L'Érection
Le mécanisme qui actionne ce processus est compliqué. Imaginons une vessie de poisson de forme allongée, bourrelée et très élastique, dans laquelle on a introduit une éponge qui l'emplit entièrement. Si on ferme l'ouverture de la vessie, celle-ci :restera, de par son poids, suspendue mollement, et au toucher, elle sera flasque.
Si l'on introduit, par l'ouverture, de l'eau dans la vessie, l'éponge l'absorbera et la vessie se dilatera d'autant que l'éponge grossira.
Si on ferme l'ouverture pour empêcher l'eau de s'échapper, la vessie sera plus dure au toucher. Imaginons maintenant que l'ouverture de la vessie soit reliée à une pompe à eau qui introduise dans l'éponge autant de liquide qu'il est possible sans faire éclater la vessie, sans que l'eau puisse ressortir. La vessie de poisson grossira et deviendra très dure. C'est à peu près de cette manière que l'on peut se représenter le mécanisme de l'érection.
Le corps caverneux situé en dessous de l'urètre et qui, le pénis étant flasque, est situé près des testicules, est aussi appelé corps spongieux.
A l'extérieur, ces trois corps caverneux sont recouverts par la peau fine et extensible du pénis, dotée d'un réseau capillaire résistant dans lequel il y a des cavités spongieuses, les aréoles.
Lorsque le pénis est flasque, les aréoles contiennent peu de sang. Lors de l'excitation sexuelle de l'homme, le sang, à l'aide du mécanisme nerveux, est pompé dans les aréoles. Ce même mécanisme nerveux dirige également le retrait du sang des aréoles des corps caverneux.
En d'autres termes : grâce à ce mécanisme nerveux, l'érection se déclenche et reste invariable durant l'acte. L'excitation sexuelle diminue- t-elle, les aréoles se vident et le membre redevient flasque.
L'érection peut également être produite par une excitation provoquée par des organes avoisinants, c'est-à-dire par cause mécanique.
Les érections matinales par exemple, viennent du fait que la vessie, qui s'est remplie au cours de la nuit, exerce une pression sur les nerfs correspondants.
Ces érections n'ont aucune cause sexuelle directe, mais elles sont aptes à éveiller l'imagination sexuelle, c'est-à-dire à amener une érection véritable.
Il existe aussi des durcissements du membre qui durent longtemps et sont très douloureux ; ils apparaissent au cours de certaines maladies nerveuses (priapisme).
L'afflux de sang dans les aréoles, qui provoque l'érection, est contrôlé par les nerfs. L'érection est donc en dernier ressort une fonction nerveuse dont le processus se déroule par réflexe. Cette fonction est sous l'influence régulatrice du cerveau d'abord, puis sous celle de parties plus profondes du cerveau (centre sexuel) et finalement sous l'influence de centres de réflexes relativement indépendants, situés dans la moelle épinière (centre d'érection)
