1895) n'indique nullement que ces conduites datent de l'instant où elles sont nommées par les psychiatres : la recherche de la souffrance et de la déchéance fait partie intégrante, partout et depuis toujours, de l'angoisse
des pulsions de mort qui alimentent l'inconscient* et qui, pour certains, sert d'unique viatique pour jouir.
Voir aussi Soumission.
Technique d'activation sensorielle et de modification des niveaux de conscience par le toucher.
Lorsque la démarche est égoïste, l'induction du bien-être est conduite par un professionnel et s'apparente à la relaxation, à l'inverse, dans le cadre d'une thérapie conjugale, le massage est improvisé entre les partenaires et sert d'intermède de reconstruction du dialogue sensuel.
Toutes les frictions possibles et inimaginables qui agacent les zones érogènes afin d'en jouir, mais qui n'y parviennent pas toujours.
Attitude féminine de surprotection, effective ou symbolique, à la fois consentie et convoitée. Cet espace d'interactions primaires est infiniment complexe, allant de la simple tutelle d'une épouse dominante, aux jeux de « couches-culottes », en passant par des protocoles de régression « assisté », tel que le rebirth - revivre sa propre naissance - par exemple...
Notion théorique qui tend à définir un seuil d'objectivité critique vis à vis de la vie, un âge sensible à l'appréciation du sens moral, une étape d'autoévaluation lucide... L'âge adulte n'offre aucune garantie à cet égard, et cet état d'équilibre entre les désirs et les réalités ne s'acquiert qu'avec le temps et les leçons qu'il inflige.
Des érections inconstantes et brèves sont observées au réveil, témoins non pas d'un besoin d'uriner, mais de mécanismes réflexes liés aux cycles du sommeil : plusieurs épisodes d'érections se succèdent durant la nuit, et celui du matin n'est pas achevé quand le dormeur s'éveille.
Orifice du canal de l'urètre*.
Ou Meg, terme d'argot qui a progressivement glissé des hauts grades du chef de bande, à la désignation chez les gamines de leur « petit ami ».
La notion de « rapport » induit un consensus qui clôt brièvement un interrogatoire que toutes les parties redoutent, mais qui crée aussi un malentendu : en matière d'exploration d'une stérilité,
ou d'une recherche de contagion, par exemple, ces pudeurs de langage ne devraient plus être de mise.
Pratique sexuelle mobilisant au moins deux couples, hétérosexuels, dont la rencontre n'autorisera pas le coït croisé entre partenaires, comme c'est le cas dans « l'échangisme* ». Les « rapports côte à côte » sont cependant précédés de jeux érogènes qui impliquent le mélange des stimulations et des attouchements.
A l'instar du premier écoulement de sang menstruel chez la fille (dit « ménarche »), il importe de donner toute sa valeur à la fois symbolique et biographique à la première éjaculation du garçon
(que je propose d'appeler « sémenarche »), qui survient une fois sur quatre en dormant.
Jalon de la vie d'une femme marqué par l'arrêt du fonctionnement de ses ovaires. Les préambules de cette mise hors service (ou, « pré-ménopause ») peuvent déjà invalider la féminité, tant du point de vue physique que moral, donnant de la cinquantaine une vision d'escale forcée interminable.
L'art de refinancer une confiance insolvable.
Les « règles » : élimination spontanée de l'épaisse couche de muqueuse de l'utérus, qui aurait pu servir de « nid » à un ovule fécondé, et que l'absence de grossesse rend parfaitement inutile. En quatre ou cinq jours l'utérus est nivelé et un nouveau cycle « menstruel » commence.
Cacher, simuler, dissimuler, feindre, taire, des vérités qui, sexuellement,
ne sont jamais bonnes à dire.
Discorde, hostilité, malveillance, s'installant au sein d'un couple. Le terme « conjugal » désigne en réalité toutes formes de cohabitation durant depuis plus de six mois. Faire de l'organisation de ces conflits un « symptôme » à part entière est de découverte très récente, mais fondamentale, validant la priorité accordée en sexologie à la mise en examen des interactions du couple, et non plus seulement des déficiences génitales individuelles.
Simulacre liturgique, inscrivant dans le cadre d'une parodie anticléricale de nombreux ajouts d'ordre érotique, en fonction du niveau de culture ésotérique et de l'organisation sectaire des
fidèles. La filiation s'établit entre ces offices « démoniaques » traditionnels - eux-mêmes héritiers des cérémonies de sacrifices humains - et certains rituels S/M* contemporains, l'attrait pour les sépultures, la fascination pour les cimetières souterrains (les catacombes).
Saignements d'origine utérine, particulièrement trompeurs s'ils sont confondus avec les menstruations* et faussent le calcul des périodes d'infécondité cyclique de la femme.
L'un des tous premiers (1975) synonymes de « fille » en verlan, argot des faubourgs qui consiste à inverser les voyelles d'un mot afin que sa prononciation le rende incompréhensible aux non-initiés...
Action d'uriner.
Mal de tête spécifiquement féminin, « céphalée » qui affecte la moitié du crâne, dont l'intensité et la périodicité sont très invalidantes... au point d'en faire l'insigne des dérobades et des feintes pour échapper au triste devoir conjugal.
Diminutif de gamine* dans un langage jeune et « branché ; mais désigne aussi la vulve, dans l'expression « faire minette », pratiquer un cunilinctus*.
Dépréciation méprisante pour tout ce qui a trait à la féminité.
Allusion ironique à la position standard du coït, considérée comme plus résistante aux tentations lubriques, donnant à l'homme qui s'étend sur sa partenaire un avantage postural conforme aux considérations classiquement misogynes de l'Eglise.
Notion de mélange de composés adverses, tels que le sexe, la race ou la religion. Le principe d'exogamie* prédispose à des mariages mixtes - couleur de peau, confession, voire statut social...- que les familles d'origine tyrannisent et que les religieux condamnent.
Régime matrimonial majoritaire dans l'espèce humaine : un seul homme uni par des liens officiels à une seule femme, définitivement. A l'opposé, la pluralité des partenaires de la « polygamie » fait figure de solution miracle contre l'affadissement du désir, mais c'est faire l'impasse un peu vite sur les obligations économiques et familiales qu'impose ce privilège.
Maillot de bain féminin qui fit scandale dans les années 1960, initialement constitué d'un slip et de deux bretelles, découvrant la poitrine. Les courants de pensée libertaire et écologique ont abouti à valider la mode des « seins nus » sur les plages, littéralement top-less en anglais.
Coussinet de graisse, particulier à la femme, légèrement bombé et de forme triangulaire, qui surplombe la vulve et qu'un pli très visible sépare de l'abdomen... ligne emblématique qui n'a pas échappé à la clairvoyance des peintres figuratifs.
Se saisir d'une surface de peau à pleine bouche, et serrer les dents jusqu'au sang, n'est pas une pratique S/M* mais relève des cruautés « sadiques* ». Dans cette série des comportements violents non érogènes, il faut inclure la gifle qui, bien que moins traumatisante que la morsure, n'appartient pas au registre des brutalités infligées aux soumis*.
Injures, « gros mots ». L'insulte dialoguée est excitante parce que la grossièreté accroît encore le sentiment de liberté du couple ; de même, le mot obscène est-il érogène, surtout quand il nomme les sexes, parce qu'il permet de triompher de l'angoisse qu'ils inspirent...
Evoque frauduleusement dans les publicités racoleuses la « mouche cantharide » : insecte coléoptère, appelé aussi mouche espagnole, ou mouche de Milan qui, réduite en poudre, était ingérée pour ses effets aphrodisiaques* mais interdite aujourd'hui à cause de sa grande toxicité rénale.
Lubrifier, en langage populaire. Voir Lubrification.
Va-et-vient alternatif qui amplifie l'excitation par friction des téguments. Seulement trois manières de bouger - mouvements amples ou non, lents ou rapides, forts ou en douceur - et trois directions des poussées - rectilignes, latérales, ou en « arabesques » - limitent à neuf, au grand dam des crâneurs, l'entier répertoire des styles copulatoires.
Sigle des « maladies sexuellement transmises », dites autrefois « vénériennes » et « honteuses » : la plaie de l'érotisme. Si les agents anti-infectieux réduisent la gravité de la plus part des MST, certaines tel le Sida* leur résistent encore, alors que d'autres, dites asymptomatiques comme les Chlamydiae*, sont si discrètes qu'elles ne sont même pas soupçonnées...
Episode de la puberté, qui abaisse la tonalité de la voix des garçons et des filles, l'organe de la phonation, le larynx, étant lui aussi une zone cible des hormones* sexuelles. Mais c'est surtout la période d'ancrage définitif du « timbre » de la voix, miroir de la personnalité et formidable attribut de séduction.
Ce privilège féminin, à la fois élitiste et naturel, de pouvoir enchaîner toute une série d'orgasmes au cours d'une même relation, est un passe-droit encore inexpliqué mais qui marque une frontière physiologique infranchissable avec, chez l'homme, la dictature des réflexes de ses éjaculations.
Equipement de contention de la zone buccale, fait de cuir ou de caoutchouc, simple bâillon ou muni d'un « bloqueur buccal », rigide ou gonflable, introduit dans la bouche. L'appareil peut aussi être munis de deux anneaux latéraux et servir de mors dans les simulacres d'attelages.
Toute modification intentionnelle et collective, médicalement non justifiée, de la configuration extérieure des organes génitaux. Chez l'homme le prépuce* focalise la majorité des découpages - circoncision*, supercision (le prépuce est tranché en deux sur le dessus) - alors que dans la « subincision » c'est la face ventrale de la verge qui est ouverte de bout en bout, jusqu'à l'urètre*. Chez la femme le clitoris est incisé ou, dans d'autres ethnies, excisé*.
Issu du grec mukêtos « champignon », il s'agit des infections, principalement génitales, dues à des « levures » (Voir Candidose) dont la contamination vénérienne est désormais mise en doute.
Après avoir qualifié un homme d'église particulièrement érudit, le sens évolue depuis l'époque romantique pour désigner l'adepte d'expériences intégralement « sublimées » de l'érotisme, une exaltation quasi-orgastique mais chaste, telle que l'exhibent certaines « saintes ».
Etude des fables antiques - gréco-romaines en ce qui nous concerne - qui servent de trame à la construction des systèmes de valeurs, et des représentations du partage des pouvoirs, dans une société contemporaine.
Une adolescente, dans le langage familier des jeunes. La connotation sympathique est due au doublement des voyelles (Voir aussi Zizi) qui renvoie au parler de l'enfance.
Tiré du mythe de Narcisse - ce beau grec amoureux de lui-même, à en mourir - pour qualifier un égoïsme démesuré, pathologique. Or, depuis la prime enfance, le mûrissement de la sexualité, l'élaboration d'une identité, s'appuient sur les pulsions d'amour propre : ce n'est donc pas l'auto-érotisme en soi qui est suspect, c'est le zèle qui peut l'assiéger à l'âge adulte, au point d'invalider la libido*.
Paramètre démographique complexe destiné à chiffrer le flux des naissances dans une population donnée. Ces taux abstraits - tels que le nombre de naissances vivantes par rapport à l'effectif des femmes âgées de 15 à 49 ans, par exemple - doivent être complétés par des informations sur la nuptialité (nombre de mariages), l'âge de la mère à la première naissance, le nombre des naissances issues de l'immigration, le taux de mortalité maternelle et infantile...
Doctrine prônant un retour aux valeurs de la Nature, au sens propre et figuré du mot, étayant des options « écologiques » de vie quotidienne, dont les habitudes alimentaires et le goût de la nudité sont les plus représentatives du mouvement.
Pulsion perverse* rare et énigmatique, prédisposant à transgresser le tabou* de la mort (du
grec nekros) en s'impliquant érotiquement avec un cadavre où ses représentations. La nécrophilie n'est pas une « démonologie » - c'est-à-dire une « séduction du démon » qui agit
dans les hallucinations des messes noires* par exemple - mais l'extériorisation du délire de possession absolue. L'unique enjeu du désir est donc ici de dominer un « objet sexuel » sans résistance (la pédophilie* se nourrit de la même aliénation) auquel s'incorpore des alibis sentimentaux frauduleux.
Qualifie tout processus inconscient* d'autodéfense d'un sujet en mal d'enfance. Autrement dit, il s'agit dans l'hystérie* ou les « phobies », les obsessions ou « la dépression nerveuse », de repérer les innombrables solutions de fortune que produit un sujet pour lutter contre l'angoisse, les complexes, les refoulements, les frustrations, les conflits inavouables, les inhibitions*... qui l'empêchent de grandir.
Le « Nouvel âge » est une idéologie marginale née dans les années 1960 en Californie - dont le courant « hippie » en a exhibé les utopies - tendant à rassembler sous un même label tout ce qui a la prétention de fonder un « homme nouveau », à défaut d'un nouveau monde. Profession de foi qui s'appuie sur l'engouement pour un religiosité teintée d'orientalisme, des techniques d'altération de la conscience, une exclusion enfin de l'héritage culturel européen.
Evocation lyrique, d'inspiration rurale, qui désigne l'espace à huis clos qui abrite des amours plutôt illégitimes. Plus la rudesse de cet écrin peut rappeler la paille et le foin, plus elle est érogène, puisqu'elle rapproche des amants de la sexualité rustique des mythes païens.
L'implantation de l'œuf - fécondé dans la trompe utérine* trois à quatre jours plus tôt - se fait dans l'épaisseur de la muqueuse utérine par l'action « corrosive » du tout jeune embryon. En moins d'une semaine la « greffe » est achevée et son développent déjà bien en cours.
Précepte de la religion juive prohibant tout rapport sexuel entre époux durant les deux premières semaines « d'impureté » du cycle menstruel. Bien avant que la biologie de la reproduction soit étudiée, cette étonnante inspiration des rabbins, qui ciblent la reprise des contacts conjugaux le jour théorique de l'ovulation, a un effet bénéfique sur la procréation.
Voir aussi Sunna.
Cérémonie civile du mariage. Fête païenne aux rites ancestraux, impliquant les deux communautés familiales qui se greffent l'une à l'autre, par l'union de leurs deux enfants. L'exode rural, l'urbanisation chaotique ont fait « éclater » nombre de traditions. Le mariage en sauvegarde encore un reliquat, en préservant le chant et la danse propres au folklore des familles qui s'unissent.
Couleur étalon de l'érudition érotique. Intransigeant dans le rituel de soumission non violente. Inégalable dans l'exhibition fétichiste.
Cicatrice du cordon ombilical, au centre du ventre. Incontestable zone érogène* par sa situation, son petit creux, sa sensibilité, et les traditions millénaires qui en exaltent les mérites, du Cantique des Cantiques aux Mille et une Nuits, du Kâma Sûtra* à Diane de Poitiers peinte par l'Ecole de Fontainebleau...
Injonction de refus. Cette manifestation de l'absence de consentement est capitale en sexologie médico-judiciaire, car si la preuve en est faire, elle va qualifier le degré de gravité et de punition d'un comportement illicite.
Voir aussi Viol.
Incompétence ou impossibilité de réaliser un coït vaginal. Un « mariage non-consommé » peut être un mariage d'amour, la fidélité y est de règle, d'autres formes de plaisir érogène y transitent longtemps, mais il est infertile... C'est cette menace que qui fait exception à la loi de l'indissolubilité de ses liens et qui peut aboutir à son « annulation » du point de vue religieux et juridique.
Standardisation des comportements et de leur évaluation morale, propre à chaque société. Si cette interdépendance collective fait horreur aux libertins il reste qu'une norme physiologique - c'est à dire biologiquement programmée - propre à l'espèce humaine ne peut pas être transgressée : un coït est un coït. La marge de manœuvre n'offre que des variantes « théâtrales » assez fragiles et transitoires.
Alternative militante, tendant à opérer dans un occident vêtu par goût et par nécessité, un abandon
de tout textile, en signe de protestation populiste faussement hygiéniste.
Lune de miel* ou nuit d'amour. Formulation poétique d'une nuit sans sommeil consacrée à se dire que l'on rêve.
Désigne toute femme qui n'a pas eu d'enfant, quel que soit son âge.
Synonymes des « petites lèvres* » qui bordent l'orifice vaginal. L'ancienneté du terme rapporte l'intention d'évoquer la tendresse, la douceur du sexe d'une jeune fille, et tout particulièrement, s'agissant de cette zone vulvaire si proche de l'hymen, sa pureté.
Synonyme de « fureur utérine ». Chez les femmes donc (ce qu'indique encore la racine grecque numphê, au sens de clitoris*) désigne un appétit sexuel insatiable, et une quête intarissable de partenaires. Le diminutif populaire « nympho » rend bien compte, dans sa connotation péjorative, du peu de crédit accordé à l'émancipation érotique de ces boulimiques. En effet, en amont de ce désordre siège une souffrance névrotique* d'autant plus désespérante qu'elle a pour effet d'interdire l'accès à l'orgasme.
Qualifie ce qui fait offense, non pas à la pudeur comme il est dit traditionnellement, mais à l'érotisme. Autrement dit, l'adjectif désigne l'écœurement sans plaisir, le dégoût à l'état cru, sexuellement inefficace, même pour des adeptes d'inavouable*. Aux confins des zones extrêmes de la pornographie, il y a encore de l'espace pour « quelque chose » de pire : l'imbécillité, comme déterminant de l'obscène.
Un souvenir, un acte, ou un besoin, tous morbides et prohibés, mais qui assiègent sans relâche la conscience du sujet. Lorsque le refoulement est débordé par le passage à l'acte, cette impulsion incontrôlable s'appelle « compulsion », en amont de bien des conduites sexuelles répréhensibles.
Une peau sans odeur naturelle est un fruit insipide : l'abus de « désodorisants » évoque sans doute la
propreté, mais fait craindre aussi qu'une telle épuration du corps - à l'instar des « odeurs de sainteté » qui embaument les martyrs afin de conjurer l'angoisse de leur réincarnation - éteigne le désir.
Sens de l'olfaction. La perception des odeurs joue chez l'homme un rôle très important de médiateur de la sexualité, non pas tant, comme chez l'animal, pour l'exhorter, mais au contraire, pour la détourner. L'odorat est le messager des empreintes olfactives de l'enfance et, confronté aux fragrances génitales par exemple, le garant de limites de répugnances infranchissables, même par amour.
Reprenant à son compte un mythe* typiquement européen, que le poète tragique grec Sophocle met en scène en 425 avant J.-C., la psychanalyse peut illustrer de façon particulièrement intelligible l'une des phases les plus sensibles de construction du « moi ». C'est dans leur préhistoire inconsciente que garçons et filles ont à vaincre des rivalités sexuelles inévitables, faites de séductions prohibées (le fils à l'égard de sa mère, par exemple) et d'identifications impossibles (la fille jalouse de sa mère): « complexe » qui doit se résoudre dans l'abandon au moins partiel de cet attachement, dans un « principe de réalité » où l'on ne joue plus à papa et maman, puisqu'on le devient à son tour.
Pénis artificiels, vulgairement appelés « gode* », dont les archéologues retrouvent des exemplaires datés des temps les plus reculés de la préhistoire... et qu'aujourd'hui, l'industrie des matières plastiques a largement diffusés auprès des veuves et des orphelins.
Fossette qui marque la trace du cordon ombilical, en plein centre de l'abdomen, et formant la zone anatomique du nombril*, chère aux amateurs de bikinis*.
Méthode de contraception masculine, que le parler courant traduit malheureusement par masturbation. L'allusion biblique est pourtant incontestable, inspirée du Livre de La Genèse qui raconte comment, à la mort de son frère Er, Onân dut à contrecœur épouser sa belle-sœur Tamar, et pratiqua avec elle « le retrait » - coitus interruptus - éjaculant à terre à chaque coït. Ces représailles illégales lui valurent l'ire de Yahvé, qui le fit mourir...
Erotisation des fonctions urinaires, synonyme d'urolagnie*. L'étymologie du terme, créé par l'un des pionniers de la sexologie contemporaine Henri Havelock Ellis (1859-1939), évoque une image aquatique, afin de rapprocher le symbolisme de l'eau, des représentations, universellement admises comme bénéfiques, de l'urine et de ses divers emplois.
Néologisme prétendant réunir dans un même ensemble, cunnilinctus*, fellation*, et « soixante-neuf*. Une telle sélection est cependant arbitraire : l'oralité contient mais outrepasse ces succions génitales, ne serait-ce que, par exemple, dans le léchage des territoires de peau voisins, ou l'anilinctus*.
Issu du grec orkhis ou testicules, désigne leur inflammation, aiguë ou chronique.
Quote-part des lésions organiques, des séquelles chirurgicales ou de l'incidence iatrogène* d'un traitement en cours par exemple, dans la provocation et le maintien d'un dysfonctionnement de l'activité sexuelle.
Jouissance. Stade ultime de l'érotisation, retentissant durant quelques secondes dans le cerveau comme un vertige éblouissant la conscience. La satisfaction et le rassasiement, qui accompagnent cette vague d'émotions assourdissantes, sont les seuls points de convergence théorique entre les hommes et les femmes. En pratique, toute comparaison est illusoire : la période réfractaire* dénonçant la précarité de l'orgasme masculin.
Du sens initial de cérémonie solennelle d'initiation païenne - les « bacchanales » romaines, par exemple - l'usage courant ne retient depuis le XVII° siècle que la dimension d'une fête collectionnant les excès sensuels, dont la profusion alimentaire et la frénésie sexuelle,
demeurent les garants de l'exaltation collective.
Tuteur osseux ou cartilagineux « armant » le pénis de nombreux mammifères, du chien à la baleine, facilitant l'intromission et, vraisemblablement, le maintien durable dans les voies génitales des femelles, auxquelles les lois de leur espèce imposent des accouplements prolongés.
Sens de l'audition. Sexuellement mésestimé, en dehors des échanges de paroles aimables ou de mots crus, l'ouïe est cependant pour ses adeptes à l'oreille sensible, une source d'inspiration
érotique sans rivale, de la musique au murmure, du bruissement des étoffes au chuintement ondinique*...
Position
Les ovaires de la femme correspondent aux testicules de l'homme. Ce sont les deux véritables organes de procréation. Ils sont couchés des deux côtés de l'utérus, en dessous des trompes dans deux replis du péritoine.
Anatomie
Comme l'utérus, ils sont reliés par des ligaments, annexes à d'autres organes. Ils ont la forme et la dimension d'une amande, et mesurent 3 à 5 cm de longueur, 1,8 cm de largeur, et 1,2 cm d'épaisseur. Chaque ovaire contient environ de 30000 à 200000 ovules ; ils sont présent dès la naissance et leur nombre commence à diminuer progressivement dès cette époque. L'ovule est une cellule arrondie, plus petite qu'une tête d'épingle; on peut le distinguer à l'oeil nu. Il est donc plus grand que la cellule séminale masculine que l'on ne peut voir qu'avec un microscope. L'ovule possède également 24 chromosomes.
Entre la puberté et la ménopause* 300 à 400 ovules seront pondus, sur un stock de plusieurs millions à la naissance ; les candidats refusés disparaissent au rythme du vieillissement naturel des ovaires.
P
La sexualité plurielle est pointilleuse sur la question des nombres : les chiffres pairs l'emportent sur les assemblages impairs autres que le triolisme*. L'homme seul se met hors-jeu en ne dotant pas la partie de sa mise, qui serait évidemment de mettre sa femme sur le tapis.
Evasion réussie d'une érection qui souffrait de sous-alimentation érotique.
Culotte des filles années 1965, couvrant le nombril et descendant sur les cuisses, en textile moulant mais extensible, plus confortable qu'érogène même dans ses versions dentelles.
Terme en usage dans les milieux psychiatriques aux Etats-Unis, pour désigner toute conduite sexuelle « déviante » par rapport au monopole d'une l'hétérosexualité* inévitablement puritaine. Comme le standard des conduites licites se résume à la séquence « attouchement-étreinte-coït », l'étendue des comportements jugés illégaux devient si vaste que leur inventaire perd tout intérêt clinique.
Renoncement plus ou moins résigné à toute forme de représailles ; la rancune est mise entre parenthèses, et c'est une des formes les plus convoitées de la réconciliation.
Tohu-bohu sexuel, version populaire de l'orgie* sans ses raffinements et son style.
Corps à corps tarifé entre client et prostitué(e)*. La durée du circuit est bien plus expéditive que les promesses ne le laissaient entrevoir - moins d'une dizaine de minutes en moyenne - mais rares sont les passagers qui, de toute façon, seraient en mesure d'assurer des prestations conjugales plus glorieuses...
Engagement affectif, à la fois « aveugle » et intense. La passion amoureuse entre en défaillance sur le plan érotique car en plaçant son objet sur un piédestal, en quête d'un idéal fantasmé, elle n'enrichit en fin de compte que son versant narcissique* et rend la fusion charnelle d'autant plus frustrante.
Dispositif appliqué sur la peau, destiné au traitement hormonal substitutif de la ménopause*. Il s'agit d'un grand adhésif de 15 cm² collé dans le bas du dos, sur la fesse ou l'abdomen, et maintenu en place une semaine. Le composé hormonal diffuse à dose constante à travers la peau, dont la température active le passage.
Si l'on apparie les conduites perverses en fonction, non pas de leur contenu explicite, mais de
l'équation inconsciente* qui en calcule les motivations, la zoophilie fait pendant à
la pédophilie, dont elle est une forme tout simplement inactivée.
Les sept vices les plus pernicieux, dénoncés par la morale chrétienne : orgueil, envie, avarice,
luxure*, paresse, gourmandise et colère. Si le catéchisme les accuse avec véhémence ce n'est pas seulement parce qu'ils défient une loi divine, mais surtout parce qu'ils traduisent une hostilité que l'on dirait d'ordre « éthique » aujourd'hui, socialement malfaisante. Or, précisément, c'est sur ces sept piliers de l'inconduite que se bâtit l'érotisme, comme un repentir, sans cesse en butte avec le doute et la honte.
Dans une suite ininterrompue, quatre siècles durant, d'emplois littéraires et policiers - ainsi que de nombreux dérivés argotiques - le terme a tout d'abord qualifié l'homosexuel* qui pratique la sodomie*, puis dès la fin du XIX° siècle, celui qui s'éprend des jeunes garçons. Toutefois aujourd'hui, c'est le sens d'homosexuel masculin sexuellement actif qui domine, y associant une connotation péjorative et souvent injurieuse.
Relation sexuelle impliquant adultes et mineurs de moins de 15 ans. Hommes et femmes y sont impliqués. A priori le corps social dénie à l'enfant toute possibilité de consentement aux actes qu'il commet, ce qui condamne d'office leurs instigateurs pour « atteinte sexuelle », même s'il n'y a eu ni violence, contrainte, menace ou surprise.
Strip-tease* à la pièce, pour amateur solitaire, installé dans une des minuscules cabines entourant une piste centrale pivotante où s'exhibent les « comédiens ». Une glace sans teint est obturée par un écran qui s'efface au rythme d'une minuterie alimentée par les pièces de monnaie du consommateur.
Terme anatomique désignant le contenu du « bas-ventre », à savoir, la vessie, les organes génitaux internes et le rectum. Synonyme de « petit bassin ».
C'est autour de cette ambivalence, entre éthique et morale, que se développe la défense des pervers*
et de leurs avocats : l'imputation délictueuse dépendant d'un effet de mode.
Mouvement qui permet, à la langue, aux doigts, à la main, aux orteils, au sexe, à des postiches les plus variés... de franchir l'orifice vaginal, l'anus ou l'ouverture de la bouche. Dans l'action, les rôles peuvent être moins figés que la coutume le jugeait autrefois, mais la distinction entre partenaire « insertif » qui pénètre, et « réceptif », qui est pénétré(e), reste importante à décrire, ne serait-ce qu'en termes de prévention et de lutte contre les MST*.
Si de nombreux termes définissent le pénis dans le langage courant il en est de même en médecine et en sexologie puisqu'on l'appellera également verge ou phallus
Le pénis est composé de trois parties. La racine, le corps et le gland.
LA RACINE
La racine est située à l'intérieur du corps et n'est pas visible, on peut facilement la tâter sous la peau.
LE CORPS
La partie intermédiaire ou corps, pend d'une manière flasque, elle mesure de 9 à 10 cm.
La taille du pénis est souvent l'objet d'une grande préoccupation chez l'homme.
Les tailles observées au niveau mondial varient de 7 à 11 cm au repos et de 10 à 20 cm en érection, la moyenne se situant autour de 14 cm. De plus il n'existe pas de rapport entre la taille au repos et celle observée en érection.
A l'état flasque, le pénis ne peut être introduit dans le vagin. Contrairement à de nombreuses croyances, Il ne possède ni os ni muscles. Ce sont les corps caverneux qui en se remplissant de sang sous pression provoquent l'érection et le durcissement nécessaire à la pénétration.
Le pénis est traversé dans toute sa longueur par l'urètre auquel sont fixés trois corps érectiles, appelés corps caverneux.
Tiré du latin, pour désigner durant le coït* la saisie irréductible de la verge dans le vagin, retenue par un spasme aussi inattendu que puissant des muscles releveurs* de l'anus. Fréquents chez le chien, à cause de la turgescence en « bouchon de champagne » de sa verge après l'intromission, l'incident est anecdotique chez l'homme.
L'ensemble des téguments et des muscles qui constituent le « plancher » de l'abdomen, autrement dit, l'espace entre l'anus et les organes génitaux. Zone éminemment sensible, zone convoitée, zone interdite au public, zone protégée, agissant en « garde-frontière » des orifices qui la traversent, et auxquels elle n'accorde pas de libre accès sans recommandations spéciales.
L'éjaculation est suivie, à la seconde près, d'une phase bigrement « réfractaire » à la poursuite des opérations en cours. Sa durée dépend non seulement de l'âge, voire de l'état de santé du sujet, mais également de la qualité des motivations et des promesses... La rigidité de la verge peut en revanche ne pas flancher aussi rapidement, mais l'effondrement de ses commanditaires lui coupe les vivres du désir et la rend parfois embarrassante.
Comportement sexuel aberrant par rapport aux critères de normalité établis par un consensus d'ordre éthique et moral. Toutes les sociétés établissant une sélection d'actions permises, face à d'autres absolument proscrites, la tendance à les transgresser apparaît donc comme une prédisposition universelle, une manière d'être face au « lignage » qui fonde une communauté. Mais, si le dispositif de consolidation des prohibitions sociales menace le « pervers » d'exclusion, c'est en lui, en elle, que l'interdit est le plus durement activé : les fixations, irréductibles, à un unique « objet » érotique, réduisent le plaisir à un entêtement obsessionnel qui freine l'accès à la jouissance.
Je propose le terme de « lanéphilie » - issu du latin laneus, « la laine » - pour désigner une pratique sexuelle masculine basée sur les simulacres d'emmaillottements - les langes d'autrefois étant en laine - de toilette de « bébé », de tétées, de fessées, de babillages,
de changement de couches souillées, de talcage...
Les petites lèvres (ou nymphes) sont deux replis fins de la peau s'étendant le long des deux côtés de l'orifice du vagin pour se réunir à celui-ci vers le haut.
Elles forment une petite bande qui monte vers le clitoris et qui est extrêmement sensible aux attouchements.
La hauteur des petites lèvres varie de quelques millimètres jusqu'à 3 cm voir plus selon les femmes. Elles peuvent être également parfois très asymétriques.
En raison de leurs très grande sensibilité au cours des rapports sexuels ou elles changent toujours de couleur au moment de l'orgasme en passant du rose au rouge vif, les sexologues leur ont également attribué le terme de "peau sexuelle".
Vient de l'anglais to pet, caresser un animal familier. Synonyme du flirt* juvénile et chaste, même si la tentation de caresser les sexes fait céder les résistances et permet d'en jouir.
Toute représentation du pénis en érection. Figure symbolique de fécondité, bien plus que de virilité sexuelle, cette statuaire, consacrée aux « divinités génératrices », s'impose dans la préhistoire culturelle de nombreuses civilisations, dont celle qui enfanta l'Occident.
Terme générique pour désigner ce qui est apparent (phaneros en grec) : les poils, les cheveux, les ongles et les dents. Très directement influencés par l'induction hormonale, les phanères se constituent en « caractères sexuels » que la mode ou les fétichismes* vont embellir ou discréditer.
Substances odorantes, sécrétées à l'extérieur d'un animal, en général par une glande spéciale, et qui, captées par un individu de la même espèce, provoquent des réactions comportementales ou biologiques spécifiques. Alarme, sélection, marquage, trace, territoire, défense, hiérarchie et naturellement sexualité, sont ainsi « médiatisés » par une identification olfactive génétiquement programmée.
Rétrécissement de l'anneau du prépuce* gênant, ou interdisant, le décalottage du gland, et par conséquent le coït. Si ce resserrement est parfois acquis au décours d'une infection ou d'une cicatrisation, il est le plus souvent une banale malformation congénitale, découverte dans l'enfance, sauf, par des parents sots et pudibonds, qui répugnent à laver correctement le sexe de leur fils... Le phimosis vrai, constitutionnel ou acquis, relève d'une circoncision*.
Terme psychiatrique qui caractérise des « paniques imaginaires », faisant éclater une bouffée d'angoisse, souvent en relation inconsciente avec les empreintes des peurs infantiles. D'un point de vue plus quotidien, les « phobies » s'inscrivent dans les protocoles du dégoût* - bien que le lien qui peut les unir au fétichisme* renverse l'épouvante en fringale - et participent ainsi activement à l'élaboration des fantasmes érogènes.
Le sommeil se déroule par étapes. Le stade dit « paradoxal », qui se renouvelle à trois ou quatre
reprises d'une vingtaine de minutes, est caractérisé entre autre, par une intense activité cérébrale,
« visualisée » dans le rêve, et par des réactions sexuelles incontrôlées
(érections, pollutions*, lubrification vaginale, orgasmes parfois).
Le maintien de cet état d'inertie n'est pas du à la passivité de l'organe,
mais au contraire à la contraction soutenu des corps caverneux
s'opposant activement à l'arrivée du sang.
Un tissu « érectile » est caractérisé par ses capacités à se gorger de sang en un temps record.
Cet afflux sanguin modifie la morphologie de l'organe mais accroît aussi sa réceptivité sensitive. La vulve est universellement qualifiée de « zone érogène », mais ici, le rôle
de ces organes du vestibule bien que logique, reste méconnu.
Pratique ancestrale de « marquage » du corps - le plus souvent associée au tatouage* - qui consiste à percer la peau afin d'y fixer des tiges ou des anneaux, servant à leur tour de crochet pour « sertir » un bijou, suspendre des poids ou des chaînes... Dans un projet plus mutilant, le stretching consiste à agrandir progressivement le trou initial du percement d'oreille par exemple, pour y placer des bijoux de grands diamètres ; l'allongement des lèvres vulvaires procède du même mécanisme de plasticité des téguments.
L'identité par le trouCe n'est pas le site de perforation qui est l'insigne identitaire - puisque de nombreux
bijoux sont implantés sur des zones inaccessibles au regard - c'est le geste et le trou, équivalent
de la mutilation initiatique.
Ensemble des critères de quantité et de texture, de teinte et de longueur, des différentes zones poilues du corps. Un des principaux caractères sexuels dits « secondaires », c'est à dire sur lesquels on compte pour distinguer le masculin du féminin. Le sort qui leur est fait est infiniment capricieux, témoin des modes et des goûts personnels.
Les jeunes estiment qu'il leur faut posséder rapidement les clés de ces codages pour avoir accès
aux prérogatives adultes... Erreur. Sans réprobation et sans avancement, dans l'indifférence générale, en quelques semaines à peine, ils sont emprisonné dans l'anonymat blasé des fumeurs. A ce petit jeu de dupes, les filles sous pilule vont payer un droit d'entrée au prix fort, majoré des risques d'accidents vasculaires pouvant survenir avant les cancers.
Nom générique de la contraception chimique orale : petits comprimés dosés à des quantités désormais réduites d'hormones de synthèse. Leur présence dans le sang va leurrer les organes cibles, du cerveau à l'ovaire* et, simulant une grossesse, les mettre au repos : l'ovulation est inhibée, l'infertilité provisoirement assurée.
Diminutif anglais de pin-up girl, poster de fille nue épinglé au mur. Le standard graphique de cette féminité outrageusement appétissante est défini dès les années 1953 aux Etats-Unis, avec le magazine Playboy et ses starlettes encore pudiques et maniérées. De la bande dessinée au cinéma, le modèle évoluera vers une exhibition plus triviale des corps, mais sans leur faire perdre leurs attributs d'hyperféminité maternante, oserai-je dire, allaitante ?
« Faire une pipe », c'était en rouler une, à l'époque des cigarettes faites à la main. Si le sens actuel à évolué vers la fellation* c'est par analogie, peut-être, avec la méticulosité des gestes du fumeur, ses mouvements de langue pour coller le papier de soie... En « tailler » une, s'écarte évidemment de cette généalogie bon enfant, pour sombrer dans le langage pornographique.
Rappelle phonétiquement le terme anglais people qui caricature dans les médias, comme le BCBG* à la française, la « jet society » et ses fredaines, ses incartades et ses extravagances conjugales.
Leurre thérapeutique. L'obtention d'une action bénéfique est acquise par un produit ne contenant strictement aucun principe actif (comprimés au lactose, ou eau pure en perfusions, par exemple). Mais ce vrai faux médicament est en réalité un objet de médiation, comme l'on dit, un lien puissamment régressif avec l'image « paternelle », toute puissante, du médecin... ou avec celle plus sécurisante, « utérine », du huis clos des sex-shops...
Aussi bien dans le fait de recevoir, que dans celui d'offrir, le plaisir est l'état de remplissage de la béance du désir.
Etape plus ou moins durable de stabilisation dans la progression de l'excitation. Rarement inquiétant chez l'homme, dont il ne compromet pas l'arrivée, toujours « prématurée », de l'éjaculation, cet interlude peut être ressenti comme « interminable » chez la femme qui n'aboutit pas à l'orgasme, dans des délais qui n'empiètent pas trop sur les autres activités domestiques...et créer un motif pénible de désillusion et de frustration.
L'allusion au philosophe grec, Platon (428-348 avant J.-C.), et à ses conceptions esthétiques de l'amour, est entrée dans le langage courant dès le XVII° siècle, pour désigner un sentiment
purifié et idéalisé, qui sache pencher vers l'attirance des « âmes » sans qu'il en soit souillé par le travail des corps.
Caricature de l'homme à succès féminins, que la blancheur de peau, la blondeur des boucles, le baratin à la boutonnière, et le bracelet-montre en toc, rendent pourtant érotiquement insolvable.
Signifie « bouchon », en anglais. Gode* « auto-adhésif », rigide ou gonflable, à insérer dans l'anus et/ou le vagin, dont la forme en « bouchon de champagne » permet le maintien en place sans qu'il soit nécessaire de le tenir. La partie enfoncée est en forme de sphère ou de pyramide, dont le diamètre dépend du modèle, mais surtout du degré de dilatation atteint par l'orifice visité.
Terme d'annonce échangiste*, qui indique le désir d'un couple d'accueillir un effectif inhabituel de partenaires, avec notamment une majorité d'hommes seuls.
Dans le cadre des facéties gaillardes de la « sexualité de groupe », l'exhibition est
unanimement appelée à la rescousse pour écarter les tribulations du désir.
Sigle usuel qui nomme désormais la procréation médicalement assistée.
De très nombreuses techniques viennent au secours des couples
infertiles mais leur coût humain et financier en limite la portée et posent
en fin de compte plus de problèmes éthiques et sexuels qu'elles n'en résolvent encore.
Révélation encore hypothétique d'une nouvelle zone érogène féminine, située sur la face avant du vagin, derrière l'os du pubis*, et impliquée surtout dans le déclenchement d'exceptionnels orgasmes « éjaculatoires ». Un soupçon de duplicité scientifique persiste, tant il est vrai que la « découverte » en question date d'une période de restauration machiste aux Etats-Unis, réaffirmant la primauté du coït sur la masturbation, emblème d'une contre-culture féministe à
proscrire.
Voir Femme fontaine.
Ejaculations spontanées au cours du sommeil. Naturelles et banales dans la période post-pubertaire, elles trahissent chez l'adulte jeune une trop longue période d'abstinence*. C'est cette ambivalence, entre les lois de la nature et les préméditations malsaines, qui alimente encore un débat théologique assidu des trois religions méditerranéennes, pour savoir si ces « pollutions » sont assimilables à l'onanisme* (mollities des catholiques, hachhatat zera des juifs et nakîhou al-yâd des musulmans) et comment accéder à leur purification rituelle.
Terme général qui désigne un mariage pluriel, que doit compléter l'épithète
« polygyne » s'il s'agit d'un homme épousant légalement plusieurs femmes, ou
« polyandre » dans le cas inverse, plus rare, mais dont une forme « fraternelle » existe aujourd'hui chez les Nyinba et les Ladakhi du Népal
Régime matrimonial à choix multiples : soit plusieurs épouses pour un seul mari, soit plusieurs maris pour une seule épouse - plus rare, et que l'on appelle « polyandrie » - dont les prétextes ancestraux sont sans doute à rechercher dans des considérations d'ordre démographiques. Les craintes de pénurie de naissances s'effaçant de nos jours, on observe partout que ces coutumes tombent en désuétude.
Commerce de multimédias impudiques à but érogène. Fictions délurées, exhibant les pulsions sexuelles par tranches de fantasmes. Le voyeurisme* féminin y réactualise des récits refoulés, et les hommes s'en prennent à des résidus de frayeurs enfantines à se projeter ainsi dans la béance de leur imagination.
Education
Les images pornographiques sont des chimères. Leur parodie de jouissance n'est qu'illusion d'optique, sans valeur pédagogique, capable sans doute d'inspirer l'imitation d'une posture ou d'un geste,
mais avec le risque de n'en retenir que le contenu obscène*.
Ceinture qui supplante le corset et la gaine dès 1910, à laquelle s'attachent quatre ou six
rubans caoutchoutés qui se terminent par un système de pince pour tirer sur le bas à mi-cuisse.
Même réduit aujourd'hui à des lanières brodées, l'accessoire n'a rien perdu de sa haute
valeur excitante, car il encadre et redessine la zone frontière entre les cuisses et les
fesses, découpage essentiel à la mise à feu de l'imaginaire érotique.
Terme médical qui désigne tout sujet infecté sans le savoir, soit parce qu'il est encore
trop tôt, soit comme ici ou dans le cas du Sida, parce que ces maladies évoluent longtemps
sans signe visible. Les risques de contamination sont d'autant plus réels et
imposent l'usage régulier du préservatif.
Les positions des corps à corps érogènes sont tout à la fois innombrables, et tributaires de facteurs étrangers aux lubies, tels que l'inconfort, le mobilier, la pudeur, l'obésité, les rhumatisme, la taille, la fatigue, l'urgence, la myopie, la température...
Désigne la « mise en bouche », l'inventaire des caresses et des provocations aguichantes, qui préludent à la quête de l'orgasme.
La durée du coït est génétiquement programmée, chez l'homme comme chez tous les mammifères, et se compte en secondes. Le diagnostic « d'éjaculation prématurée »
est de pure invention, sauf à évoquer le cas de l'éjaculation ante portas c'est à dire avant même la pénétration. Sinon, le maintien dans les lieux au-delà des délais prescrits
est affaire de dressage, d'intelligence et de talent.
Qualifie le déroulement des derniers jours d'un cycle menstruel, précédant le déclenchement des règles. Période parfois pénible à subir, majorant un ensemble de signes physiques et émotionnels du nom de « syndrome prémenstruel ».
L'âge des premiers rapports n'est pas un paramètre fiable pour évaluer le
degré d'épanouissement sexuel des ados, car pour la plupart ce sont des circonstances
tout à fait aléatoires qui en ont décidé. Plus difficile à explorer, c'est leur propre évaluation
des difficultés d'en jouir qui indique leur niveau de maturité.
Avant la puberté, le prépuce recouvre complètement le gland. La pointe du gland ressort en général chez l'adulte partiellement ou totalement du prépuce lorsque le membre est en érection. Parfois le prépuce peut être si étroit que le gland reste entièrement ou partiellement couvert. En ce cas, il ne peut se dégager que difficilement lors de l'érection; et son bord étroit comprime le pénis en provoquant des douleurs (phimosis).
Il arrive que le gland du membre en érection sorte par le prépuce trop étroit, mais qu'il ne puisse plus y rentrer à cause de l'afflux de sang, il est garrotté comme par une corde. Cet état (para phimosis) est très douloureux, et nécessite l'intervention urgente d'un médecin.
Synonyme de condom*. Dispositif imperméable aux spermatozoïdes* et aux virus, déroulé sur la verge en érection, à vocation anticonceptionnelle et/ou antiinfectieuse. L'usage est ancien, mais les progrès du traitement industriel du latex peuvent répondre aujourd'hui à des normes garantissant sa finesse et sa résistance. Tailles, aromatisation, couleurs, incrustations... « gadgétisent » les préservatifs, parfois au détriment d'informations indispensables à leur usage correct (vérification de la date de péremption, sur-lubrification, inspection à chaque changement de position, échange à chaque nouvelle pénétration...).
Capuche munie d'une collerette et de deux anneaux rigides, l'un, est à coincer sous le col de l'utérus, l'autre, maintient la collerette à l'extérieur de l'orifice vaginal. La matière première répond aux normes de qualités requises, mais il s'agit d'un plastique, écartant les risques d'allergie au latex. L'usage requiert un minimum de confort, et d'habitude, qui s'acquiert au bout d'une dizaine d'essais « à blanc ».
C'est cette « invisibilité » des symptômes qui est l'ennemi n°1 de la maîtrise des risques,
d'autant que le Safer Sex* a une célébrité à tendance gay* et que la pilule* dépréciant l'usage du préservatif à titre contraceptif, relègue son emploi à un pansement de première urgence,
autant dire au petit bonheur la chance...
Outre l'usage généreux d'un lubrifiant, pour prévenir notamment les risques de fissures anales,
le port de gants de latex est vivement conseillé afin d'éviter tout risque de contamination.
Erection irréductible, douloureuse, dangereuse pour l'avenir de l'organe, dont les facteurs déclenchants échappent à tout désir sexuel... et à une compréhension clinique satisfaisante. A l'inventaire de ces érections anormalement prolongées et énigmatiques, s'ajoutent désormais les érections iatrogènes* qui soldent les traitements des insuffisances érectiles par « injections intra-caverneuses* ».
L'ensemble des mécanismes comportementaux et biologiques qui aboutissent à la conception d'un nouveau-né.
L'étude et les traitements des affections anales chez la femme sont tributaires de
l'influence probable des cycles hormonaux, mais surtout des grossesses et des accouchements
qui peuvent être responsables de séquelles durables, contre-indiquant la sodomie*.
Qualificatif des nombreux produits qui depuis 1984 sont injectés dans la verge des impuissants,
soit à titre d'investigation, soit à titre thérapeutique, avec les aléas et les incidents que fait courir une approche « vétérinaire » des vicissitudes de la vie sexuelle humaine.
La condamnation des liaisons amoureuses entre personnes très âgées - notamment en institution - est une des injustices les plus imbéciles d'une génération que l'espérance de vie
va placer un jour à son tour dans les mêmes conditions d'exclusion et de ségrégation.
Interdit légal, qui trouve sa source et ses moyens de coercition dans la loi et non dans la morale. Par conséquent, l'inventaire des actes défendus, voire de leurs simples tentatives, est à la fois provisoire et arbitraire, disons, politiquement inspiré ; en revanche, les interdictions d'ordre religieux, relèvent du tabou* et interpellent toute conscience humaine.
Autant l'érotisme anal entre lesbiennes* que les « clystéromanies » au bock de lavement ou à la poire, autant les « fist* » que les masturbations au godes* gonflables...sont ignorés des préceptes d'éthique religieuse, autant la sodomie hétérosexuelle avec éjaculation intrarectale est sévèrement punie :
on ne plaisante pas avec le sperme, dont la fonction procréatrice est consacrée « monopole d'état ».
Affection gynécologique, touchant plus particulièrement la femme âgée, caractérisée par l'issue des organes pelviens à l'orifice vulvaire. L'extériorisation même partielle de la paroi de la vessie, ou du col utérin*, a de nombreuses conséquences néfastes, dont celle d'empêcher toute pénétration dans un vagin squatté par des organes qui le comblent.
« Lavant » le canal de l'urètre sur son passage, cette sécrétion n'est pas toujours inoffensive : elle peut recueillir des spermatozoïdes datant d'une éjaculation toute récente, ou des virus,
justifiant les recommandations concernant l'usage du préservatif dès le début du coït.
Classiquement la prévention des récidives si énigmatiques passait par le traitement
simultané du partenaire, même « sain ». Cette mesure est désormais controversée.
Les selles du jeune enfant ne sont pas un « langage » avant la découverte de ses capacités à se retenir. Cette aptitude lui donne accès à un formidable pouvoir de chantage, ou d'offrande, vis à vis de la mère.
C'est ce dialogue autour du « caca » qui installe d'emblée les bases des conflits
et des frustrations à venir. La scatologie sent la mère à plein nez.
La prostate est une glande qui a la forme et la dimension d'un marron.
La sécrétion de la prostate est un liquide laiteux et visqueux qui, au moment de l'orgasme, se mélange au sperme (spermatozoïdes et sécrétion de la vésicule séminale). C'est ce produit de la prostate qui donne au sperme son odeur particulière.
Jusqu'au moment où ils aboutissent dans la prostate, les spermatozoïdes ne possèdent pas de mobilité propre, ils sont conduits par la contraction et la dilatation des canaux déférents et des vésicules séminales.
Ce n'est qu'en se mélangeant avec le liquide prostatique, qu'ils développent une mobilité personnelle. Celle-ci provient du caractère chimique de la sécrétion. Cependant, la prostate ne libère son liquide que lors de l'orgasme, à l'aide d'une contraction rythmiquement répétée. C'est à ce moment que les spermatozoïdes reçoivent la mobilité qui leur est indispensable pour arriver jusqu'à l'ovule et commencer la fécondation.
Supermarché de la sexualité, exercé par une société anonyme et caractérisé par le paiement à l'acte. Du beau monde au tiers-monde, l'argent fait office de mise « pour voir », mais le client est berné, c'est la règle du jeu, le « rapport » est fictif, l'essentiel du suspense étant concentré dans la scène du racolage.
Une bourse peut être vide pour non-migration du testicule, mais aussi dans
les suites d'accident, d'intervention chirurgicale, de malformation.
Du point de vue esthétique, nul ne contestera l'intérêt d'y placer une prothèse,
de forme et de consistance identiques au testicule restant.
Les procédés de renforcement de cette musculature péri-vaginale - que les américains appellent « P.C. », du nom du principal muscle « pubococcygien » du groupe - se sont considérablement compliqués depuis, passant des simples consignes de « blocage » volontaire du jet d'urine,
à des techniques professionnelles de « rééducation périnéale ».
Littéralement, l'entremetteur, le courtier (Xéno désignant l'étranger en latin), l'agent matrimonial ; le glissement péjoratif de l'étiquette date de la fin du XVIII° siècle, pour
qualifier ensuite, plus récemment, un délit punissable.
Le dogme d'une « pulsion de vie », primordiale, d'une « énergie psychique » originelle, culminant les tendances sexuelles, prônée par Carl Gustav Jung (1875-1961) divise les psychanalystes, puisque la doctrine héritée de Sigmund Freud (1856-1939) oppose à cette conception plurielle, une libido ne mobilisant, dès l'enfance, que la quête douloureuse d'une unité sexuelle introuvable.
Méthode de traitement psychologique, fondée sur le déchiffrage et l'interprétation des signes de souffrance inconsciente que livre le langage.
L'analyse des productions de la pensée inconsciente est explorée à partir de ce qu'un sujet en dit
lors d'une longue suite de monologues, dont l'interprétation doit faire surgir
la cohérence nuisible et l'annuler.
Méthode d'investigation médicale qui tend à dénouer les liens énigmatiques, mais habituellement observés, entre des symptômes avérés d'organicité* et une souffrance « morale ».
Le corps est dit alors « véhicule » d'un langage non verbal, faisant appel à témoin d'une
peine indicible autrement.
Etape de croissance corporelle, et de mise en place des différentes structures biologiques et psychologiques nécessaires à la procréation*. L'orchestration d'un si grand nombre de paramètres, débouchant sur l'adolescence, est soumise à des injonctions hormonales évidentes, mais dépend aussi de conditions ethniques et écologiques.
Partie proéminente de l'os du bassin, surplombant en avant la verge ou le clitoris, recouverte dans les deux sexes d'une pilosité caractéristique, et chez la femme, d'un petit coussinet graisseux, le « Mont de Vénus ».
Sentiment de honte secrète et de gène humiliante, à voir et faire voir, entendre et faire entendre, sentir et faire sentir, goûter et faire goûter, toucher et faire toucher, du corps sexué.
Autrement dit, c'est du respect de cette tolérance réciproque que naît l'attachement qui fonde un couple dans la durée.
Qualité qui fait lien entre la pudeur et la dimension spirituelle attachée à l'érotisme.
Exhortation menaçante chez les catholiques, incitation instructive chez les juifs et les musulmans.
Si le nettoyage de la verge est passé sous silence dans la bible et signalé sans plus de détails dans le Coran, en revanche, la toilette du vagin est prescrite avec une précision d'apothicaire
afin de purifier la femme des souillures menstruelles ou post-coïtales : « grandes ablutions » - ghossl - de la femme musulmane, et « bain rituel » - dans le mikvé - de la femme juive.
« Prostitué(e) » en argot, du latin « putidus » : qui sent mauvais, puant, infect, corrompu... Dès le XII°siècle le terme est à la source d'innombrables déclinaisons, de putain à patine, de putage à putaniser, toutes destinées à avilir et exclure la prostituée du champ social qui la méprise.
Ensemble veste et pantalon unisexe, porté pour dormir. Si la version féminine sait faire usage d'originalité de la coupe, des matières, des imprimés, des couleurs - à l'instar de la « chemise de nuit » qui l'a précédé depuis le XV°siècle - le portrait de l'homme en pyjama est un classique de la caricature peu ragoûtante de la conjugalité assagie.
Non pas la réclusion préventive en cas de maladie contagieuse, mais bien pour une femme, l'âge de sa pleine maturité. Mais c'est aussi l'âge critique par excellence, plus alarmant que la ménopause : période des bilans et des premiers renoncements, des départs et des révoltes, de l'affadissement de la relation amoureuse, du déclin redouté de la séduction, des appréhensions de rester seule, des refus des compromis, du courage enfin de dire non.
Nombre symbolique de la période de fertilité féminine. En théorie, c'est au quatorzième jour suivant le début des règles précédentes qu'un des deux ovaires libère un ovule qui, progressant dans la trompe* y est fécondable. Des calculs aussi approximatifs que casse-cou ont toute chance d'aboutir un jour à une grossesse. Cette mi-temps du cycle menstruel n'est en effet jamais repérable, sauf exception, par des signes cliniques évocateurs de l'ovulation.
Bien que son sens argotique premier (« louche », « pédé ») soit insultant, les homosexuels américains nomment ainsi la branche la plus activiste de leur mouvement, la plus politiquement contestataire, se voulant à l'avant-garde du conformisme dans lequel s'inscrit un courant gay* assagi et démobilisé.
Question de genre
L'enjeu de ce nouveau concept est révolutionnaire : remettre en chantier une redéfinition
des genres masculin, féminin, bisexuel, trans... encore arbitrairement établie à partir du seul critère d'hétérosexualité. Mais il s'agit aussi d'un courant d'idées qui dépasse
les frontières d'ordre sexuel pour interpeller le corps social
sur les questions de lutte de classes et d'exclusion.
L'une des centaines de locutions argotiques qui désigne la verge. Sans doute la plus célèbre, et morphologiquement la plus réaliste.
Terme juridique de la publicité que peut intenter une personne prostituée vis à vis d'une autre, pour la convaincre de céder à la tentation d'une passe*.
Rencontre à but sexuel, que la coutume définit encore comme synonyme du coït, notamment dans les expressions médicales. En réalité, l'évolution du langage judiciaire relatif aux agressions sexuelles*, et les précisions qu'ont apportées les campagnes de lutte contre les MST*, font progressivement tomber en désuétude une expression aussi peu précise : chaque séquence du comportement sexuel devrait désormais être nommée en tenant compte de l'action qu'elle engage.
Il s'agit de rendre la peau lisse en coupant les poils au ras de leur racine. Autant chez l'homme, le rasage du visage est une activité solitaire d'hygiène facultative, autant l'épilation et le rasage de la pilosité féminine, notamment celle du pubis*, peut requérir une attention ludique, voire érotique. Une vulve* glabre est de bon aloi pour rehausser l'esthétique d'un piercing*.
Enjeu d'un renoncement à l'agressivité, mais surtout, épilogue d'une évaluation des motifs qui justifient pleinement de rester ensemble.
Terminus du tube digestif qui s'ouvre à l'anus*. Il s'agit d'un conduit qui, dans la partie qui surplombe donc le « canal » anal, prend la forme d'une ampoule, très extensible. C'est cet espace qu'investissent les pénétrations manuelles ou instrumentales, selon des modalités assez voisines chez l'homme et chez la femme. Une très grande vigilance s'impose cependant, non seulement parce que la paroi rectale se laisse dilater sans mot dire, mais l'anse des releveurs* lui donne une forme en « S », contre-indiquant toute insertion en ligne droite.
La solidité du « plancher pelvien » n'est pas à toute épreuve, et un accouchement laborieux
peut en amoindrir l'élasticité et surtout l'efficacité dans le contrôle des sphincters*.
Des méthodes de rééducation, manuelles et instrumentales, permettent d'en récupérer la maîtrise.
Stratégie d'autodéfense de la personnalité, qui consiste à écarter de la vie quotidienne des pulsions et des sentiments qui représentent une investiture contraire à la morale. Leur lieu de « stockage », disons dans l'inconscient, est parfois déjà saturé de résidus de refoulements infantiles, si bien que les résistances qui réduisent toute cette souffrance au silence n'en sont que plus efficaces.
Lorsque le passage à l'âge adulte se solde par trop de frustrations et d'insécurité, régresser c'est
battre en retraite, restaurer des modes de jouissance qui n'implique plus d'être sujet, mais objet de fantasmes transitoires, comme la soumission, ou les emplois scatologiques*.
Ensemble de techniques d'inductions verbales, capables d'agir sur les tensions musculaires et viscérales, dans le silence et le calme, de manière à faciliter l'accès à l'imaginaire et l'accueil de suggestions thérapeutiques.
Muscles également appelés « élévateurs » de l'anus, pour en rappeler l'une des principales fonctions : tirer sur l'angle du rectum* et le sphincter anal afin de contenir les fèces. Plusieurs muscles donc, étirés dans l'os du bassin jusqu'au coccyx, constituent un « diaphragme », soutenant comme un hamac les organes pelviens auxquels ils adhèrent.
Voir aussi Kegel.
Coït inachevé. Méthode anticonceptionnelle aléatoire, qui consiste en un retrait brutal du vagin à quelques fractions de seconde près de l'éjaculation. Pratique ancestrale, que la légende de l'onanisme* a divulguée, mais que l'accès aux techniques modernes de contraception a quelque peu dévalorisée.
Manières d'agir, propres à toutes communautés humaines. Le couple n'y fait pas exception. Des rituels de partage des tâches domestiques, au rythme des séquences qui organisent le coït, par exemple, la routine est une sécurité. L'habitude n'est donc pas un vice de fonctionnement de la cohabitation, elle offre une rentabilité plus sûre au contraire à des actes codés, des gestes automatiques, qui laissent l'esprit libre et l'imagination disponible.
Qualifiait en milieu rural la virginité d'une jeune fille à marier, dont la vertu était publiquement vantée et récompensée d'une dot versée par le comité des fêtes de la commune. Lors de la cérémonie une couronne de roses est placée sur la tête de la lauréate.
Les émotions qui heurtaient leur pudeur pouvaient déclencher une bouffée de chaleur
au visage des filles, et les faire rougir. Désormais le rouge se porte aux lèvres dès le plus jeune âge, et le « rose bonbon », qui symbolisait aussi le féminin en herbe, ne fait plus recette face au « jean »...
Mode de séparation qui remet l'autre en situation d'étranger à part entière - même si la cohabitation perdure - et qui par conséquent réactualise la question du dégoût, qui va alourdir le deuil.
Qualifie les comportements et les aspirations, à qui le corps social appuyé par la logistique cléricale, donne une dimension d'inviolabilité. Cette métamorphose de l'instinct instaure des contraintes et des droits, qui ne peuvent déboucher sur un authentique raffinement de la sexualité, inviter à un travail de dépassement de soi, que pour les fidèles les plus intelligents.
La torture, comme réplique à la peur de ne pas tout posséder de la violence sexuelle. La référence à l'œuvre de Sade (1740-1814) est sans doute un raccourci médiatique, mais son imagination restitue dans une langue qui nous est proche une cruauté universellement connue, cette pulsion à jouir de la douleur infligée à autrui, et l'infinie complexité de la perversion*.
Alliance posthume d'un double héritage littéraire - l'œuvre de Sade, unie à celle de Léopold von Sacher Masoch (1836-1895) un siècle plus tard - pour illustrer l'antagonisme, soit disant complémentaire, entre deux « lectures » contradictoires de l'usage de la souffrance érogène. Terme composite, aux usages les plus variés, depuis l'entêtement d'un couple à entretenir ses conflits, jusqu'à désigner les interrelations brutales qui s'établissent dans la domination*.
Anglicisme récent qui préconise une « sexualité sans risque » depuis que l'épidémie mondiale de SIDA a imposé une modification des pratiques, et l'adoption de mesures draconiennes de protection. « Homos » ou « hétéros », mêmes injonctions : usage du préservatif, de doigtiers et de carrés de latex, refus de lécher le gland et l'anus, d'avaler le sperme, ne partager la brosse à dents ou le rasoir, privilégier les jeux de masturbation, d'exhibitionnisme ou de fétichisme vestimentaire...
Si le printemps bénéficie encore d'une réputation bénéfique aux coups de foudre, en vérité c'est en automne que l'on va observer la plus grande activité matrimoniale. Les raisons n'en sont pas connues, mais le taux de natalité du mois de mai suivant l'atteste.
Fluide, produit par de très nombreuses glandes réparties de façon paire et symétrique dans toute la bouche (principalement les sous-maxillaires, parotides et sublinguales), qui est destiné à faciliter la mastication et la déglutition des aliments, mais aussi à la protection des muqueuses buccales et de la langue. Comme sa sécrétion est réflexe, elle s'engage naturellement lors des stimulations du baiser, dont elle peut contrarier le plaisir chez des novices que cette subite lubrification va écoeurer.
Infection, de toute nature, affectant les trompes utérines*. Conséquence tardive des MST* négligées ou méconnues, telles que celles à chlamydiae*, cette localisation, sur un organe infiniment fragile, est tout particulièrement péjorative, responsable de séquelles qui peuvent se traduire par une stérilité secondaire, même chez une très jeune femme.
Se dit, en langage trivial, d'une femme enlacée par deux hommes à la fois, et qui s'accouple à eux en même temps, l'un par coït*, et l'autre par sodomie*. Séquence très prisée du répertoire pornographique d'origine anglo-saxonne, qui va la désigner plutôt par l'expression « double pénétration ».
Hommes et femmes établissent des rapports entre le sang et la sexualité de façon radicalement différente. Les femmes l'apprivoisent dès leurs premières règles, le domestiquent, l'intègrent au répertoire des « marqueurs » de leur santé génitale - enceintes, elles ne saignent plus - de leur vieillissement - ménopausées, elles ne saignent plus. Une telle résignation vigilante est inconnue des hommes pour qui tout saignement génital est une alerte menaçante.
Qualifie la sexualité homosexuelle féminine. Tiré du nom de Sapho, ou Sappho, seule femme-poète réputée de toute l'Antiquité grecque et romaine. Que sa biographie soit incertaine, et son portrait inconnu, n'a rien entravé de la force de sa légende, mais l'épithète contient malgré tout une note libertine équivoque et plus défavorable aux amours féminines que le terme de lesbienne*.
Etat d'indifférence, d'inappétence, qui, en ce qui concerne la sexualité, débute après une relation qui a permis de rassasier amplement les besoins et les désirs. Cette période qui permet d'observer le silence des envies, peut être de durée inégale dans un couple, et créer l'une des tensions les plus fréquemment relatées lors de l'accompagnement curatif des mésententes conjugales.
« Homme-bouc », demi-dieu rural, illustration mythique de la virilité excessive,
mais qualifie plutôt aujourd'hui l'exhibitionniste invétéré.
Hypersexualité masculine, totalement « délirante » et incoercible. Terme du domaine psychiatrique, certes, mais domaine injustement réservé aux vieillards libidineux et dégouttants, alors que l'on taxera plus volontiers de « don juanisme* » un obsédé sexuel jeune et riche.
Etuve publique, héritée du folklore nordique, et inspirée de la tradition médiévale du bain public. Les joyeusetés qui s'y partageaient autrefois entre hommes et femmes, ne sont plus admises aujourd'hui et relèvent d'une clandestinité d'autant plus appétissante. Dans le milieu gay* les saunas sont devenus de façon conviviale et ardente, des lieux de drague et de délectation sensuelle.
Après avoir désigné dans la tradition biblique « l'occasion » qui fait le larron, le terme interpelle aujourd'hui le larron lui-même ; autrement dit, ce n'est plus le piège, la tentation du péché, mais l'action même qui donne le mauvais exemple, qui heurte les préjugés, qui fonde le scandale, et qui justifie la réprobation générale.
Fines incisions de la peau, le plus souvent sur le visage, mais aussi sur les membres ou l'abdomen, destinées à obtenir une cicatrice décorative, symbolique, identitaire, ou thérapeutique. Sur la peau noire la cicatrisation des petites coupures s'épaissit souvent, formant une « chéloïde » disgracieuse : l'art des « graphistes » est d'autant plus méritant.
Désigne tout ce qui se rapporte aux fèces et à la défécation : les propos, les écrits, les usages, les images... Mon premier, est une pratique sociale vis à vis des excréments, qui les « domestiquent » depuis toujours, dans le discours, dans les superstitions, en médecine, en économie rurale... Mon second, est une tribu d'amateurs capables d'extrêmes soumissions infantiles ; et mon tout, est une érotisation des matières fécales, comme une quête d'absolue transgression, d'autocastration symbolique, de transgression jusqu'au bout du dégoût, pour tenter d'en jouir...
Le débat concernant la mixité des jeunes en milieu scolaire n'est pas ouvert tant il semble aller de soi ; j'y interpose de sérieuses réserves, tenant au devoir de non-ingérence dans le développement
psycho-sexuel d'enfants et d'adolescents dont l'immaturité
subit le regard d'autrui comme une maltraitance.
Equivaut en langage savant à « voyeurisme »*.
Le scrotum ( ou bourses) est une sorte de sac habituellement flasque recouvert d'une peau couverte de longs poils.
Il est composé d'un muscle, le dartos, qui lui permet de se contracter ou de se dilater (sous l'influence d'un changement de température par exemple). Au milieu de ce sac, se trouve une paroi qui sépare le scrotum en deux bourses scrotales contenant chacune un testicule.
Plainte très fréquente en gynécologie, dès lors que le vagin cesse de suinter de plaisir, par paresse (frigidité*), par action (infections), ou par omission (ménopause). Tarie, cette lubrification réflexe ne va pas seulement rendre les pénétrations plus pénibles, elle expose aussi les muqueuses à plus de vulnérabilité en affaiblissant leurs systèmes d'autodéfense.
Voir aussi Salive.
Les moyens de plaire relèvent de la séduction quand s'ajoute à l'art de se mettre physiquement en valeur, une note intellectuelle : érudition, savoir-vivre, courtoisie, élégance du verbe, humour...
Glande mammaire, miniaturisée chez l'homme, développée chez la femme après la puberté*, dont elle est le premier signe annonciateur dès l'âge de 10-11 ans. Les seins n'existent, sexuellement, que si les deux font la paire, sachant que les variations individuelles de forme et de volume sont innombrables. La poitrine est par excellence une zone érogène beaucoup plus visuelle que tactile ; surchargée de résidus symboliques de tous ordres, l'illumination du désir qu'elle inspire est due depuis toujours au vêtement qui la décore : nus, les seins sont éteints.
Voir aussi Mamelon.
Affaiblissement irrémédiable des capacités physiques et mentales d'un vieillard. Les nombreuses entraves du vieillissement, des hommes et des femmes, ne tarissent pas pour autant leur libido*, voire l'exaspèrent, lorsque les censures morales ne sont plus opérationnelles, et que l'isolement affectif dégrade les autres raison d être encore en vie...
InstitutionsLa dépersonnalisation des personnes très âgées en institution mixte, n'est pas seulement la conséquence des infirmités ou des tares intellectuelles, mais le solde d'interdits de tous ordres qui ruinent
d'office toute « idylle» entre pensionnaires consentants.
Si les stimulations ano-rectales permettent de jouir, c'est, à l'instar de l'orgasme « vaginal »,
parce que les poussées sur les organes voisins, la sensibilité exquise de l'anus (ou de la fente vulvaire), le travail mental qui s'ajoute au tableau... confluent pour déclencher le réflexe orgastique.
Vigilance gourmande de tous les sens, assistée du talent de savoir en faire partager le plaisir.
La haine dans le couple est démasquée dès lors qu'une répugnance olfactive
s'installe, rendant la cohabitation progressivement intolérable,
au motif que « l'on ne peut plus se sentir ».
La crainte de la solitude motive souvent le maintien de situations fausses, d'un simulacre de vie familiale, en différant sans cesse une décision de rupture* que l'agonie de sentiments justifie.
Examen de laboratoire d'analyses biologiques informant, à posteriori, sur la présence ou non dans l'organisme de traces de contamination d'une maladie infectieuse. En effet, même si l'agent infectieux, microbien ou viral, ne donne pas « physiquement » signe de vie, sa présence stimule le système immunitaire du sujet, dont la sérologie va détecter la piste et l'évaluer.
La présence d'anticorps dans le sang n'a pas la même signification : guérison pour l'Hépatite B, par exemple, maladie active et contagieuse, en revanche, pour le sida.
Le niveau d'intensité supportable d'une douleur provoquée intentionnellement dans un rituel
S/M* est bien supérieur à celui qui déclenche un réflexe instinctif d'autodéfense.
Cessation de l'allaitement maternel, qu'il s'agisse de l'homme ou de tout autre mammifère. Par extension, devient synonyme de « coupure du cordon ombilical » : injonction thérapeutique adressée à de jeunes couples immobilisés par une surprotection parentale dont ils ne peuvent se départir.
Expression anglo-saxonne qui désigne une forte attirance sexuelle, aussi bien chez l'homme que chez la femme, induite par les promesses qu'inspirent une tenue provoquante, un sourire, une voix « chaude », un charme séducteur.
Boutique, ou « supermarché », consacré au commerce réglementé de la pornographie. Outre la vente de livres, revues, lingerie, gadgets, vidéos, et produits « aphrodisiaques », certains établissements offrent à leur clientèle une exhibition rapprochée en « salons privés » avec des modèles qui émargent selon les lois du spectacle, mais qui relèvent en réalité de la prostitution.
L'usage compulsif de mannequins « gonflables », de postiches de têtes à perruques ou de
« troncs » féminins, de moulages de vulves et de fesses en latex... relève d'un
désinvestissement pathologique des registres de la communication érotique
et s'apparente à la nécrophilie.
Alternative, elle même à double sens : sexe de l'organe génital, mâle ou femelle et, sexe de l'estampille culturelle qui distingue le masculin du féminin, soit, quatre sexes, en français. Pléthore qui ne sert pas la cause des transsexuels* qui s'acharnent à jurer qu'ils n'en sont que d'un seul, ni des bisexuels* qui n'en souhaitent que trois...
Tyrannie, iniquité et vanité, que manifestent la gent masculine, dans une société machiste*, à l'encontre du « sexe faible », aboutissant à des situations d'exclusion, de dévalorisation et d'injustice.
Inégalités, dévalorisation, exclusion, instaurent un contre-pouvoir féministe qui génère à son tour un nouveau langage militant, nécessairement compréhensible par le plus grand nombre : sexisme supplante ainsi utilement les termes de misogynie ou de « phallocratie ».
Discipline appartenant aux Sciences Humaines, regroupant tous les domaines de compréhension de la sexualité, en général, et de la fonction érotique humaine en particulier,
à la fois du point de vue théorique et dans leurs applications pratiques.
Leur attribution au domaine médico-psychologique, débouche sur l'élaboration d'une
« clinique du sexe » qui n'est, à cet égard, qu'un des maillons d'une longue chaîne de
sous-traitants du savoir académique.
Assistance éducative, droit de regard critique sur la vie quotidienne, majoration du « potentiel » érotique, sont les trois principes d'écoute et d'accompagnement qui définissent l'approche globale du sexologue. La prise en compte de l'organicité* est dévolue aux praticiens spécialistes des lésions en cause. La position médiane, psychosomatique*, qui consiste à « jouer au docteur » et
à intervenir sur la question de la jouissance, est une arnaque.
L'ensemble des processus biologiques et comportementaux, propres à une espèce, capables de
perpétuer son patrimoine génétique de générations en générations. En français, par paresse, par pudeur, ce terme présente l'inconvénient d'être un « mot de passe, traitant aussi bien de la génitalité que du symbolisme : il faut prendre l'habitude de limiter son champ sémantique à la procréation, distinct de celui de l'érotisme.
Aux prouesses des chirurgiens et à la récente compassion des juges, s'oppose l'analyse des psychiatres qui désapprouvent leur espoir de « retoucher » aux fondations inconscientes de l'identité. En effet,
ces processus de « sexuation » ne sont invalidés à ce point que dans les délires de la psychose*, ce qui fait supposer que le « transsexualiste » est un psychotique qui s'ignore,
au sein d'un corps social qui le légitime.
MST* virale, caractérisée par une atteinte progressive des mécanismes d'autodéfense de l'organisme (Syndrome d'Immuno Déficience Acquise), affaiblissement qui expose le malade à des contaminations et des processus cancéreux qui, sans traitement adéquat, sont rapidement mortels.
Afin de sauvegarder la virginité, par mesure de contraception, ou par jeu, la friction des sexes
dans les creux et sur les bosses des corps s'anime des mêmes mouvements que ceux du coït.
Feinte, déguisant la réalité plutôt médiocre des prestations érotiques d'un vaniteux. Faire semblant de jouir, dissimuler ses frustrations, majorer ses émotions, exagérer les compliments...
pour sauvegarder d'autres bénéfices secondaires : ce n'est pas de la ruse, c'est une lâcheté.
Vocalisations et grognements, onomatopées et gémissements, appartiennent
incognito au répertoire des simulatrices et des paresseuses.
« Hamac », équipé de quatre points de fixation, spécialement conçu pour la suspension d'un soumis* allongé ou en position « gynécologique ». La toile ou le cuir peuvent être d'une seule pièce ou sous forme de lanières, laissant de grands espaces entre elles afin de favoriser l'accès direct aux orifices du corps qu'elles élèvent à hauteur d'homme.
Sigle de sadomasochisme, désigne dans les milieux échangistes* ou les communautés
fétichistes, des pratiques de soumission/domination, parfois pénibles, mais « calibrées » en fonction d'un accord préalable entre les protagonistes, et mises en scène
avec des appareillages et des tenues variant à l'infini.
Sécrétion glandulaire (dite « sébacée ») entre le prépuce* et le gland, chez l'homme non circoncis*. Sa fonction lubrifiante est essentielle pour décalotter*, mais à condition de respecter des règles de propreté très scrupuleuses. A défaut d'une toilette quotidienne, cet empois graisseux s'épaissit en « adhérences », que seul un acte chirurgical va pouvoir libérer.
Chez la femmeUn smegma est également sécrété entre le gland et le capuchon du clitoris, exigeant ici aussi un apprentissage de la toilette intime*, sans quoi, non content de dégager une odeur répulsive, le clitoris voit sa sensibilité très diminuée par l'écran que fait l'épais vernis qui le recouvre progressivement.
Désigne dans les universités anglaises dès 1855, toute personne n'appartenant pas
à la haute société mais qui la fréquente. Le terme en français s'applique de même à ceux et
celles qui parasitent des cercles huppés et bien nés sans en être issus,
singeant des manières de bienséance mal comprises et tentant pour séduire,
d'en mettre plein la vue.
Toute pénétration à travers l'anus, masculin ou féminin. Physiologiquement, l'anus n'est pas une zone érogène : une zone hypersensible certes, mais sans réaction hémodynamique* de turgescence, ou d'intumescence, privée de réflexes de lubrification et de modification de la température locale - si importante dans le transfert des perceptions voluptueuses - équipée d'une musculature spécialisée dans l'exonération... Une zone intellectuellement érotique par contre, moins à cause des tabous qui la proscrivent que des représentations de perforations qu'elle induit.
Dans le patois pornographique, désigne les amusements coïtaux de type bourgeois, sans fioritures anales ou « double* », sans exhibition trop ostentatoire des orifices concernés et surtout, pour obéir à des préceptes de censure plus précis, sans montrer les verges hissées et tendues.
Couple en position de succion simultanée : deux partenaires se placent tête-bêche afin d'embrasser, sucer, lécher, téter ou mordre la peau qui s'étend du nombril au genoux. Bien sûr la représentation la plus courante met en avant « l'oragénitalisme* » mutuel, mais il n'est qu'une variante d'un vaste chantier. Le graphisme des deux chiffres « 6 » et « 9 » est devenu un sigle universel pour caricaturer la position.
Etat d'abandon et d'isolement. Echéance inéluctable pour les personnes âgées.
Diminutif de « solitaire ». Qualifie le mode de vie actuel de nombreuses femmes célibataires qui, après avoir privilégié leur réussite sociale en toute indépendance,
s'installent avec plus ou moins de bonheur dans des histoires sentimentales
précaires et redoutent désormais les échéances du vieillissement.
«Coucher ensemble » atteste du droit de cohabiter, acquis officiellement par les liens du mariage, ou la volonté d'un couple de s'appartenir. Etape ultime de la quête d'intimité, le sommeil est un art d'aimer draconien, avec son décor, ses costumes, ses rituels. La sieste,
comme une enclave dans la vie quotidienne, donne raison au plaisir, surtout si ce court sommeil réparateur est clandestin...
Endurer une douleur moralement pénible. Le deuil, le rejet, la solitude, en sont des exemples types. Souffrir est souvent le solde de tout compte d'une histoire d'amour irréparable, ou irréaliste, qui s'enfonce dans la mémoire.
Appellation contrôlée par les « maîtresses* » qui désignent ainsi l'obéissance totale de leur « soumis ». Un tel besoin de docilité ultime est pour ces hommes, demandeurs d'asile fantasmatique, une manière d'érotiser un ersatz maternel dans la violence des humiliations.
Le maquillage des yeux est bien plus savant, bien plus richement codé par la mode que celui de la bouche, pour flatter la part d'elle-même qu'une femme veut rendre publique :
à l'infinie variété des teintes et des matières s'ajoutent autant
de gestes d'embellissement, de l'épilation de sourcils au collage de faux-cils...
Grimace éphémère et typiquement huymaine, qui réalise par le simple écartement du coin des lèvres, la somme la plus universelle, la plus consolante, la plus aimable, des expressions silencieuses de la séduction : le sourire est, symboliquement, une « zone érogène » envoûtante.
L'habit porté sous le vêtement est resté « unisexe » jusqu'au XVII°siècle. C'est avec le caleçon que l'usage mixte prend fin, et qu'une lingerie féminine se différentie. « Porter le caleçon » devient donc dans la langue populaire misogyne une menace et une injure. Aujourd'hui le « dessous » est conçu comme un équipement confortable, mais s'affiche aussi comme une pièce d'orfèvrerie textile, à la solde d'une mode qui exhibe le corps pour mieux l'érotiser.
Lingerie féminine à bretelles et bonnet, balconnet, corbeille ou coque... destiné à maintenir, séparer et rehausser les seins*. Assagie ou délurée, la mode investit tout particulièrement ce vêtement, car elle en connaît la valeur emblématique et le pouvoir de donner le vertige au regard « plongeant »...
Mode anglaise de flagellation* « éducative », principalement orientée vers la fessée et des mises en scène mimant l'âge des timidités convenues et des déculottées redoutées. Punition vigoureuse mais non-violente. Une tradition malmenée, trahie, par la mode des corrections brutales du S/M* popularisé par la pornographie.
Instrument d'observation de la cavité vaginale et de l'anus - les premiers exemplaires sont mentionnés dans la médecine ayurvédique hindoue, sept siècles avant notre ère - qui s'est maintenu depuis des siècles dans sa conception d'origine : un système à vis permet l'écartement progressif de valves qui dilatent les parois où elles sont enfoncées.
Cellules fertiles masculines, microscopiques, porteuses du matériel héréditaire, sécrétées en grand nombre et en permanence par les testicules, puis, parcourant de fins canaux où ils parachèvent leur développement, sont stockés dans les « vésicules séminales » avant d'être émis dans le sperme lors de l'éjaculation.
Liquide émis lors des spasmes de l'éjaculation*. Sa composition est complexe, et les spermatozoïdes n'en constituent qu'une partie infime. De couleur laiteuse à l'émission, le sperme se coagule en quelques secondes, de manière à adhérer aux parois vaginales et surtout à la glaire émise par le col de l'utérus, à travers laquelle les spermatozoïdes vont entamer leur « ascension ». Du point de vue des croyances et des tabous, volume, viscosité, odeur, autant de motifs d'inquiétudes ou de vaines espérances, car aucune contribution médicale ne peut en modifier les caractères.
Terme d'adolescents pour désigner l'éjaculation.
Produit chimique de contraception locale, utilisé sous forme de gel, crème, capsules, film, éponge ou aérosols par exemple, directement introduits dans le vagin. En réalité, comme le principe s'appuie sur la neutralisation des spermatozoïdes avant leur ascension dans le col, la durée de leur contact avec l'agent toxique est un facteur capital de l'efficacité : par sécurité le
spermicide est donc employé comme complément des moyens habituels de contraception mécanique, préservatifs ou « diaphragmes ».
Les mécanismes exacts de la fertilité masculine sont loin d'être tous identifiés, mais le recensement
des spermatozoïdes, des formes normales ou non, leur motilité, leur vitesse, ainsi que des tests plus généraux sur l'éjaculât, par exemple, amorcent une évaluation des cas litigieux d'infertilité.
L'examen biologique du sperme permet d'évaluer son potentiel fécondant,
en « comptant » les spermatozoïdes, mais en observant aussi leur vitalité, leur morphologie.
Ensemble anatomique complexe, fermant l'issue d'un organe - estomac, vessie, rectum, par exemple - et ne s'ouvrant que par intermittence, soit volontairement, soit de façon tout à fait
réflexe. Leur fonction primordiale est d'assurer l'étanchéité absolue du système de fermeture,
sachant qu'en cas d'échec, les incontinences qui en résultent sont très invalidantes.
Spot : des « petites taches », en anglais. Ici, il s'agit d'un terme gynécologique qui signale des pertes de sang, minimes mais persistantes, en dehors des règles évidemment. Le plus typique de ces saignements a minima est observé parfois sous pilule* contraceptive, traduisant un déséquilibre hormonal qui peut inciter à changer de méthode de contraception.
Chez la femme obèse, surcharge graisseuse des fesses, massive et inesthétique.
Moyen contraceptif inséré dans l'utérus. Le langage médical lui préfère le sigle DIU*, écartant la consonance « stérile » du terme. De forme variable, en plastique, recouvert d'un fil de cuivre, voire d'une couche de produit hormonal à libération prolongée, il agit en corps étranger sur la muqueuse utérine, en « l'irritant » et empêchant ainsi par ses effets inflammatoires l'implantation de l'œuf fécondé.
L'ironie du mauvais sort veut que la section des canaux déférents - où transitent les spermatozoïdes - ou chez la femme celle des trompes utérines*, rendant le couple définitivement stérile,
se nomme aussi « ligature ».
Chirurgie intentionnelle de mutilation d'une structure anatomique essentielle à la procréation dans un
but anticonceptionnel : vasectomie* chez l'homme, « ligature des trompes* » chez la femme.
L'espoir d'une reperméabilisation, en cas de remords, est très aléatoire.
Etat d'incapacité transitoire ou définitive de procréer. Souvent, les obstacles au déroulement normal des processus de fécondation, d'implantation et de développement du foetus, sont la somme de difficultés conjointes, masculines autant que féminines. Même si les méthodes de procréation médicalement assistées permettent de palier des stérilités confirmées, nombre d'entre elles demeurent inexpliquées et incurables.
Incitation préméditée, verbale ou sensorielle, destinée à déclencher des réactions émotionnelles, de nature à majorer le désir, motiver une réciprocité, exciter une zone érogène, exhorter un orgasme...
Etat d'inadaptation subjective, à des changement de conditions de vie, à des surcharges
professionnelles inadmissibles, à des échéances intolérables... Du point de vue de « l'économie » de l'organisme, cette mise en tension extrême des ressources intellectuelles et émotionnelles, fait courir le risque d'un brusque naufrage dépressif. Les défaillances de la vie privée sont à cet égard un signe avant-coureur fort utile à respecter.
L'exhibition en musique est une trouvaille du théâtre burlesque de Broadway du New York de 1861. Le goût orientaliste du début du siècle suivant y ajoute la danse du ventre. L'abandon progressif des saynètes et des figurants qui lui servent d'alibi - dites « scènes du genre » - en font ensuite un spectacle à part entière exclusivement voué à magnifier la puissance érotique du corps féminin.
Processus mental qui expliquerait, selon les psychanalystes*, la puissance de l'élan créateur de certains artistes ou intellectuels, puisant leur énergie dans les ressources d'une sexualité sans partenaire, mais également sans refoulement... Quoi qu'il en soit, sublimer, c'est transférer la véhémence de ses pulsions, égoïstement, sur des objets plus « rentables » que des histoires d'amour : aucun lien de parenté donc, avec une quelconque « idéalisation » platonique et frustrée.
Dans la série des marquages « anthropophagiques » de l'amour, la succion énergique
de la peau laisse une ecchymose violacée que les adolescents aiment exhiber :
rappel des effets identitaires du tatouage.
Barbarisme, dû à von Krafft-Ebing (1840-1902), qui, mot à mot, désigne une « succion déshonorante » : pratique féminine auto-érotique qui consiste en effet à sucer soi-même ses mamelons. Considérée à l'époque comme détestable, l'exhibition des « masturbations » mammaires de tous ordres participe aujourd'hui du plus banal scénario pornographique.
Chez l'homme, quelques acrobates dépravés ont pu laisser des témoignages d'auto-fellation, mais le fait est exceptionnel.
Expression médicale en latin, qui désigne tout ce qui est facilement reconnu, telles les odeurs caractéristiques de l'urine... qui véhiculeraient des phéromones humaines à vocation libidineuses, qui n'ont de qualité pour l'instant que de provoquer des disputes de savants.
Pratique S/M* très en vogue dans les « donjons » équipés, et qui consiste à attacher les soumis*, à les soulever, et à les maintenir en l'air à l'aide de poulies, de palans, de chaînes...
Dans des versions vraiment hard* le corps peut être suspendu par des crochets traversant les seins.
Mode de pensée universel, qui différentie l'homme du singe, en accordant aux choses, aux éléments, aux animaux... une fonction de « dialogue » avec l'univers, et par conséquent de lien social. A propos de la sexualité, c'est par le symbolisme que l'instinct prend une tournure plus intelligente, capable de neutraliser alors les excédents de détresse « existentielle » qu'elle inspire : ainsi, naît une fonction érotique qui permet de fuir les corps...
Toxicomanie politiquement correcte, qui ne survit à l'opprobre de l'hécatombe sanitaire qu'elle produit que par l'efficacité des lobbies qui en vivent. Par conséquent, fumer est depuis longtemps un langage coutumier de la vie quotidienne. Sexuellement, à l'exception des tics robotisés des fumeurs les plus atteints, sa gestuelle étaye remarquablement le verbe et les mimiques, de l'hostilité à la réconciliation, de la drague* à l'offrande de la cigarette après l'amour...
Si la masturbation masculine est explicitement condamnée par les religions monothéistes,
répudiant toute sexualité qui se refuse à la procréation, elle n'est qu'implicitement
prohibée chez la fillette et la femme, étant admis que le vice n'entrave pas la fertilité...
Synonyme « d'impureté » de la femme, pour la quasi-totalité des sociétés humaines. Ce tabou implique
une discipline sexuelle tatillonne et hautement symbolique. Ces prohibitions rejoignent désormais le monde profane et les prescriptions d'abstinence émises par le corps médical à propos de la prévention des MST* : le sang menstruel étant particulièrement contaminant.
C'est ce sur quoi il ne faut rien dire de peur de transgresser un interdit. Aujourd'hui, le terme « glisse » de plus en plus vers un ramollissement du sens initial, et désigne une superstition pudique, encore liée à la discipline religieuse, mais beaucoup moins menaçante et s'étendant même au-delà, à des questions politiques ou économiques par exemple.
Sensation du toucher, permettant de percevoir le contact, la pression, la température et la douleur. Mais c'est aussi l'art du savoir aimer, raffiné et élégant. Sexuellement à cet égard, le tact est en raison inverse du plaisir - plus il y a d'excitation, moins les gestes sont gracieux - et la muflerie a plus de divorces à son actif que l'impuissance.
Transgressant tous les effets de mode, l'escarpin à talons hauts est toujours un sous-vêtement. Les pieds ne sont érogènes qu'à ce prix, c'est à dire exhibés par les découpes du cuir et maintenus en « demi-pointe » pour servir de base au lancer des jambes, enjolivées qui plus est par la transparence des bas... Mais les talons électrisent aussi la démarche, haranguent le regard masculin, en exaltant le blason des fesses* féminines.
Bouchon cylindrique de fibres synthétiques compactes, enfoncé dans le vagin pour retenir et partiellement absorber le flux menstruel. Un fil blanc inséré dans le tampon, comme une mèche dans une bougie, permet de l'extraire. Sexuellement, la découverte de cette ficelle peut avoir un effet délétère pour certains garçons, mais peut à l'inverse attiser l'ardeur de bien d'autres.
Culte issu de l'hindouisme, du jaïnisme et du bouddhisme tardif, centré sur la méditation « transcendantale » - l'art de se penser « être au monde » - et le symbolisme de la sexualité. Importée en occident sous des formes disparates, cette tradition initiatique complexe est souvent falsifiée lorsqu'on limite son enseignement aux promesses d'un érotisme extatique.
Voir aussi Yoga.
« Faire tapisserie », du temps des bals populaires, se disait de celle qui restait collée aux murs, faute d'être invitée à danser. Renvoie aujourd'hui à la caricature populaire des papiers peints, à fleurs, à scènes rurales, à décor vénitien ou saharien, des chambres à coucher conjugales en « achélem » - HLM, habitation à loyer modéré des cités de banlieue - emblèmes d'une vie privée assagie et morne.
Inscriptions et dessins indélébiles, imprimés sur des zones cutanées exposées au regard, ou cachées par les vêtements. Longtemps voué à l'affichage de son appartenance à des clans marginaux, le tatouage se banalise en recrutant désormais de jeunes adeptes de tous horizons.
A la fonction décorative s'ajoute, comme de tous temps, le rôle de « marqueur identitaire »,
que le recours quasi-systèmatique au piercing* renforce et singularise.
Un calcul statistique permet de définir le nombre minimum d'enfants par femme nécessaire au
simple renouvellement des générations : il est en théorie de 2,1 en Europe à la veille de l'an 2000. C'est du reste le «score » atteint par la population française, après plusieurs décennies de récession.
Désigne un établissement de drague connu et sécurisant dans le langage codé des
communautés gay* américaines ; se dit Cottages au Royaume-Uni
et Boxes en Afrique du Sud. Il n'y a pas d'équivalent en français.
Usage du téléphone dans le cadre de messageries de rencontres, et lors de prestations payantes assurées par des « opératrices » aguicheuses.
Etre et rester tendre : c'est dans le couple qui dure une référence
bien plus éloquente que la fréquence hebdomadaire des coïts.
Langage gestuel et verbal permettant de mettre en scène son attachement* amoureux.
Espérance subversive. Y succomber ou y résister, c'est l'évaluation de ce choix qui excite, bien plus que la chose acquise et consommée.
Epreuve standardisée, à visée psychologique ou biologique, destinée à doser tout ce qui être traduit sur une échelle chiffrée : des connaissances, des aptitudes, mais aussi bien sûr des hormones, le cholestérol... ou la présence dans le sang de facteur prouvant la présence encore « invisible » d'une maladie (séropositivité* du SIDA par exemple).
La suspicion d'être enceinte peut être confirmée de plus en plus tôt désormais, sur quelques gouttes d'urine, à partir de réactifs colorés répercutant les traces des
modifications hormonales induites dès le début de la grossesse.
Les testicules sont des glandes ovales situées dans les bourses ou scrotum. Celui de gauche est généralement un peu plus grand et plus lourd que celui de droite et pend davantage dans le scrotum. Les testicules ont généralement 4 cm de longueur et 2 à 2,8 cm de largeur. Leur poids varie entre 12 et 28 g.
Chaque testicule est divisé en plusieurs compartiments, dans chacun desquels il y a un petit canal fortement contourné appelé canal séminifère. Si on pouvait le «débobiner» on obtiendrait un fil d'une longueur de 1,5 km.
Ces tubes fins comme des cheveux débouchent dans des canaux plus larges qui aboutissent dans un conduit commun. Ce conduit constitue un canal qui adhère à l'extérieur du testicule, l'épididyme.
Dans les parois des canaux séminifères, les cellules appelées cellules-mères produisent par division et multiplication constantes, les spermatozoïdes.
Le spermatozoïde est invisible à l'oeil nu puisque sa longueur couvre à peine la cinquante millième partie d'un millimètre. il y en a un nombre incalculable.
Dans une éjaculation, il y a environ 400 à 700 millions de spermatozoïdes. Cependant, le nombre de spermatozoïdes éjaculés lors de l'acte sexuel n'est pas toujours le même. Il dépend non seulement de l'individu, mais également de l'acte sexuel lui-même.
Après des journées ou des semaines d'abstinence sexuelle, le nombre de spermatozoïdes sera plus élevé. Si, par contre, l'acte est répété, le nombre diminue en conséquence.
La tête du spermatozoïde contient les chromosomes. Ce sont eux qui transmettent le patrimoine génétique à l'ovule fécondé. Les spermatozoïdes n'ont de mobilité propre. Ils sont pour ainsi dire expulsés par les spermatozoïdes nouvellement formés et par les contractions autonomes de ces organes. Les testicules se trouvent logés dans le scrotum.
Principale substance élaborée par les testicules capable de « masculiniser » les tissus et les organes cibles tels que la musculature, la pilosité, les cordes vocales, et naturellement les organes génitaux. Ses dosages sont encore bien imparfaits, et ne rendent pas intelligible encore son rôle exact dans les capacités érectiles d'un sujet ou leur vieillissement.
L'hormone circule dans le sang à bord d'un « véhicule » qui est une substance par trop attachante :
elle en stocke une portion importante qui ne peut agir sur les cibles.
La testostérone qui n'est pas mise ainsi en quarantaine est dite « biodisponible ».
Expression de la rancune et des désillusions ; la mimique renfrognée parvient à faire entendre le mécontentement, mais c'est un dispositif de suppléance à risque, car plus il dure en silence, moins il y a de chance de se réconcilier.
A Paris en 1732, Le Luxurieux, édition posthume de l'acteur-auteur Marc-Antoine Legrand, sociétaire de la Comédie-Française, inaugure un formidable engouement pour les comédies licencieuses, faisant du XVIII°siècle l'âge d'or du libertinage*. Au théâtre pleurnichard du répertoire, le public plébiscite plus encore des comédies-ballets, souvent écrites en vers, où les « tableaux vivants » affûtent l'imagination. Représentée dans la plus stricte intimité, ou dans des maisons closes, cette littérature clandestine précède de bien loin le « théâtre érotique » contemporain. Désormais, seule l'exhibition des corps y fait office d'écriture, et l'obscénité de style de prédilection.
Désigne la turgescence, rapide et quasi-constante, du mamelon* sous l'effet d'excitations très anodines, comme le froid ou le simple frottement d'un vêtement, ou intentionnelles, lors de caresses ou de succions. Les « bouts de sein » durcissent du fait de la contraction des fibres musculaires qui les traversent. Parfois, sous l'effet de la pression, peut s'écouler une goutte de sérosité qui ne doit pas inquiéter outre mesure.
Terme démodé à double titre : la notion de guérison médicale des souffrances de la conjugalité est une illusion - « guérir » du mauvais choix* du partenaire, de la lâcheté, du dégoût* ou du mensonge* ?... - par ailleurs, le couple marié ne représente désormais qu'un des modes minoritaire de « contrat » de cohabitation sexuellement assistée.
Sigle qui désigne le « traitement hormonal substitutif » de la ménopause*.
Voir Patch.
Désigne en anglais un laçage serré. Elégante pratique S/M* de type vestimentaire et ornemental, outrepassant les limites d'usage du corset. Les vêtements, en cuir ou en latex, peuvent en effet immobiliser le corps du cou aux genoux dans un laçage complexe. Plus généralement il s'agit d'un serrage extrême de la taille, dont l'exhibition peut accompagner les rituels transformistes* efféminés.
Attitude de réserve honteuse face à des actes à commettre, ou des personnes à interpeller. Seconde nature pour certains, réaction d'autodéfense pour d'autres, la timidité plonge toujours ses racines dans les empreintes que laisse une jeunesse douloureusement dévalorisée. Le déni de l'enfance que commettent des parents imbéciles fonde une « arriération affective », exacerbée par des sentiments d'infériorité et de culpabilité, qui vont hypothéquer l'entrée dans l'âge adulte, dans une vie privée revigorante et épanouissante.
Hormis les matériels d'usage infirmier en maternité, il s'agit ici d'ustensiles de soumission* : simples pinces à linge, « french clips » munis d'une bague de serrage, pinces à étirement munies de chaîne pour suspendre des poids, « serre-téton » à vis de réglage, ventouses à tétons pour les développer... tous accessoires destinés à la maltraitance convoitée des mamelons, aussi bien féminins que masculins.
La zone de jonction entre le gland et la verge forme un petit renflement circulaire dans le
sillon duquel s'accumule naturellement un dépôt de cellules mortes de la peau du prépuce appelé « smegma ». Le lavage de cette « boue » cellulaire grasse et malodorante est une
tâche maternelle dès la prime enfance, et un devoir d'hygiène biquotidienne chez l'adulte.
Soins de propreté génitale. Le terme concerne plus couramment l'hygiène de la femme, dont
« l'intimité » n'est pas très catholique, donc plus écœurante à laver, pour ne pas dire franchement taboue* pour certaines. Pour d'autres par contre, la « douche vaginale » est biquotidienne... ce qui est tout aussi néfaste au système d'autodéfense des muqueuses, même en utilisant des préparations cosmétiques adéquates.
Le traitement substitutif de l'andropause n'existe pas : la prescription d'androgènes peut être même néfaste sexuellement, le cerveau étant « leurré » par un taux circulant dans le
sang bien supérieur à la normale, il freine le fonctionnement des testicules.
L'accentuation de la transformation de l'apparence peut franchir d'autres étapes,
de la chirurgie esthétique, à la prescription d'hormones adverses qui vont cette fois durablement modifier les caractères sexuels et perturber le métabolisme.
Sueur. Trois catégories de glandes « sudoripares » libèrent sur la peau trois types de transpiration. La plus « huileuse » provient des glandes sébacées implantées dans le follicule d'un poil et en assure le « graissage » continu ; la plus fluide, abondante et inodore, est produite par les glandes eccrines, très actives dans la paume des mains et la plante des pieds ; la plus grasse, la plus odorante, est sécrétée à la base des poil et des cheveux par des glandes dites apocrines.
Terme proposé en 1952 par les sociobiologistes américains, pour qualifier toutes les histoires de désaveu de l'identité* sexuelle d'une personne, réfutant l'évidence de son anatomie génitale et s'affirmant comme appartenant à l'autre sexe. Ce reniement du sexe déclaré à la naissance débouche sur des revendications véhémentes de traitements hormonaux, de rectifications de l'apparence physique, et d'un changement d'état civil.
Usurpation ponctuelle des vêtements, des mimiques et des attitudes du sexe opposé au sien. Chez l'homme, perruques et seins postiches renforcent le leurre. Chez la femme, l'accoutrement « à la garçonne » butte sur une mode unisexe qui en amoindrit la typologie masculine, et oblige à exagérer des suggestions plus comportementales.
Adepte du transvestisme, aussi bien masculin que féminin. Si les motivations inconscientes résistent aux hypothèses des savants, les récompenses immédiates ne font aucun doute, de l'exercice de la prostitution, à l'enrichissement égoïste des pratiques homosexuelles.
Issu du grec tribein, qui signifie « frotter, s'entrefrotter ». A longtemps désigné la lesbienne* en caricaturant ses supposées parodies « viriles » : pratiques « fellatrices », chevauchements sexe contre sexe, quasi-pénétrations de clitoris hypertrophiés... De la Renaissance au XIX° siècle le terme est très péjoratif et atteste du déni d'une sexualité féminine qui puisse impunément résister au pouvoir masculin.
Faire l'amour à trois. Généralement, un couple recrute à domicile, soit une femme, soit un homme. Dans un club échangiste* les trois protagonistes peuvent être étrangers l'un à l'autre. Si la recrue du couple est un homme, sa contribution est dévolue à la partenaire avec une forte valeur ajoutée de voyeurisme chez le mari ; si le « conscrit » est une femme, sa bissexualité* est vivement recommandée.
Qualifie le contraire de l'obscénité, c'est à dire toute chose à caractère sexuel d'une accablante banalité, vulgaire au sens de l'exhibition grossière des fonctions instinctives, un rappel débilitant de notre généalogie de primate. En pornographie, la trivialité est parfaitement illustrée dans les productions scatologiques* et zoophiliques*.
La trompe. ou plutôt les trompes puisqu'elles sont symétriques, sont des tubes d'environ 12 cm de longueur et de 3 à 4 mm d'épaisseur qui relient chaque ovaire à l'utérus.
Situées directement sous l'ovaire, elles s'ouvrent en forme de pavillon aux bords un peu effilochés, qui pourrait être comparé à un oeillet.
L'ovule trouve seul son chemin dans la trompe ou il pourra rencontrer le spermatozoïde en cas de fécondation.
Dites en médecine, « trompes de Fallope », ces deux conduits musculeux se détachent de chaque côté du fond de l'utérus pour se rapprocher latéralement de chaque ovaire en s'évasant en « pavillon ». L'ovule pondu va être transporté tout le long de la trompe du côté concerné en 24 à 36 heures avant d'atteindre la cavité utérine. C'est durant cette migration qu'il est éventuellement fécondé.
Une maladie génétique appelée « syndrome de Klinefelter » touche des sujets d'apparence masculine
efféminée, présentant des testicules atrophiés, une stérilité, une gynécomastie*, des anomalies de la
pilosité...leur formule chromosomique contient un ou plusieurs X surnuméraires
(47 XXY, 48 XXXY ou 49 XXXXY, par exemple) qui ont neutralisé la fonction de
virilisation du chromosome Y. A mesure qu'augmente le nombre
de chromosomes X, on note une débilité mentale de plus en plus considérable.
Le « faire », c'est pour les hommes ou femmes prostitués racoler dans la rue. Depuis la fermeture des maisons d'abattage, cette formule de « retape » est la moins enviée de toutes, dédiée le plus souvent aux milieux migrants, aux toxicomanes, aux personnes en situation irrégulière.
Pronom personnel de l'intimité et de l'affection. « Etre à tu et à toi ». Marque un passage intentionnel de la parole, ouvrant la perspective d'un dialogue rapproché, qu'il soit charnel ou simplement l'annonce d'une sympathie privilégiée. Dans les conduites de cour* le glissement du « vous*» au « tu » est synonyme d'engagement sentimental réciproquement consenti.
Petites plaies des organes génitaux, d'autant plus pénibles qu'elles siègent sur leur zones les plus érogènes : muqueuse du gland* de la verge, lèvres*, corps du clitoris. La douleur, le saignement ou l'inflammation sont généralement très dissuasifs.
Mode de construction durable d'un couple qui refuse d'obéir aux contraintes sociales du mariage, afin de braver des normes familiales ou économiques, ou de se donner l'illusion d'être maître de son choix. Remplacé aujourd'hui par le terme de concubinage*.
La fidélité« libre » ne veut surtout pas dire volage : le devoir de fidélité y est encore
plus draconien que dans le mariage.
Concerne surtout un mode d'habillement qui tend à effacer autant que possible tout signe distinctif du masculin et du féminin.
Créé en 1864 par le juriste allemand Karl-Heinrich Ulrichs, c'est un synonyme malchanceux « d'homosexualité* », auquel fut préféré également l'expression « inversion sexuelle », crée elle en 1869 par le psychiatre berlinois Carl Westphal.
Canal naturel pour l'émission des urines de la vessie. Long et extensible chez l'homme, court et élastique chez la femme. « Porte ouverte » sur l'extérieur, très sensible au manque d'hygiène ou au contact avec les agents infectieux des M.S.T.*.
Urétrite
Les antibiotiques ont mis fin au calvaire des hommes porteurs d'infections inguérissables
de l'urètre, mais le risque de rétrécissement cicatriciel demeure, provoquant
des éjaculations douloureuses.
Chez l'homme
L'urètre, qui traverse non seulement la prostate mais également le pénis (ou verge) est replié lorsque celui-ci est flasque. S'il durcit et s'allonge, les plis se détendent et l'urètre s'ouvre comme un accordéon.
Il existe de nombreuses petites glandes dans la paroi de l'urètre, qui sécrètent un liquide transparent au moment de l'érection.
Cette sécrétion lubrifie la paroi de l'urètre, afin que le sperme puisse s'écouler facilement, en même temps qu'elle enlève d'éventuels résidus d'urine. L'urine est parfois chargée d'acides nuisibles aux spermatozoïdes.
Chez la femme
L'orifice de l'urètre, qui se trouve à deux ou trois centimètres au-dessous du clitoris, forme une incision horizontale, parfois ovale de4 à 5 mm de largeur, située dans un bourrelet en forme de cercle, un peu bosselé et charnu.
Chez certaines femmes, cet endroit est sexuellement très sensible et réagit à la moindre excitation tactile.
La muqueuse entourant l'orifice de l'urètre est très sensible à l'excitation sexuelle. Mais elle a encore une autre signification: lors d'une imprudente pénétration dans le vagin, malhabile ou brutale, cette muqueuse est facilement blessée (au cours du premier rapport sexuel), d'où une hypersensibilité et des douleurs au cours de l'acte sexuel (dyspareunie) .
L'orifice de l'urètre, qui se trouve à deux ou trois centimètres au-dessous du clitoris, forme une incision horizontale, parfois ovale de4 à 5 mm de largeur, située dans un bourrelet en forme de cercle, un peu bosselé et charnu.
Chez certaines femmes, cet endroit est sexuellement très sensible et réagit à la moindre excitation tactile.
La muqueuse entourant l'orifice de l'urètre est très sensible à l'excitation sexuelle. Mais elle a encore une autre signification: lors d'une imprudente pénétration dans le vagin, malhabile ou brutale, cette muqueuse est facilement blessée (au cours du premier rapport sexuel), d'où une hypersensibilité et des douleurs au cours de l'acte sexuel (dyspareunie) .
L'urètre, qui traverse non seulement la prostate mais également le pénis (ou verge) est replié lorsque celui-ci est flasque. S'il durcit et s'allonge, les plis se détendent et l'urètre s'ouvre comme un accordéon.
Il existe de nombreuses petites glandes dans la paroi de l'urètre, qui sécrètent un liquide transparent au moment de l'érection.
Cette sécrétion lubrifie la paroi de l'urètre, afin que le sperme puisse s'écouler facilement, en même temps qu'elle enlève d'éventuels résidus d'urine. L'urine est parfois chargée d'acides nuisibles aux spermatozoïdes.
Chez les mammifères, l'urine est porteuse de phéromones* et joue un rôle direct dans l'attraction sexuelle. Chez l'homme, elle participe aussi au bouquet olfactif qu'émettent la zone vulvaire et la verge, mais provoque une répulsion « naturelle » que seuls le sentiment amoureux ou la force du besoin peuvent neutraliser.
Excitation sexuelle liée à l'urine. Jusqu'à une date encore récente, le manque d'espace privatif domestique et de cabinet de toilette, rendaient l'usage du « pot de chambre » à la fois impudique et banal, lui ôtant une large part d'incitation érogène. Hommes et femmes aujourd'hui renouent avec un goût pourtant en vogue au XVII° siècle, exhibant la miction, s'en aspergeant, l'associant ou non à la masturbation et au coït.
DominationLes soumis* ne se voient imposer d'absorber de l'urine que lorsque le rituel de domination
l'a préalablement établi, sinon, il s'agit d'une improvisation abrégée de scatologie*.
Position
L'utérus a la forme d'une poire aplatie, creuse à l'intérieur. Par l'arrière, il est au contact du rectum et de la vessie par devant.
Taille
Chez la femme adulte, il mesure environ 7 è 8 cm de longueur, 5 cm de largeur et 3 cm d'épaisseur.
Il est divisé en trois parties: la plus haute, et la plus large, s'appelle corps utérin. Il se rétrécit vers le bas en col de l'utérus.
Anatomie
La partie la plus basse qui avance dans le vagin est l'orifice vaginal. Son ouverture est appelée museau de tanche. Chez les femmes, qui n'ont pas encore été enceintes, les lèvres de cette ouverture sont en forme de fossettes. Elles s'entrouvrent légèrement au moment des règles..
Les parois internes de l'utérus, couvertes d'une muqueuse, se touchent étroitement.
C'est en séparant ces parois que la poche triangulaire devient visible. L'organe, composé en son ensemble de muscles extensibles, peut, au moment de la grossesse, augmenter de plusieurs fois ses dimensions ordinaires. Chez une femme en bonne santé, les ligaments élastiques et les muscles du périnée sont si résistants que l'utérus reprend toujours sa place. Mais si les ligaments et la musculature du périnée ont perdu leur élasticité, l'utérus peut basculer définitivement, ce qui peut créer de graves inconvénients.
Les ligaments, toujours tendus, deviennent douloureux, et l'utérus déplacé en arrière, provoque le « mal de rein ». Ce symptôme annonce à l'occasion une névralgie du nerf sciatique.
Ces douleurs se manifestent également durant les rapports sexuels provoquant une dyspareunie
Le vagin est un long canal en forme de boyau qui relie les organes sexuels internes de la femme aux organes sexuels externes.
A l'extérieur, il est limité par l'hymen ou les restes de celui-ci ; à son autre extrémité, par le col arrondi de l'utérus qui, un peu comme un bouchon, le ferme vers le haut.
La partie supérieure qui continue sur le col de l'utérus en formant ainsi un cul de sac, constitue la voûte du vagin.
La longueur du vagin dépend de la situation de l'utérus ; si celui-ci est situé bas, le vagin n'a que 6 à 7 cm; s'il est situé haut, le conduit du vagin peut atteindre 14-15 cm.
L'épaisseur du vagin est difficile à mesurer, ses parois sont élastiques et se placent en plis l'une contre l'autre. Souvent des couples se plaignent que l'acte sexuel soit rendu difficile voire impossible, le vagin étant trop étroit provoquant un vaginisme.
En ces cas, il ne s'agit habituellement pas d'obstacles congénitaux; le canal vaginal est, comme nous l'avons dit, si extensible que pratiquement, même un pénis de dimensions inhabituelles peut facilement y pénétrer.
Mais il est possible qu'il y ait à la paroi du vagin des cicatrices de blessures ou un accouchement difficile et que, de ce fait, celui-ci ait fortement rétréci.
L'élasticité du vagin se manifeste au mieux lors de l'accouchement, alors que la tête de l'enfant passe en général sans déchirer les parois.
Veto invulnérable sur toute tentative de franchissement de l'orifice vaginal. Physiquement, des contractures et des spasmes prolongés font obstacle au corps étranger qui le touche ; mentalement, ce n'est pas seulement le trac qui agit, mais une conviction beaucoup plus archaïque « d'imperforation », un manque dans le « schéma corporel » : se deviner « creuse » est à la féminité, ce que le savoir du phallus* est à l'homme.
Terme de cinéma : pin-up* à l'écran, diminutif de vampire, à l'époque des baisers hollywoodiens, dont la « dévoration » aiguisait aussi l'appétit des jeunes gens.
Péché « mortel » chez un homme. Pur effet de vertu exhibitionniste* chez une femme, sans quoi la tentation ne serait pas ce qu'elle est.
Méthode de contraception masculine, qui consiste à sectionner les canaux déférents* dans leur portion testiculaire. A long terme, la réversibilité de cette section est irréalisable, et le mot de « stérilisation » convient mieux à cette infertilité volontaire et définitive.
Relaxation de la musculature microscopique de la paroi des artères, ayant pour effet en les dilatant, d'accroître le débit sanguin dans la zone irriguée. Etape cruciale du fonctionnement des corps caverneux* et des zones érogènes*.
Qualificatif désuet, dérivé de l'allusion à Vénus, emblème de l'Amour... et de ses déboires, dont l'expression « maladie vénérienne » fut exemplaire.
Organe mâle de la miction*, de l'accomplissement du devoir conjugal et de la quête de l'orgasme. Héros et martyr de la sexualité masculine. Unique partie du corps dotée d'un système ingénieux d'alternance de ses dimensions et de sa rigidité, rythmant des séquences d'érection* et de flaccidité* en fonction d'instructions en majorité involontaires.
Raies blanchâtres disgracieuses striant la peau distendue de l'abdomen, des fesses ou des cuisses, chez la femme. Tiré du latin virga, afin de rappeler l'analogie avec les traces que font sur la peau les coups de verges, au sens de fins bâtons longs et flexibles.
Qualité d'âme encline à faire le bien. Le terme s'en prend élégamment à la chasteté féminine pour désigner avec grâce celle qui y consent, ou au contraire, celle qui en subit « l'attentat ».
Quand elle est encore « petite », la vertu hésite entre le vice et l'orgueil.
Près de la vessie, les conduits spermatiques évoluent chacun en un organe de forme ovoïde : la vésicule séminale
La vésicule séminale a 4 à 5 cm de longueur, 1 cm de largeur, 8 à 10 mm de hauteur; elle secrète un liquide jaunâtre et visqueux qui donne au sperme son coloris caractéristique.
Accessoire motorisé destiné, par vibration, à la mise en alerte des zones érogènes, aussi bien masculines que féminines. L'énergie est obtenue par le courant électrique ou par des piles rechargeables. On distingue les appareillages à embouts amovibles à usage externe, des postiches de verge - de formes et de dimensions très nombreuses - à insérer dans les cavités vaginales et anales.
Plus l'âge avance, plus les péchés, et les plus « mortels » d'entre eux, sont délicieux, offrant au
quotidien un sens de la révolte qui fait aimer la vie, même si l'entourage le conteste et s'en effraye...
Qualité communément accordée à la femme dont le vagin n'a pas été pénétré, et qui conserve donc un hymen* intact. Cette intégrité anatomique fait l'objet d'une surestimation moralement louable, mais physiologiquement incertaine, car un hymen fin et étroit peut ne pas saigner lors d'une pénétration inaugurale intelligemment conduite...
Composé chimique noir et inodore qui servit au pressage des disques d'enregistrement musical...
et qui ne cesse de conquérir une mode fétichiste aussi inventive que celle des modèles en latex.
Qualification aggravée des agressions avec violence, contrainte, menace ou surprise, pour peu qu'il
y ait eu « acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit ». Cette nouvelle rédaction du code pénal permet, notamment, de qualifier des agressions sexuelles dont les hommes sont aussi victimes.
Attribut des comportements sexuels brutaux, imposés sous la contrainte. Or, cette coercition, même cruelle, peut ne pas être une « maltraitance » au sens juridique du terme, dès lors qu'elle est « contractuelle ». Le consentement est donc l'unique facteur départageant les sévices librement consentis des abus punissables, les excès du S/M hard* des violences domestiques, par exemple.
L'expression au quotidien de la lâcheté masculine, confrontée à la rébellion des femmes.
Les femmes battues « par jalousie » paient le plus lourd tribu de la brutalité
imbécile de maris sexuellement miteux.
L'usage régulier des tampons miniatures, conçus pour les filles encore vierges,
ne lèse jamais l'hymen ; ce qui est redouté chez les novices timorées, c'est plutôt
le geste d'enfouissement du « corps étranger », l'obligation de « se toucher »...
Bien qu'aucune marque physique ne l'atteste, la défloration* d'un garçon marque son histoire sexuelle d'une empreinte durable, car elle fixe un premier étalonnage de la précipitation de ses éjaculations,
dont les constats sont à ce stade initial généralement décevants.
Terme qui désigne chez la femme, le plus souvent ménopausée*, un ensemble de signes anatomiques et psychiques, caractéristiques d'un désordre hormonal au profit des androgènes*. La « virilité » y est donc caricaturale , appelant des traitements souvent associés à des soins esthétiques, notamment capillaires.
Assentiment d'être conforme aux représentations du genre masculin de son milieu social,
et d'en tirer parti pour soi-même et son entourage.
Etoffe fine et légère, dont la transparence est mise à contribution pour donner l'illusion de cacher ce qu'elle exhibe du corps féminin : voilettes sur le regard, crêpes de deuil, gazes des tutus, ou dentelles des jupons...
L'émission des sons articulés ou chantonnés, des cris ou des murmures, est partie prenante des signaux d'alarme érotique. La phonation n'est pas seulement porteuse du sens des mots, elle harmonise aussi le rythme respiratoire à l'émotion, et ce, avec une intensité d'autant plus touchante que cette musicalité éveille par hasard des refrains de l'enfance.
Extrême limite du plaisir, dans ses ultimes tensions qui précèdent l'orgasme* et qui vont s'y dissoudre.
Tendance à satisfaire une curiosité exacerbée pour les actes qu'autrui tient pas nature ou par éducation à ne pas dévoiler. Si à l'inverse de cette pudeur, des tiers entreprennent l'exhibition de ces manifestations de la vie privée, l'alliance avec le « voyeur » doit aboutir à une surenchère de l'indécence, afin que son plaisir ne souffre pas d'une complicité qui le prive de l'effet de surprise habituellement recherché.
Zone emblématique du sexe féminin, plus ou moins velue, et n'offrant à voir même chez l'adulte, qu'une mince boutonnière marquant l'entrée du vagin*, épaissie sur ses bords et surmontée du minuscule bourgeon clitoridien. Or, à l'évidence, ce n'est pas sur la chair des bords du « trou » vaginal que l'érotisme s'illumine, mais sur la peur du vide qu'inspire sa béance.
Sigle de l'anglais Water closet qui désigne un « placard à l'eau courante », qui devient en français le cabinet, les toilettes, les vespasiennes ( le plus souvent à six places), l'urinoir, les latrines, les « lavabos »... hauts lieux des graffitis* et des raccords de maquillage, des tripotages entre nymphettes* et du dégoût, de la masturbation des garçons et de la pudeur.
Lettre magique, lettre mythique, importée des Etats-Unis dans les années 1970, pour nommer depuis tout ce qui a trait de près ou de loin à la pornographie. Le cinéma lui offrira une gloire inattendue le 30 octobre 1975, lorsque le « classement X » viendra, par décret, excommunier les films « pornos », et pénaliser les commerçants qui venaient braver les bonnes moeurs.
Le genre masculin ou féminin est placé dès le tout début de la vie foetale sous la dépendance de chromosomes particuliers (appelés aussi gonosomes) appelés X et Y*. La formule qui va orienter l'évolution des organes dans le sens féminin s'écrit 46 XX, contre 46 XY pour un garçon. Le chromosome X est de fait porteur du capital génétique de la féminité, par l'activation en cascade de ses gènes.
Chez un homme, des pieds à la tête, au coeur de chacune de ses cellules vivantes, on compte 46 petits « débris » en forme de bâtonnets, les « chromosomes ». Ils sont constitués d'un petit cordon de molécules chimiques (les gènes) qui se tiennent à la queue leu leu. Les chromosomes transmettent le patrimoine héréditaire et les prédispositions de chacun. Le quarante sixième est spécial : ce sont ses gènes qui décident de l'orientation masculine d'un être. Il est appelé « Y ».
Caryotype
Des maladies et des malformations dites « héréditaires », ou mieux encore « génétiques »,
sont dues à des anomalies de structure ou de nombre des chromosomes.
C'est à partir d'un petit prélèvement sanguin qu'il est possible d'établir un caryotype, c'est
à dire une « carte » des chromosomes, et d'en identifier les principales anomalies.
Rendre un regard prolongé dans un face à face souriant, complice de son désir de séduire. Se regarder « dans » les yeux est une séquence de sociabilité très codifiée par les usages. Ce n'est pas seulement la mimique qui en fixe le style, mais aussi la durée du « séjour ». Convenable en-dessous de 0,8 secondes, osé à une seconde et demi, le regard est franchement racoleur au-delà de trois secondes, et passe au velouté après la quinzième.
Dans l'érotologie de la Chine - mais aussi dans la philosophie grecque classique - l'univers est décrit comme un ensemble d'oppositions complémentaires et irréductibles : la terre et le ciel, l'ombre et la lumière, la faiblesse et la force, le chaud et le froid... le masculin et le féminin. Yin désigne le principe féminin, et yang son contraire masculin.
Taoïsme
Pratique visant à une quête d'absolu, inspirée du Tao, doctrine chinoise classique, prônant
la recherche du « chemin » qui promet une rencontre fusionnelle et mystique* du yin et du yang.
Technique de maîtrise corporelle et émotionnelle, issue de l'enseignement du courant le plus orthodoxe de l'hindouisme, le brahmanisme, visant à scinder l'unité corps-esprit qui forme la matière « brute » de tout être. Par des exercices de respiration, de rythmes et de postures, le corps est mis à distance de l'intelligence, que cette délivrance va rapprocher du divin.
Compromis frauduleux entre les simagrées d'un pseudo-orientalisme végétarien,
prônant des exercices d'éveil sexuel teintés de spiritualité fourre-tout,
et des techniques de méditation qui fondent la pratique des sectes « new age* ».
« Soixante-huitard » débranché, revêtu de neuf, parfumé beaux quartiers, avec des débris de « baba cool » dans la tête, mais invisibles à l'extérieur.
Babillage désignant la verge du petit garçon. En mémorisant un mot à deux syllabes, l'enfant prend tout naturellement possession d'un signifiant « sensible », d'un vocable à risque, mais sans y attribuer une vulgarité outrancière : tout le stock initial des mots d'enfants est binaire,
de papa à maman, de pipi à caca, et de toto à zizi... l'apprentissage du langage y construit ses
premières jubilations.
Espace limité de peau, tout ou partie d'un organe, dont la stimulation peut aboutir au déclenchement de l'orgasme. En priorité donc, les organes génitaux disposent d'un équipement vasculaire adéquat qui, de l'érection de la verge à l'intumescence du clitoris et de la vulve, concourt à « muer » l'excitation en perceptions voluptueuses, mais le mécanisme intime qui permet d'en jouir est inconnu.
Hérités de l'enfance, révélés par hasard ou renforcés par l'apprentissage,
de nombreux territoires cutanés complètent l'inventaire, et personnalisent
cet équipement « radar » chargé de détecter le passage du plaisir.
Synonyme de « bestialité », à savoir tout abus sexuel à l'égard de l'animal. Si le thème de la séduction entre « la belle et la bête » est fréquemment requis dans la mythologie*, en pratique, il faut remarquer qu'en dehors des productions pornographiques qui les stigmatisent, ces maltraitances contre les animaux domestiques inspirent une impunité amusée...
Familièrement, un garçon ni très malin, ni très fréquentable. Zouz, lui fait pendant de façon tout à fait accidentelle dans le parler des cités. Signifie « deux » en arabe dialectal, et par extension le « deuxième », l'autre membre du couple, et notamment la femme, la meuf*. Décliné en « zoulette », ou encore en « zouzmé » pour désigner « sa » femme.
Désigne l'œuf fécondé* à l'instant « zéro » peut-on dire de sa vie, lors de la fusion des deux gamètes*. La multiplication cellulaire donnera très rapidement un « embryon », dont le développement aboutira au « foetus » à dater du troisième mois de grossesse.
Aisselle
Zone sous le bras qui fait un angle fermé avec le corps ; ce n'est pas seulement sa sensibilité, sa fine pilosité ou sa moiteur odoriférante qui peuvent en faire une zone érogène, mais en effet l'ouverture de cet angle dans un mouvement d'élévation des bras en signe d'abandon lascif.
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